« Il n’y a pas lieu de s’alarmer », rassure le docteur Randriatsarafara Fidiniaina Mamy, directeur général de la Médecine préventive auprès du ministère de la Santé publique. Depuis la mi-décembre 2019, un virus se propage en Chine.  Plusieurs cas y ont été détectés et même en dehors de ses frontières, à savoir au Japon, en Thaïlande, en Corée du Sud et même aux Etats-Unis. Face à la crainte d’une propagation mondiale du virus, d’autres Nations dont  Madagascar adoptent une vigilance plus importante. « Sur le plan géographique, nous ne sommes pas à risque face à ce virus. Toutefois, les vols directs qui nous relient régulièrement   à différents pays doivent être pris en compte, d’où la mise en place du contrôle de santé au niveau des frontières, dans tous les aéroports internationaux et les ports de Madagascar », souligne ce représentant du ministère de la santé publique. 

Les contrôles sanitaires des passagers étrangers au niveau des aéroports et ports en provenance de toutes les zones à risque  vont être renforcés. La prise de température d’une manière systématique avec un thermo flash en est la première. D’après les explications du docteur Randriatsarafara Fidiniaina Mamy, les personnes en provenance de la Chine et celles qui vont prendre le départ pour rejoindre ce pays et projetant de revenir, vont être particulièrement examinées. « Une nouvelle fiche a été mise à disposition et doit obligatoirement être remplie. Il peut arriver que ces passagers ne présentent les symptômes au moment du diagnostic. Mais une fois en dehors des zones de contrôle, leur état pourrait s’aggraver. Et ce document va aider à les suivre et à leur administrer un traitement », souligne-t-il.

Outre ces dispositifs, des réunions avec les différents responsables scientifiques impliqués dans la maîtrise de ces problèmes se sont déjà déroulées. Et cela dans un  but de détecter à temps au niveau des frontières les personnes susceptibles de porter le virus. « Il y a déjà un circuit déjà établi. En cas de malheur, les voyageurs symptômatiques seront tout de suite pris en main dans une clinique dédiée à ce renforcement de dispositifs pour suivre un traitement symptômatique. D’autant plus qu’à l’heure actuelle, il n’existe pas encore de médicament contre ce virus en question », souligne le directeur général de la Médecine préventive.

A titre d’information, la mystérieuse pneumonie qui se répand en Chine et quelques pays, est un nouveau type de « coronavirus » dans la famille comptant un grand nombre de virus, allant du rhume au Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). La contamination entre les humains est possible et s’est déjà produite. Les autorités chinoises ont fait état de 9 morts, 282 cas positifs, 2 197 personnes en contact étroit avec la maladie, 765 personnes libérées de l’observation médicale et 1 394 toujours sous observation médicale. Des statistiques qui leur ont permis de classer la lutte contre la propagation du virus à un « stade critique ». En outre, ce danger mondial a aussi alerté l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Une réunion s’est tenu hier à Genève (Suisse) afin de déterminer s’il convient de déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale ».
Recueillis par K.R.

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Placé quelque mois seulement à la tête du ministère des Postes, des Télécommunications et du Développement numérique (MPNTD), Maharante Jean de Dieu, y a laissé des mauvaises impressions. Eclaboussé dans une affaire de détournement de deniers publics d’une somme de 5 milliards d’Ar, le nom du ministre est de nouveau cité dans un autre marché public, à forte connotation « fictif ». Il s’agit d’une dotation en matériels informatiques et TIC du centre incubateur de Fianarantsoa dont le montant avoisine les 700 millions d’Ar.L’affaire aurait été découverte par le plus pur hasard suite à une Inspection générale de l’Etat (IGE) du fait que l’un des fournisseurs du MPNTD, pour se disculper peut-être de la « faute commise », aurait réclamé verbalement auprès de celle-ci le non-paiement de sa prestation. Celui-ci, selon ses dires, est toujours en attente du paiement des livraisons de matériels qu’il a effectuées pour le compte du centre incubateur de Fianarantsoa. L’investigation plus poussée de l’IGE a permis de découvrir des failles dans ce marché dont la plus importante est qu’il n’y a jamais eu de livraison. Le premier responsable du centre bénéficiaire a confirmé l’inexistence de ces matériels en sa possession. L’IGE a également découvert des faits troublants entre autres que la passation de marché n’a pas respecté  les procédures au niveau de l’administration publique ainsi que des irrégularités flagrantes dans l’exécution du contrat. En effet, il n’y avait  pas d’appel d’offres alors que le montant en jeu est exorbitant et en plus le contrat octroie une avance de 60% au fournisseur, ce qui est tout à fait contraire aux règles du CMP qui fixe cette avance à 5%. Par ailleurs, il a été introduit dans la convention signée entre le MPNTD et le fournisseur, une facture identique (lots et montant) destinée au centre incubateur de Mahajanga alors que le marché de dotation en matériels de ce dernier a été  attribué à un autre fournisseur. Et à l’instar des autres affaires louches ayant touché le ministre Maharante Jean de Dieu, le paiement s’est fait par le biais de l’ARTEC.

