Publié dans Politique

Etre débiteur d'une banque - Un vrai calvaire

Publié le mercredi, 02 août 2017

Le principe « gagnant-gagnant  » est de mise afin d'instaurer un climat d'apaisement entre les banques et leurs clients. Les opérateurs économiques, tant nationaux qu'internationaux, ont besoin en grande partie de l'appui des banques afin de réaliser leurs projets. Les banques ont également besoin  de leurs clients pour pouvoir rentabiliser leurs investissements en termes d'emprunt. Ce sont les diverses commissions, les taux d'intérêts des prêts accordés aux clients qui leur permettent de faire des résultats à chaque exercice.

Mais selon des opérateurs de la partie Nord de la Grande île (voir notre article paru le 27 juillet dernier intitulé : une banque de la Capitale. Le harcèlement motivé d'un responsable contentieux dénoncé), le principe d'équité et du « win-win » est loin d'être effectif. Nul
en effet ne peut ignorer que la conjoncture économique actuelle dans la Grande île ne permet pas aux opérateurs économiques de rebondir. Nombreux sont ceux qui ont vu leur projet partir en fumée. Certaines entreprises ont même dû fermer leurs portes.
Pour le cas des opérateurs d'Antsiranana qui ont requis l'anonymat, ils continuent de dénoncer la méthode d'une multinationale. Pour cet établissement bancaire de renom qui ne cesse pas de multiplier ses publicités afin d'attirer les clients, ces derniers, selon eux, ne semblent pas se trouver au centre de sa préoccupation. Personne, ont-ils fait remarquer, ne souhaite rencontrer des difficultés dans la réalisation de ses projets ou le paiement des dus d'une quelconque banque.
« C'est tout simplement parce que la situation dans laquelle nous nous trouvons ne le permet pas », ont-ils déclaré. Mais ce qui est bizarre, devaient-ils continuer, c'est que plus le débiteur fait de son mieux pour payer ses dettes, plus il subit des pressions voire des menaces de poursuite judiciaire. Dans la foulée, ces opérateurs demandent si les adages suivants : « à l'impossible, nul n'est tenu » et « mieux vaut un mauvais compromis qu'un bon procès » sont connus des responsables de cette banque de renom. Il est en effet navrant de constater qu'on exige à un débiteur qui fait preuve de bonne foi de donner davantage en dépit de ses difficultés de trésorerie.
Même si cette banque se vante de pouvoir aisément étrangler et traîner en justice où elle espère toujours avoir gain de cause à l'encontre de ses débiteurs, ces derniers affirment qu'ils ont confiance en la justice du pays. D'autant plus que, selon nos sources, dans plusieurs cas de poursuite contre les débiteurs de cette banque, les juges ont prononcé des verdicts totalement en défaveur de celle-ci.
Deux poids deux mesures
Mais ce qui est encore plus révoltant de la part de certains responsables de cette banque, c'est la politique de « deux poids deux mesures » dont ils font preuve. En effet, à l'endroit de quelques débiteurs « mauvais payeurs » dont un boulanger de la Capitale du Nord, cette banque multinationale, en dépit de ses méthodes musclées (à l'endroit des autres débiteurs), conserve une attitude plutôt conciliante pour ne pas dire le profil bas.
Malgré les harcèlements et la pression à l'endroit de ces débiteurs « mauvais payeurs », ces derniers continuent à faire la sourde oreille et n'ont jamais daigné payer le moindre centime.  Et pourtant, ils n'ont jamais été traînés en justice. « Le rôle d'une banque est d'accompagner ses clients, non pas simplement lors des jours heureux et périodes fastes, mais surtout dans les moments difficiles. Tel est l'esprit d'un vrai partenariat », ont martelé ces opérateurs avant de lancer un appel à la Direction générale de cette grande banque afin de revoir et d'améliorer son service contentieux où règne un laisser-aller et une politique de « deux poids deux mesures » de la part de certains responsables.
A. Lepêcheur

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