La passation de service entre le maire entrant Naina Andriantsitohaina et la maire sortante Lalao Ravalomanana est attendue. Après cette prise de service, d’aucuns attendent la publication des résultats de l’audit de la gestion financière de la Commune urbaine d’Antananarivo.

Le désormais « monsieur le maire Naina Andriantsitohaina » a assisté à un culte au petit séminaire Ambohipo hier matin. Il a été accompagné de ses proches collaborateurs à cette messe. C’est donc parti pour les quatre prochaines années avec le nouveau maire. D’ailleurs, son élection coïncide avec le lancement des grands travaux pour la réalisation des « velirano » du Président de la République. Le lancement des travaux de développement de la Commune est également attendu. L’objectif est de faire de la Capitale malagasy un modèle non seulement dans l’océan Indien mais surtout en Afrique.

Passation jeudi prochain

Mais le nouveau maire ne peut entrer en fonction qu’après la passation de service. Selon les informations recueillies, la passation de service aurait dû se faire ce jour. Mais l’ancienne maire Lalao Ravalomanana l’a repoussée jusqu’à jeudi prochain pour des raisons qu’elle est la seule à connaitre.
Le plus attendu après cette prise de service est la tenue d’un audit de la gestion administrative et financière de la Commune, et la publication des résultats de l’audit. La population tananarivienne a, en effet, le droit d’avoir connaissance de la gestion antérieure de la Commune. La Commune urbaine d’Antananarivo a un statut particulier, un patrimoine conséquent et un budget assez conséquent, encore plus conséquent que le budget de la Région Analamanga. D’où viennent les ressources de la Commune et elles ont été utilisées à quelle fin ? Cette question se pose par exemple sur les ristournes de la société Easy Park qui s’élèvent à des milliards d’ariary et que bon nombre d’observateurs s’interrogent quant à leur utilisation et surtout si elles étaient versées à la caisse de la Commune.

Des questions se posent également sur d’autres ressources comme l’IFPB ou l’Impôt foncier sur la propriété bâtie et sur les permis de construire, des ressources conséquentes de la Commune.  Des ressources financières devant être utilisées pour effectuer des travaux de développement. En tout cas, le maire Naina Andriantsitohaina a déjà affirmé qu’il détient des informations et des dossiers sur la gestion financière de la Commune. Et le public a le droit d’être informé sur cette gestion financière, une fois que l’audit, dont le nouveau maire demandera certainement, s’achève.
Boaza

Publié dans Politique
dimanche, 12 janvier 2020

Quid de l’éducation civique

Alors que nous étions, votre humble serviteur, des potaches des écoles primaires officielles où nous entonnions, à cœur joie et à chaque début de semaine sans faute, l’hymne national de la très chère mère Patrie « Allons enfants de la Patrie », La Marseillaise, on nous avait fidèlement appris en classe « l’éducation civique ». La maitresse nous avait inculqué les bonnes manières, les bonnes conduites en classe, à la maison et dans la société. Les marques de civilité ou du civisme, le souci de la propreté ont trouvé leur lettre de noblesse. L’institutrice nous apprenait aussi à chanter « Chère tempérance » pour nous faire passer le message de la modération en toute chose. On ne manquait non plus à nous transmettre, nous les petits indigènes, à respecter la loi, l’Etat et les … vazaha ! Et le message passait bien.

La Première République continuait, tant bien que mal, l’implication de l’éducation civique dans le programme scolaire. Et le respect des choses utiles pour le bien de la société tient malgré tout. Dans le même ordre d’idée, le respect des valeurs morales ou traditionnelles résiste face au phénomène de déculturation qui s’aggrave au fil des années.

Les évènements de mai 72 marquèrent un tournant décisif dans tous les sens. La désobéissance civile clamée à cor et à cri sur la Place du 13 mai impactait dangereusement sur tous les aspects de la vie politique et sociale. Lors du forum national, faisant suite à la chute du régime du feu Philibert Tsiranana, on avait remis en cause le contenu pédagogique de l’éducation civique dispensé depuis jusqu’à opter son abandon définitivement.  Apparemment, les citoyens du moins ceux victimes de la précarité ou de la fragilité sociale et économique ont perdu leur repère.

En effet, à partir de 1975, le programme d’éducation civique tel qu’il a été enseigné disparait du programme scolaire. On l’accusait de vouloir pérenniser l’emprise coloniale ou plutôt de conforter le socle du  néocolonialisme. Durant les deux décennies du régime socialiste de Ratsiraka Didier, les générations de l’époque manquaient cruellement d’une éducation basée sur le civisme si bien que l’acte civique et l’éducation citoyenne frôlent le pire. Le sens de la propreté et le reflexe au respect des autres, en particulier les ainés et les handicapés, souffrent tandis que la valeur morale dégringole jusqu’au plus bas de l’échelle. Par conséquent, la recrudescence des vols, de viols, des vindictes populaires et les actes de banditisme de grand chemin va de mal en pis et montre à quel point on est victime de la carence morbide d’une éducation civique.

