Publié dans Politique

Epidémie de peste - Où sont-elles, que font-elles ?

Publié le mercredi, 11 octobre 2017

Où sont Voahangy Rajaonarimampianina, Première Dame, et Onitiana Realy, ministre de la Population, de la Protection sociale et de la promotion de la Femme et que font-elles ? Depuis que l'épidémie de peste sévit, les deux dames, en effet, sont restées dans l'ombre. 
Face à l'explosion de l'épidémie de peste qui touche le peuple malgache, les figures masculines du régime actuel sont aux avant-postes.  Le Premier ministre, Mahafaly Solonandrasana Olivier, le ministre de la Santé publique, Mamy Lalatiana Andriamanarivo, le ministre de l'Eau, de l'Energie et des Hydrocarbures, Lantoniaina Rasoloelison, le ministre de l'Education nationale, Paul Rabary sont régulièrement présents dans l'actualité ces derniers jours.  Critiqué, le Chef de l'Etat Hery Rajaonarimampianina s'est décidé à briser son silence avant-hier, à l'occasion d'une dotation par l'Oms, le Fnuap et le Usaid de médicaments, équipements et consommables médicaux à Ankorondrano en minimisant la gravité de la situation tout en annonçant pourtant une « guerre » contre le fléau…

Les figures féminines brillent en tout cas, par leur absence. Le fait n'a pas échappé à l'observation qui alimente depuis quelque temps les conversations.  Deux grandes dames en particulier du pays affichent en effet un mutisme depuis le début l'explosion de l'épidémie. Où sont Voahangy Rajaonarimampianina, Première Dame, et Onitiana Realy, ministre de la Population, de la Protection sociale et de la promotion de la Femme et que font-elles ? Depuis que l'épidémie de peste sévit, les deux dames en effet sont restées dans l'ombre.
La Première Dame deux mois en dehors de l'île
Alors que son époux avant-hier avait effectué un véritable roadshow l’ayant emmené de la Centrale d'Achat de médicaments essentiels et de matériels médicaux Salama de Tanjombato, au centre de stockage de Dhl Ankorondrano en passant par le ministère de la Santé publique et l'Institut pasteur à Avaradoha, la Première Dame est quasiment invisible. La dernière fois que l'épouse du Chef de l'Etat est apparue en public, c'était il y a pratiquement deux mois. Aux côtés de son Chef d'Etat de mari, elle s'était alors rendue à l'Akamasoa du Père Pedro. Dans la foulée, elle se serait envolée sous d'autres cieux et ne devrait effectuer son retour dans la  Grande île que dans les prochains jours. La Première dame aurait donc été absente du territoire depuis près de deux mois, ceci expliquant sans doute cela.
Au plus fort de l'épidémie, Onitiana Realy, la ministre de la Population s'était quant à elle  dernièrement rendue dans la Région Sava pour y célébrer la Journée internationale des personnes âgées.  Pour des raisons inconnues, elle s'est tue jusqu'ici.
En tout cas, après Hery Rajaonarimampianina, les regards sont désormais tournés vers  ces deux dames.  Ne serait-ce que pour voir des visages féminins, plus doux que ceux des nombreux hommes qui sont actuellement au front, leur présence sur le terrain est requise par bon nombre de malagasy. En outre, elles sont de plus en plus sollicitées pour apporter du réconfort à la population paniquée et désemparée par l'ampleur de l'épidémie de peste qui sévit dans le pays. Un demi-millier de cas de peste ont été enregistrés depuis la fin du mois d'août, dont 54 décès, selon le dernier bilan du ministère de la santé publique malagasy.
Face à cette situation préoccupante et la prise de position du Président de la République, des citoyens lancent un appel à son épouse Voahangy Rajaonarimampianina dans l'espoir qu'elle plaidera à leur cause : convaincre le chef de l'Etat de modérer ses propos et d'entreprendre des actions qui ont des impacts réels sur ce fléau qu'est la peste. Des appels sont également lancés en direction d'Onitiana Realy pour aider, non à combattre avec le gouvernement l'épidémie mais à aider à son éradication. Faut-il en effet rappeler que Madagascar fait partie des trois seuls pays au monde où cette maladie meurtrière fait encore des apparitions récurrentes.
Recueillis par Aiky R.

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Editorial

  • Horizon…2019 !
     Emergence, terme fétiche en cette fin de mandat du régime en place. Tellement, les barons aux cravates bleues terminent leur funeste parcours en coulant le pays. On dit qu’un objet émerge quand il remonte en surface et se trouve en contact avec l’air. Pour un homme, entièrement sous l’eau, le terme « émergence » indique pour lui l’idée d’une remontée en surface et lui offre la possibilité de pouvoir respirer l’air. Madagascar, en cinquante-huit ans d’indépendance, sauf la petite parenthèse des années 60, ne cessa de dégringoler. Une descente aux… enfers qu’aucun régime démocratiquement élu n’avait pas pu stopper tout au moins ralentir. En effet, à partir des années 70, le « navire Madagascar » commença à prendre de l’eau. Le comble du malheur, le drame s’aggrave d’année en année. La Deuxième République, le principal tombeur du pays, détruit tout. La dictature rouge de l’Amiral Didier Ratsiraka coula la Grande île. Le régime socialiste…

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