Publié dans Politique

Sondage sur le système de santé - 90% des interrogés insatisfaits des soins à Madagascar

Publié le lundi, 11 septembre 2017

Les failles du système de santé à Madagascar. Le corporatisme, la corruption, la négligence médicale, le manque de moyen, la prescription des médicaments  dangereux, la surmédication, …   Le système de santé dans le pays est encore fragile. Le budget étatique annuel alloué à la santé publique à Madagascar est de 5,6 %, contre 41, 5 % pour le ministère des Finances et du Budget  et 13, 9 % pour la Présidence.

Pour alerter  les autorités locales sur cette situation, Wake up Madagascar et Liberty 32 ont lancé la première édition de la campagne « Tsaboy ny gasy ». Ils ont organisé un sondage en ligne sur la santé publique à Madagascar. 90 % des personnes interrogées ne sont pas satisfaites du système de santé à Madagascar.
Selon les résultats de ce sondage, 54 % d'entre ces personnes ont un membre de famille ou une connaissance victime d'une négligence médicale ou hospitalière. Il s'agit de 12 erreurs de diagnostic, 14 cas de négligence (fil inadéquat, oubli de matériel  médical dans le corps, indifférence, non assistance), 7 cas de surmédication, 1 cas d'opération par un chirurgien en état d'ivresse… Malgré ces préjudices, bon nombre des concernés n'ont pas demandé une réparation. Selon les témoignages, la corporation du système de santé, le sentiment d'impuissance et la corruption sont les principales causes, ou encore une excuse d'ordre médical. 85% des participants sont de même avis sur la levée des secrets médicaux, après le décès d'une personne dans les hôpitaux. Ceci implique la restitution du dossier  médical.
  « Ce n'est que la première édition de la campagne « Tsaboy ny  gasy ». Nous sommes conscients que la santé publique n'est pas une priorité pour les dirigeants. Ces derniers, eux- mêmes ne font pas confiance aux soins locaux. Ils préfèrent quitter le pays pour suivre des traitements à l'étranger », avance Ketakandriana R., membre de Liberty 32.
 Recueillis par Anatra R.

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