La résurgence des crises tous les dix ans ou presque témoigne, sur le plan politique, la dominance de l’esprit de désobéissance civile et les manquements envers la loi aboutissent tout droit vers la nullité d’un Etat de droit.

Les graves et abondantes précipitations de ces derniers jours accusent implacablement la défaillance de l’éducation civique. Les ordures et les saletés de tout genre jetées sauvagement partout bouchent les canaux d’évacuation. Evidemment, l’inondation et la montée des eaux sur la voie publique font rage et créent la panique.

Il est grand temps que nos pédagogues confectionnent un curricula d’une éducation civique  adapté aux exigences et aux normes de la société malagasy. 
Ndrianaivo

Publié dans Editorial

La solidarité et la fraternité au sein de l’Armée. C’est le résumé du message lancé par le Président de la République Andry Rajoelina  à l’endroit des  officiers. C’était hier lors de la célébration du 12 janvier, journée des officiers, durant laquelle le chef suprême des armées a émis ses recommandations. Présidant la cérémonie qui s’est déroulée à Iavoloha, Andry Rajoelina a insisté, en outre la cohésion et la fraternité au sein de l’Armée,  sur l’exemplarité des officiers vis-à-vis du peuple et leurs rôles envers la patrie. Dans son discours, le Président de la République n’a pas omis de rappeler aux officiers qui lors de cette journée ont été, comme il est de tradition, sous le commandement de leur benjamin, les efforts fournis par le régime actuel à redorer le blason de l’Armée malagasy. « Offrir des matériels à l’Armée était le dernier soucis des dirigeants. Si je ne vais citer le cas de l’Armée de l’air dépourvue d’aéronefs et ne pouvait même plus faire de l’exercice de parachutage sans l’aide des pays étrangers. Ce n’est plus le cas maintenant avec l’acquisition de la CASA qui désormais portera la couleur nationale. Vous n’êtes pas sans savoir qu’avec l’obtention des hélicoptères, l’Armée malagasy qui va célébrer ses 60 ans retrouve petit à petit son lustre d’antan », tient à rappeler le Président de la République. Celui-ci  a ensuite participé au traditionnel cross de cohésion avec les officiers à travers la forêt de sapin du Palais d’Iavoloha en compagnie du ministre de la Défense, le Général de corps d’armée Rakotonirina Léon. La célébration de la journée des officiers a débuté par  la levée du drapeau suivie de l’hymne national et celui de l’académie militaire.

La journée des officiers  malagasy a été célébrée dans tous les camps militaires de Madagascar. Selon l’histoire, le choix du 12 janvier pour célébrer cette journée, c’est qu’elle marque la signature du contrat décennal de la toute première promotion de l’académie  militaire en 1966.
La rédaction



Publié dans Politique

A la manière des facebookers qui se servent de « comptes fake » pour se livrer à des règlements de compte, un nébuleux « groupe de magistrats », se déclarant  être parmi ceux qui viennent de traiter les contentieux liés aux dernières élections communales  et municipales, a émis de graves dénonciations à l’encontre, non seulement de certains de leurs pairs, mais aussi du Cabinet du ministère de la Justice et celui de la Présidence de la République, accusant en des termes à peine voilés les premiers d’avoir été être corrompus, et les seconds d’être les corrupteurs.

Transparency International-Initiative Madagascar (TI-IM), comme facebook pour les utilisateurs de « comptes fake », aurait été choisi par le mystérieux collectif d’hommes et femmes en toge comme plateforme de diffusion des accusations en question. Bien entendu TI-IM  ne s’est pas fait prier pour jouer la caisse de résonnance à ces dénonciations qui, balancées à un moment précis du contexte politique (le jour même de la proclamation des résultats de l’élection pour la Capitale), sont destinées à apporter de l’eau au moulin des adversaires du pouvoir en place d’une part, et en rajouter dans le vin des nouveaux élus pro-régime d’autre part.

Et l’on ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire lorsque, en guise d’introduction de la déclaration qu’on lui aurait chargé de relayer, TI-IM se met à saluer « le courage et l’intégrité de ces magistrats (les auteurs de la déclaration, ndlr)». Car la vraie preuve de courage et d’intégrité n’aurait-elle pas été de dénoncer immédiatement les faits allégués pour qu’ils cessent, au lieu de continuer à se prêter à ce qui ne serait donc, si l’on s’en tient  aux accusations proférées, qu’une mascarade de justice? Curieusement, dans leur déclaration, les délateurs prétendent pourtant encourager « les magistrats intègres qui se sentent démotivés à garder l'éthique dans la pratique de leur profession, dans l'esprit du serment qu'ils ont prêté, et à oser dénoncer toute forme d'atteinte à leur indépendance, d'où qu'elles proviennent ». Or, on a vu qu’eux-mêmes, au lieu d’adopter cette attitude modèle qu’ils préconisent, ont préféré se murer dans un silence complice pour ensuite jouer aux médecins après la mort.

Si ce n’est pas de la lâcheté...

