Publié dans Politique

Hausse vertigineuse du prix du riz - La population étranglée !

Publié le jeudi, 09 novembre 2017

A Antananarivo, le prix du riz connaît depuis plus d'un mois une hausse record en ce dernier semestre de l'année 2017.  Chez les détaillants, le prix du kilo du vary makalioka, le riz le plus prisé des Malgaches, est de 2 400 ariary. Autrefois beaucoup moins cher que le makalioka, le vary gasy mena s'achète aujourd'hui sur quelques étals au même prix que le premier type de riz. La situation est la même dans les Faritany. 

À Mahajanga ou encore à Fort -Dauphin le riz est également devenu un produit de luxe. Dans le nord, la situation est dantesque, notamment à Maroantsetra où le kapoaka s'échange à 1000 ariary, soit plus de 3000 ariary le kilo. Une hausse jugée record par de nombreux observateurs. Ces derniers qui ne manquent pas de souligner que même durant les périodes de crise dans le pays ou les périodes suivant le passage des cyclones les plus puissants dans le pays, jamais le prix n'avait atteint de telles hausses.  Etant donné que le riz local est actuellement de moins en moins présent sur le marché, les prix s'envolent. C'est la loi de l'offre et de la demande, soutient un économiste.  L'existence de spéculation et de rétention de stock par certains grossistes  est également avancée pour expliquer cette hausse vertigineuse.  En tout cas, pour freiner justement cette flambée des prix, le gouvernement a opéré la mise en place un programme d'importation de riz, dont le kilo s'achète entre 1400 à 1900 ariary sur le marché.  « Une solution à court terme qui ne freine pas la hausse du prix et qui ne profite qu'aux opérateurs importateurs », a souligné le parti d'opposition, le Malagasy miara-miainga récemment. Mais, il n'y a pas que le prix du riz qui préoccupe les ménages. Depuis un peu plus d'un mois la Grande île connaît une dramatique flambée des prix des produits de première nécessité.   Les produits tels la viande, les poulets, le sel, le carburant, ont  aussi connu des hausses remarquables. Le sucre s'achetait ces derniers jours à 2 600 ariary à 2 800 ariary le kilo. L'huile se raréfie également sur le marché.  Et même si la situation des marchés alimentaires varie d'une région à l'autre et s'il est extrêmement difficile de prévoir avec certitude leur évolution future, les projections les plus sérieuses indiquent que les prix de ces denrées devraient rester élevés dans les jours à venir et que les marchés de la plupart des villes seront affectés par cette hausse. En tout cas, cette flambée de prix des denrées alimentaires provoque d'immenses souffrances et privations. Une telle situation joue gravement sur le panier de la ménagère. La population est littéralement prise en otage…  À court terme, les consommateurs des villes et des zones rurales qui consacrent une part importante de leur revenu à la nourriture seront les plus durement éprouvés. Pour pallier les carences, certains ménages sont obligés de consommer moins.  En plus de dépenser autant pour le prix des condiments, il y a d'autres charges comme les factures d'électricité et d'eau à la fin de chaque mois. La question est de savoir combien de temps  les malgaches continueront-ils à jongler éternellement avec tout ça  sans réagir…
Lalaina A.

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