Le fournisseur questionné quant au lieu de livraison de ces matériels destinés au centre incubateur de Fianarantsoa a donné une réponse qui conforte la thèse d’un présumé détournement réalisé par Maharante. Selon le gérant de la société, ces matériels entre autres un bibliothèque, 20 chaises pour bureau et autant de tables pour bureau de travail, 150 chaises pour salle de formation, un groupe électrogène et d’autres catégories d’articles, cinquante au total, ont été reçus par le ministre en personne et livrés dans son bureau même. Un bon de livraison en bonne et due forme a été d’ailleurs remis  au prestataire le lendemain.
Même si tous ces matériels se trouveraient entre les mains du ministère, le fournisseur, d’après lui, n’a reçu la moindre somme jusqu’à maintenant. Et pour cause, la banque de ce dernier a refusé le virement effectué pour  paiement  par l’ARTEC, à cause d’une erreur de transcription du numéro de compte du bénéficiaire. Suite à ce grain de sable qui a enrayé la machine, le compte de l’ARTEC n’a pas été débité, celui du fournisseur n’a pas été crédité mais la tentative de détournement existe bel et bien. Les matériels livrés d’ailleurs ne figurent nulle part sur le registre du centre incubateur de Fianarantsoa.

Face à ces délits, les inspecteurs d’Etat demandent à ce que Maharante Jean de Dieu, considéré comme auteur principal dans la tentative d’extorsion de fonds publics, soit traduit devant la Haute Cour de justice (HCJ). Deux dossiers brûlants relatifs à des détournements de deniers publics planent ainsi sur la tête de l’ex-ministre Maharante Jean de Dieu qui, notons-le rejeté par les employés, par le ministère de la Fonction publique, a été casé par les ex –dirigeants Hery Rajaonarimampianina et Olivier Solonandrasana Mahafaly au MPNTD.

Ces ardoises salées laissées par Maharante dans ce département ministériel expliquent certainement son exil volontaire à l’étranger, la seconde fois en l’espace de 18 ans. Le premier en 2002 pour des raisons politiques alors qu’il était gouverneur de la province autonome de Toliary et le second cette fois-ci pour des malversations financières.
La Rédaction


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mercredi, 22 janvier 2020

Volonté de clarté !

Phénomène révélateur. Des lumières aux couleurs épatantes  inondaient le site résidentiel d’Etat d’Ambohitsorohitra et le quartier historique d’Antaninarenina durant les fêtes de Noël et de fin d’année. Des nuits dans la clarté totale. L’initiative éblouit. Un phénomène révélateur, pour la première fois de l’histoire de la République, les concitoyens pouvaient entrer librement visiter le Palais d’Etat. Tout comme si le portail s’ouvre au commun des mortels et ne veut plus rien cacher. Parents et enfants, toute la famille, s’y bousculèrent. Ambohitsorohitra fut littéralement  pris … d’assaut et Antaninarenina envahi. Phénomène inédit !

