Publié dans Politique

 Affaire manufacture d’armes à Betroka - Une personnalité haut placée suspectée

Publié le mercredi, 13 septembre 2017

La Gendarmerie nationale a mis récemment la main sur du « chlorate de sodium », agent chimique indispensable dans la fabrication de poudre à munition à Betroka. Pour le commandant de compagnie local de cette force, nul n’a donc la possibilité d’importer un tel produit sauf une ou des personnalités haut placées.  « Ce n’est jamais un gardien qui pourrait en importer.

C’est pour cela que je soupçonne une ou des personnalités  locales », déclare-t-il sans ambages. L’ambigüité du rôle de ces hautes personnalités de Betroka semble coïncider avec le moment où le torchon brûle entre un député pro-régime de cette ville et le commandant de gendarmerie en question.  « La population locale exige une enquête poussée sur cette affaire de poudre à munition », assure l’officier de gendarmerie. Il ne se cache plus  aux yeux du public la volonté du parlementaire pro-régime de Betroka à  exiger le départ de ce commandant de gendarmerie de la région.  Pour l’élu, ce dernier chercherait à déclencher un conflit entre les civils. « Il n’écoute plus, ni le chef district, ni cette cacophonie au sein même des autorités de Betroka  qui ne fait qu’amplifier le problème d’insécurité, et ce, malgré l’instauration du couvre-feu, en vigueur depuis le début de cette semaine ». Un autre raison bien connue expliquant  l’aggravation de la situation dans la région, c’est aussi ce refus inexpliqué de l’Etat pour opter pour  l’aviation dans ce combat contre les dahalo. Pourtant, ces derniers ont une peur bleue des opérations venant du ciel.  Des solutions jusque-là proposées comme la réforme de la sécurité récemment galvaudée par l’équipe au pouvoir, ne seraient donc qu’une mascarade car elles ne seraient plus vraiment  efficaces. Pour preuve, l’expérience a bien montré que la multiplication des opérations spéciales (Tandroka)  ou encore  l’accroissement du  nombre des gendarmes ou militaires stationnés dans l’Ihorombe, n’a vraiment permis d’obtenir le résultat escompté, c’est-à-dire la capitulation totale ou démantèlement des groupes de dahalo armés. Non seulement, les Forces de l’ordre refusent maintenant tout engagement avec les dahalo, mais ces derniers se transforment en de véritables forces rebelles armées, capables de mener des actions de guérilla face à l’Armée régulière ou à la Gendarmerie.
Franck Roland

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Editorial

  • Sale jeu !
    A quel jeu se livre-t-on exactement ? Sur terrain, une équipe hétéroclite dirigée par un « technocrate et n'appartenant à aucune formation politique » du nom de Ntsay Christian joue un match capital. En réalité, il s'agit d'un match où « tout le monde », coach, capitaine, joueurs, supporters et même les spectateurs sur le gradin, n'a pas le droit ni l'intérêt de perdre. A tout prix, l'équipe doit gagner !

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