Publié dans Politique

Epidémie de peste - Une partie des malagasy redoute une manipulation politique

Publié le lundi, 09 octobre 2017

La peste sévit-elle vraiment à Madagascar? La question revient souvent au cours des discussions des citoyens lambda dans les véhicules de transport en commun ou dans les marchés de quartiers. Une grande partie des malagasy doute encore de l'existence de cette épidémie de peste qui continue pourtant de faire des morts jour après jour. Certains redoutent même une nouvelle manipulation politique des dirigeants.

Une épidémie à caractère politique. C'est ainsi qu'une partie des malagasy perçoivent la peste en ce moment. Malgré les déclarations tonitruantes des dirigeants sur la menace de l'épidémie et les mesures y afférentes, la population demeure sceptique. L'on se rappelle qu'il a fallu le décès d'un ressortissant seychellois pour que le Premier Ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana et quelques membres de son gouvernement réagissent. Des réactions qui sont davantage perçues par la population comme des gesticulations qu'une véritable alerte au danger.
En effet, alors que le nombre de décès approche déjà la cinquantaine, une grande partie de la population doute encore de la véritable existence de la peste.  D'autant plus que les mesures annoncées pour endiguer l'épidémie ne sont pas assez drastiques. Du côté du stationnement sis au « Fasan'ny karàna » par exemple, aucun contrôle lié à la peste n'est effectué pour les véhicules de transport exerçant dans la zone régionale. Au départ comme à l'arrivée, le contrôle est inexistant selon les témoignages des passagers.
Méfiance envers les dirigeants
Dans certaines localités situées à seulement quelques dizaines de kilomètres de la Capitale voire plus, la peste n'est qu'une vague rumeur. Certains habitants vont même jusqu'à croire que cette question de peste n'est qu'une question politique destinée à déstabiliser la population et utiliser par les tenants du régime pour quémander des financements auprès de la communauté internationale. Pour bon nombre de citoyens, la peste n'est donc que le fruit de l'imagination des dirigeants.La citation célèbre qui affirme que « l'on ne croit plus celui qui menti une fois, alors même qu'il proclame la vérité », illustre parfaitement la situation actuelle.
Une triste réalité qui traduit, une fois de plus, une absence totale de confiance des malagasy envers le régime. Un régime déjà habitué à mentir à son peuple à tel point que ce dernier n'arrive plus à accorder la moindre confiance. A force de mensonges en série et de fausses promesses venant des dirigeants, la majorité de la population ont, cette fois - ci, beaucoup de mal à les croire. Par ailleurs, cela est également le résultat d'une communication plus que défaillantedes autorités étatiques aussi bien pour la sensibilisation des ménages sur l'épidémie que sur les mesures de prévention.
S.R.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Période électorale - Vers un verrouillage à double tour de la RNM et TVM
  • Projet rocade Est et Nord-Est - Enfin le lancement officiel
  • Présidentielle 2018 - La France pour une élection libre, inclusive et transparente
  • Grande Messe à Toamasina - Le Cardinal Tsarahazana crève l’abcès sur les mensonges d’Etat
  • Secteur énergétique - Haro du SEFAFI sur les mauvaises pratiques
  • Cardinal Désiré Tsarahazana - « Prions ensemble pour que notre foi se reflète dans nos actes »
  • Scission au sein du HVM - Mahafaly et Paul Rabary, candidats à la présidentielle
  • Cardinal Désiré Tsarahazana - Un discours rempli d’amour et de reconnaissance
  • Affaire CEG d’Analamahitsy - Les zones d’ombre persistent
  • Impartialité durant les élections - Jean Eric Rakotoarisoa rassure

Editorial

  • Cas d'exception ?
    Le rideau est tombé sur les manifestations publiques initiées par les 73 députés pour le changement sur le Kianja, le parvis de l'Hôtel de Ville, à Analakely. Le MAPAR/TGV d'Andry Nirina Rajoelina quitta, le premier. En effet, la dissolution du Gouvernement Mahafaly Solonandrasana Olivier et la nomination d'un nouveau Premier ministre, Ntsay Christian, se trouve à l'origine de la décision conformément au verdict de la HCC du 25 mai 2018. Certes, la totalité des revendications sur la Place du 13 mai n'avait pas encore été  exaucée, mais, le fait d'avoir pu écarter le Gouvernement HVM constituait déjà un grand point d'acquis. D'autant que le Gouvernement de consensus publiait, sans tarder, le calendrier électoral anticipé. C'est une avancée non négligeable !

A bout portant

AutoDiff