Tout le monde ne s’attendait guère à quoi le jeune et visionnaire Président voulait-il en venir ? Quel message aimerait-il envoyer de ces lumières éclatantes à son peuple ?  La réponse tombe du haut ! Le Président de la République choisit le moment où il recevait la grande famille des médias nationaux, toute tendance confondue et à la demande de l’Ordre, venue présenter au couple présidentiel les vœux du Nouvel An, il saisit l’occasion  pour enfin donner suffisamment d’éclairage sur le nouveau style de gouvernance qu’il  entend appliquer au pays. Un nouveau style basé essentiellement sur l’ouverture, la transparence, bref sur la clarté. Rajoelina, en balayant d’un revers de la main la pratique ancienne et désuète fondée sur la cachoterie, affiche sa volonté de jouer la carte sur table en particulier avec les journalistes.  Un pari souvent risqué mais le coup en vaut la chandelle ! Du baume, c’est le cas de le dire, au cœur des professionnels de la plume et de la photo, journalistiquement parlant. Des patrons de presse, des directeurs de publication, des rédacteurs  en chef et des journalistes, présents à la cérémonie, n’ont pas pu cacher leur « émerveillement ».  Ils n’en croyaient pas à leurs yeux ! Presque à tous les régimes successifs, le jeu de colin-maillard  (vangalam-piery) entre dirigeants du pays et les journalistes fut la règle de jeu qui, au final, finit par exacerber les professionnels du métier de l’information. Tout est « secret d’Etat » ou « confidentiel ». Palais d’Etat et ministères sont pratiquement impénétrables ou inaccessibles. Les gens de la presse indésirables n’ont pas accès aux informations qu’ils jugent importantes dans l’exercice de leur métier et ce pour tenir au courant au moment voulu  le peuple des affaires nationales ! Seuls les médias publics, à la solde de l’Etat, peuvent jouir le privilège d’être informés et encore quelle information ! Las de poursuivre les yeux bandés et à tâtons les tenants du pouvoir, pour obtenir du minimum d’infos, les journalistes ou les reporters abandonnent le « jeu ». Plus que normal si les « on dit » et les rumeurs pullulent. Et le public se contente des bribes de ce qui se passe « là-haut ».

Ceci étant, l’actuel numéro Un du pays, Rajoelina Andry Nirina, ne jure que pour le renouveau du pays. Pour les premières célébrations de la fête de Noël et de fin d’année de son mandat, il apporte une touche nouvelle priorisant la lumière capable de chasser les ténèbres et impose la transparence de nature à percer le secret du pouvoir. Il ne s’agit nullement du fantasme d’un rêveur mais d’une réalité de gouvernance de quelqu’un qui affiche une volonté de clarté.

Publié dans Editorial



Les réactions se  suivent. Après les sénateurs Mananjara Randriambololona, Johary Rajobson, Andrianirina Rabenony, Berthin Randriamihaingo, l’ancien président de la Chambre haute du Parlement, Honoré Rakotomanana a, lui aussi, livré un avis critique sur la décision du président du Sénat Rivo Rakotovao d’introduire une requête auprès de la Haute Cour constitutionnelle demandant la caducité des ordonnances prises par le Président de la République.

Au cours d’un point de presse à Andrefan’Ambohijanahary, en fin de semaine dernière, l’ancien président de la Haute Cour constitutionnelle a laissé clairement entendre que la saisine de la HCC par son successeur à la tête du Palais de verre d’Anosikely ne favorise pas l’instauration de l’apaisement dans le pays. « Le Sйnat n’a pas vocation а crйer des troubles. Il doit avant tout chercher а l’instauration de l’apaisement (…) et doit кtre une institution de stabilitй », a indiqué devant les gens des médias, celui qui a été à la tête du Sénat de 2016 à 2017, avant d’être débarqué sans ménagement pour laisser la place à Rivo Rakotovao.

« Nous cherchons l’apaisement. D’ailleurs, lors de la prйsentation de vњux au couple prйsidentiel par le Sйnat, les mots sagesse et respect ont йtй martelйs de part et d’autres. Pourtant,  ce dimanche (hier, ndlr), cela fera exactement un an que le Prйsident de la Rйpublique a prкtй serment et  officiellement  a pris ses fonctions, et on veut vraiment y mettre le dйsordre ? », renchérit celui qui fut également un ancien président de la Haute Cour constitutionnelle et ancien premier procureur adjoint du Tribunal pénal international pour le Rwanda.

Et lui de conclure en lançant : « Veux-t-on rйellement dйclarer caduques toutes les ordonnances prises par le Chef de l’Etat dans le cadre de la dйlйgation de pouvoir que nous lui avons accordйe ? Qu’adviendra-t-il de ce pays, si par exemple la loi de finances 2019 est dйclarйe caduque ? Allons-nous revenir un an voire deux ans en arriиre ? » Rappelons que les membres de la Chambre haute cités plus haut avaient, durant une rencontre avec la presse, critiqué une décision unilatérale qui ne va pas dans le sens de l’apaisement de la part de Rivo Rakotovao.

