Publié dans Politique

Vente de la Villa Elisabeth - La famille Zafy innocente la Transition

Publié le jeudi, 09 novembre 2017

Ni le président de la Transition ni le vice-premier ministre démissionnaire candidat à la Présidence de la République ne sont responsables dans l’affaire dite Villa Elisabeth sise à Amboniloha. C’est  la révélation faite   hier après- midi par Serge Zafimahova,  unique porte-parole de la famille Zafy Albert au cours d’une conférence de presse au Centre Arrupe de Faravohitra.  Pour appuyer ses dires, le bras droit du défunt Professeur Zafy Albert, ancien Président de la République malagasy de rappeler que l’acte de  vente du terrain a été signé entre le vice-premier ministre  chargé du Développement et de l’Aménagement du Territoire de l’époque, Reboza Julien, et l’acquéreur, Mada terrain, le 24 janvier 2014.  Et lui de préciser ainsi que cette date correspond à la veille de la prestation de serment du Président de la République actuel. « Pensez-vous réellement que le Président de la Transition ou encore les autres membres du Gouvernement aient été au courant d’un acte effectué par un ministre à cette date ? », s’interroge Serge Zafimahova. Le conférencier de rajouter d’ailleurs qu’à ce fameux 24 janvier,  le numéro Un de la Transition avait d’autres préoccupations.

« Il faut être objectif », précise Serge Zafimahova, « le souci de numéro Un de la Transition à l’époque était la passation de service à Iavoloha, celui du Premier ministre était de gérer la prestation de serment, tandis que l’ancien vice- premier ministre démissionnaire n’avait plus aucune responsabilité à l’époque, c’était le ministre Julien Reboza qui était aux manettes ». Une manière à lui de réagir à ce qu’il qualifie de manipulation de l’opinion dans cette affaire.  De toute façon, devait signaler Serge Zafimahova, la procédure de vente n’a été finalisée que sous ce régime Rajaonarimampianina. Rappelant à cet égard que le terrain n’avait été enregistré que le 15 novembre 2016, que l’acte notarié n’a été établi que le 30 novembre 2016.  Ce représentant de la famille Zafy Albert renchérit en informant sur l’existence d’une procuration faite le 7 septembre 2017 par le ministre des Finances et du Budget au chef de service des logements et bâtiments administratifs, auprès de la direction du patrimoine de l’Etat, de représenter le Mfb à toute nécessité dans le cadre du transfert du titre d’une partie de la propriété. En tout cas, selon les révélations de Serge Zafimahova devant la presse hier également, le Président Zafy Albert n’a été mis au courant du  « partenariat public-privé » entourant la Villa Elisabeth que le 21 septembre 2017, lorsque ce dernier acquéreur du terrain  était venu le voir à son domicile. L’homme au chapeau de paille a envoyé l’acquéreur auprès de la direction du patrimoine du ministère des Finances et du Budget s’ils voulaient discuter du terrain. 

En somme, dans cette affaire, Serge Zafimahova accable le pouvoir actuel. « Mon rôle n’est pas de dire qui est le responsable. Cependant, dans les affectations de propriétés de l’Etat vers le secteur privé, il y a toujours deux ministères concernés à savoir le département des Finances et du Budget et le département chargé de l’Aménagement du territoire.  Dans la foulée, le bras droit de feu Professeur Zafy Albert a également réagi à l’annulation de l’acte de vente décidée par les actuels premiers responsables des départements ministériels cités supra. « C’est du cinéma », s’insurge Serge Zafimahova, qui précise qu’un arrêté ministériel ne peut suspendre un titre de propriété acquis par un privé. Une plainte au Bureau indépendant anti-corruption est faite pour dénoncer une corruption potentielle. Pour le porte-parole de la famille Zafy Albert, seul un recours déposé au niveau du Tribunal civil par la direction législation et contentieux  serait l’unique voie pour annuler la vente. 

Recueillis par   L.A.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Interdiction de manifester dans les Provinces - Les porte-paroles du Gouvernement désavoués
  • Mouvement des 73 députés - Rasoamaromaka H. accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat
  • Décision de la HCC - La déchéance ou la loi de la jungle
  • Place du 13 mai - Le mouvement des 73 députés gagne un nouveau souffle !
  • Eglise catholique apostolique romaine - Un quatrième Cardinal pour Madagascar
  • Hery Rasoamaromaka convoqué à la Brigade spéciale - La machine de la répression en marche
  • Dépôt du mémoire en défense - Erreur de calcul monumentale de la Présidence !
  • Grande manifestation des 73 députés - Déballages, carnaval, spectacle au programme ce jour
  • Administrateurs-civils de Madagascar - La coupe est pleine
  • Déchéance - Le Président a sciemment bloqué la mise en place de la HCJ

La Une

Editorial

  • Qu’elle se fâche !
    Un quotidien de la place, proche du régime, titrait à la Une de son journal ce week-end dernier « L’Union africaine se fâche ». Ce média faisait longtemps référence, journalistiquement parlant, dans le pays. Mais depuis que son patron fit allégeance au grand manitou du pouvoir en place, il va à contre-sens du vent qui souffle à travers tout le pays, en ce moment, et change son fusil d’épaule. Petite parenthèse !   Après avoir pris acte des rapports des émissaires dépêchés dans la Grande île, le président de la Commission de l’Organisation de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, aurait tapé sur la table. En fait, devant l’échec sans appel de la médiation initiée par l’Organisation continentale dirigée sur place par le diplomate algérien Ramtane Lamamra, l’envoyé spécial, en coordination avec Joaquim Chissano, de la SADC et d’Abdoulaye Bathily de l’ONU, l’Union africaine (UA) se fâche. Elle déplore, dit-on, l’« intransigeance » des parties concernées. Vu…

A bout portant

AutoDiff