Publié dans Politique

Incendie à Vohipeno - Des centaines de victimes délaissées par l’Etat

Publié le jeudi, 09 novembre 2017

La population du Fokontany de Fenoarivo, à Vohipeno lance un appel de détresse. Suite à un incendie qui s’est déclaré dans cette localité le 25 octobre dernier, les victimes attendent toujours une main tendue de l’Etat central. Pour en revenir aux faits, un incendie a dévasté le Fokontany de Fenoarivo, situé à 25km de Vohipeno. L’étincelle serait partie d’une maison où des enfants ont allumé un feu pour usage ménager mais a finalement causé  une catastrophe qui a réduit en cendres 47 maisons ainsi que 7 Tranobe, lieu d’habitation des « Ampanjaka », soit tout un village entier.

D’après les informations locales, seules 4 habitations ont été épargnées par le feu. Il s’agit du 3e incendie qui a ravagé la localité. Le dernier remonte en octobre  2016. « Nous lançons un vibrant appel à l’endroit du régime car la population ne sait plus sur qui compter et se sent complètement délaissée », a déclaré Koera Rakotoarivelo Félix, président de l’association Fiteza (Fikambanan’ny zanak’i Zanatsiragna) qui s’est fait porte – parole des habitants de Fenoarivo. Il déplore que l’incendie a provoqué d’énormes impacts aussi bien sur le plan social que psychologique. « La population est énormément en difficulté », soutiennent les membres du Fiteza. Pour l’instant, ils n’ont reçu aucune visite des responsables au niveau du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (Bngrc) qui est normalement mobilisé dans un contexte pareil.Selon toujours les explications de cette association, les autorités locales sont actuellement en pleine exécution de procédures pour interpeller les autorités étatiques. Cette situation rappelle le cas de la population d’Antsakabary qui fut la victime d’incendie volontaire par des policiers au mois de mars dernier. Il a fallu attendre plusieurs mois après pour voir enfin une réaction de la part du Gouvernement.

S.R.

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Editorial

  • Bataille rangée
    Guerre déclarée. L’escalade de provocations, déclenchée initialement par les maîtres du régime, propulse inexorablement le pays vers la logique de confrontation. Une guerre déclarée dont personne ne sait quel en est la véritable raison. Des troubles inutiles et incompris sciemment fomentés un peu partout.  En face, l’opinion publique, des acteurs pertinents de la société civile, les leaders des formations politiques principalement de l’opposition et même les prélats des Eglises, à l’instar de l’Eglise catholique apostolique romaine (ECAR) ou ceux des Eglises non affiliées au FFKM ne restent pas insensibles. Ils réagissent chacun dans leur propre camp. En fait, ils ne veulent pas rester indifférents et sont déterminés à manifester leur rejet aux dérives dictatoriales, répétées, de ces détenteurs de l’autorité d’Etat. Des tirs croisés, apparemment percutants, atteignent de plein fouet le centre de gravité du pouvoir. Ainsi, le régime doit faire face à une bataille rangée sur plusieurs fronts.Les catholiques, très…

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