Même son de cloche du côté de l’Assemblée nationale. Interviewée par un confrère, la présidente de la Chambre basse du Parlement, Christine Razanamahasoa, a également tenu à apporter une réponse au président du Sénat hier. Elle précise notamment que la ratification des ordonnances n’est stipulée nulle part dans l’actuelle Constitution. Laquelle loi fondamentale dispose uniquement, dans son article 104 que : « Le Parlement, par un vote à la majorité absolue des membres composant chaque Assemblée, peut déléguer son pouvoir de légiférer au Président de la République pendant un temps limité et pour un objet déterminé », rappelle le numéro Un de Tsimbazaza.

De même, souligne-t-elle, les articles 116 et 117 de la Constitution ne prévoient également pas la nécessité de ratification des ordonnances. Ces articles disposent uniquement que préalablement à leur promulgation, les ordonnances sont soumises  obligatoirement par le Président de la République à la Haute Cour constitutionnelle qui statue sur leur conformité à la Constitution. En outre, elle rappelle que ces ordonnances ont été déjà déclarées conformes à la Constitution par la HCC, ce qui ne devrait pas nécessiter un retour de ces ordonnances au Parlement.

La Rédaction
 

Publié dans Politique

Les pluies incessantes ne cesseront pas de tomber, au moins dans les prochains jours pour une dizaine de régions. Le dernier bulletin publié par Météo Madagascar précise que les conditions météorologiques restent perturbées sur Melaky, Boeny, Betsiboka, Alaotra-Mangoro, Analamanga, Bongolava, Itasy, Diana et Sava. Et même si ce phénomène ne va pas remplir toutes les conditions pour devenir une tempête tropicale modérée, encore moins au stade d’une dépression tropicale, les activités pluvio-orageuses étendues sont toujours d’actualité.

Malgré quelques périodes d’accalmie, les fortes pluies persistent encore du côté Ouest, Nord-ouest et les hautes terres centrales. D’après les informations communiquées par la Direction générale de la météorologie (DGM), la zone perturbée a été positionnée hier à 15h locales à plus de 105 km à l’ouest de Besalampy. Celle-ci apporte un vent moyen de 55 km/h avec une rafale de 65km/h et se déplace avec une vitesse de 15 km/h. Elle a touché terre hier soir et arrose la partie de Betsiboka ainsi que la zone Ouest de la Région d’Analamanga. Elle est prévue sortir du côté de la zone Est de Madagascar.

Des cumuls de pluie supérieurs à 100 mm/24 h, pouvant causer une stagnation des eaux et des inondations locales sont à craindre. Les conditions météorologiques en mer sont perturbées par cette zone perturbée située dans le canal de Mozambique. De plus, le temps est aussi caractérisé par le flux de mousson et un alizé assez fort sur l’Est de la Grande île. Les sorties en mer restent déconseillées jusqu’à l’écartement des dangers.
 
Vigilance rouge : Melaky, Boeny, Betsiboka, Alaotra, Analalava, Maintirano, Besalampy, Morafenobe, Ambatomainty, Antsohihy et Mampikony, Port-Berger et Mandritsara
Vigilance jaune : Analamanga, Bongolava, Itasy, Mangoro, Befandriana-Nord, Bealalana, Ambanja, Nosy Be

Recueillis par K.R.


Publié dans Société
mercredi, 22 janvier 2020

La une du 23 janvier 2020

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Fil infos

  • Reboisement - Christian Ntsay et son équipe s’y mettent !
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Editorial

  • A plein régime
    Désormais, la Haute Cour de Justice (HCJ) fonctionne à plein régime. En effet, après la prestation de serment des députés désignés, le mardi 21 janvier 2020, les onze membres de la HCJ sont au grand complet et pourront effectivement entamer leur mission. D'emblée, il s'agit là d'un coup de poker du régime IEM de Rajoelina Andry Nirina. Le pari annoncé de vouloir éradiquer jusqu'à la racine l'impunité entre dans sa phase décisive.  

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