Publié dans Politique

Hery Rajaonarimampianina - Un président à retardement !

Publié le vendredi, 10 novembre 2017

La prise de décision du Président Hery Rajaonarimampianina prend à chaque fois du retard. A chaque apparition d'un problème d'ordre social, économique ou politique, il faut compter plusieurs jours, plusieurs semaines voire des mois pour voir enfin une réaction du Président. Un atermoiement qui pénalise l'ancien Grand Argentier dans sa fonction de magistrat suprême du pays et fait dégringoler sa cote de popularité au plus bas de l'échelle.

Hausse du prix du riz, délestage, épidémie de peste, insécurité, etc. Un lot de problèmes que le régime Rajaonarimampianina a eu du mal à gérer. Pire, les réactions du Président se font régulièrement attendre alors que le peuple souffre au quotidien.Ce ne sont pas les exemples qui illustrent ce caractère … à retardement du Président qui manquent. L'on se contentera pourtant de ne citer que quelques-uns, comme la question du délestage. Il n'est plus nécessaire de rappeler que dès la campagne électorale en 2013, avant son accession à la magistrature suprême, Hery Rajaonarimampianina avait officiellement promis de régler le délestage en trois mois. Les années ont passé et le chef de l'Etat en est à sa dernière année de mandat mais le délestage continue de faire souffrir la population tananarivienne ainsi que celle des autres grandes villes. Les trois mois se sont transformés en trois ans.

Au cours de la cérémonie d'Inauguration de la nouvelle centrale thermique d'Aksaf Power à Ambohimanambola, Hery Rajaonarimampianina a annoncé que le problème du délestage sera bientôt résolu pour Antananarivo. En revanche, rien n'est encore garanti pour les autres régions. 

Réaction sélective

Le même retard de réaction s'est fait sentir dans la gestion de l'épidémie de peste.Après avoir enchaîné les voyages à l'étranger- dont celui à Rome dernièrement - aux premières heures des décès de la peste, le locataire d'Iavoloha s'est finalement résolu à « déclarer la guerre » à ce fléau mortel, le 10 octobre dernier. Ce fut au cours d'une visite au dépôt de médicaments de la société Salama à Tanjombato que le Président s'est exprimé sur le sujet et d'en parler, par la suite, dans sa fameuse émission « fotoam - bita », le 27 octobre.Alors que les premiers décès de la peste ont été recensés au mois d'août,  il a donc fallu deux longs mois au Président pour réaliser que la peste est bien réelle. Dans certaines situations politiques, force est pourtant de constater que la réaction du chef de l'Etat est sélective. Curieusement, Hery Rajaonarimampianina semble plus rapide à réagir lorsque son siège de Président est menacé. A preuve, il ne manque pas une occasion de se prononcer à chaque manifestation ou de critiquer des membres de 

l'opposition.

Indécision permanente

« Ce grand atermoiement qui précède la prise de décision du Président HeryRajaonarimampianina pourrait être lié au caractère quelque peu indécis de l'homme », chuchote - t - on dans le cercle proche d'Iavoloha. En tout cas, ces hésitations commencent à lasser la population qui n'attend plus grand-chose de ce régime et particulièrement du chef de l'Exécutif.

Un autre dossier qui devait être réglé depuis le début de mandat du Président de la République reste en suspens. Il s'agit de la nomination d'ambassadeurs dans les pays stratégiques comme la France, les Etats - Unis, qui relèvent de la prérogative présidentielle. 

A l'allure des élans du Président, le dossier risque de rester aux oubliettes.Cette indécision permanente deviendra certainement une « marque déposée » de ce … Président à retardement !

Sandra R.

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Editorial

  • Horizon…2019 !
     Emergence, terme fétiche en cette fin de mandat du régime en place. Tellement, les barons aux cravates bleues terminent leur funeste parcours en coulant le pays. On dit qu’un objet émerge quand il remonte en surface et se trouve en contact avec l’air. Pour un homme, entièrement sous l’eau, le terme « émergence » indique pour lui l’idée d’une remontée en surface et lui offre la possibilité de pouvoir respirer l’air. Madagascar, en cinquante-huit ans d’indépendance, sauf la petite parenthèse des années 60, ne cessa de dégringoler. Une descente aux… enfers qu’aucun régime démocratiquement élu n’avait pas pu stopper tout au moins ralentir. En effet, à partir des années 70, le « navire Madagascar » commença à prendre de l’eau. Le comble du malheur, le drame s’aggrave d’année en année. La Deuxième République, le principal tombeur du pays, détruit tout. La dictature rouge de l’Amiral Didier Ratsiraka coula la Grande île. Le régime socialiste…

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