Certains diront que, pour ces « magistrats intègres », révéler les irrégularités et autres pressions au moment où elles surviennent serait prendre le risque de mettre à mal leur carrière. Ce qui revient donc à dire que c’est un souci purement matériel qui aurait pris le pas sur « le respect de l’éthique et du serment qu'ils ont prêté ». De ce point de vue, rien ne distingue les dénonciateurs de leurs pairs qu’ils taxent de corrompus. Dans l’un ou l’autre cas, c’est l’argent qui est la première préoccupation. Avec une note en moins pour ceux qui, pour pouvoir pourfendre en toute sécurité leurs propres confrères et consœurs, se refugient derrière l’anonymat. Si ce n’est pas de la lâcheté, Dieu que ça y ressemble.

L’on ne connaît ni le nombre, ni la circonscription de rattachement des fameux magistrats cafeteurs. A en croire cependant certains passages de la déclaration que TI-IM a relayée, l’on peut conclure aisément qu’ils seraient du Tribunal administratif d’Antananarivo. C’est-à-dire certains de ceux-là même qui ont trôné sur le devant de la scène lors de la proclamation des résultats définitifs des dernières élections pour la Capitale. D’aucuns auraient apprécié qu’ils s’identifient. Car en signant sous une vague appellation de « Un groupe de magistrats de l’ordre administratif en charge du contentieux électoral des élections communales et municipales » (Sic), ils restent du même acabit que les titulaires de « comptes fake » sur facebook.

La Rédaction

Publié dans Politique

Inauguration maintenue durant la célébration du soixantenaire de l’Indépendance de Madagascar. Les grands travaux de réhabilitation du Palais de la Reine d’Antananarivo sont désormais achevés. Les travaux de finition en cours seront bouclés d’ici le mois de mai. « Tous les délais fixés au départ sont respectés quant à la reconstruction du Palais. L’objectif du Président de la République étant d’inaugurer le « Rova » réhabilité, y compris la modernisation de l’intérieur, le 26 juin 2020 », avance Lalatiana Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la Culture. C’était lors d’une visite sur place, samedi dernier, afin de constater de visu les avancées des travaux. « En tant que patrimoine national, l’infrastructure et l’architecture du Palais n’ont été touchés mais restent les mêmes que celles lors de la construction à l’époque de la Royauté. Mais comme les autres musées, l’intérieur du Palais a été modernisé suivant l’époque actuelle », ajoute le ministre de tutelle.

Sécurité renforcée

Incendié dans la nuit du 6 novembre 1995. Le Palais royal d’Antananarivo n’a pas pu renaître de ses cendres, malgré les initiatives et les levées de fonds entreprises depuis. Il a fallu que le Président Andry Rajoelina tienne compte de la réhabilitation de ce monument historique parmi ses priorités pour faire bouger les choses. Les travaux y afférents ont ainsi été lancés le 11 avril 2019. Pour éviter un éventuel incendie ou autres incidents, le système de sécurité a été renforcé, avec l’utilisation des nouvelles technologies. En outre, un comité scientifique composé entre autres d’historiens, archéologues, experts en patrimoine suivent de près les travaux de réhabilitation et de modernisation du « Rova ». Ce comité valide tous les travaux et actions effectués, même l’emplacement et la restauration des patrimoines sauvés de l’incendie.
Rappelons que le Palais de la Reine d’Antananarivo constitue à la fois un symbole historique de l’unité nationale et le reflet de la souveraineté. Ce grand monument historique se compose du Palais de Besakana et celui de Manjakamiadana, sans parler des autres patrimoines marquant l’histoire d’Antananarivo et de Madagascar, renfermés à l’intérieur.
Recueillis par Patricia Ramavonirina


Publié dans Société

Deux employés de la Télévision nationale (TVM) sont accusés sur les réseaux sociaux et la presse en ligne de comploteurs. Ils seraient derrière la manifestation prévue se dérouler aujourd’hui au siège de la TVM où se tiendra  ce jour le staff meeting hebdomadaire du ministère de la Communication  et de la Culture.  Le choix de se manifester aujourd’hui est ainsi loin d’être fortuit.

Ces journalistes dinosaures incitent les employés à manifester contre la décision du ministère de ne plus renouveler le contrat de certains employés de courte durée (ECD) au sein du département. Or, ce non renouvellement décidé par le MCC à l’endroit de 52 ECD, non seulement de l’ORTM mais également dans d’autres directions, respecte strictement la loi en vigueur. Il faut savoir en effet que le renouvellement n’est en aucun cas un droit acquis. D’ailleurs en signant leur contrat, les ECD savaient pertinemment qu’ils sont des agents liés  à un contrat à durée déterminée. A chaque début d’année, les deux parties renouvellent leur contrat mais l’employeur a la faculté de ne plus le renouveler pour diverses raisons. Il se pourrait par exemple que l’employeur n’ait plus besoin du service de l’ECD ou que celui-ci ne remplisse plus les conditions nécessaires au bon déroulement du travail ou que sa compétence soit sujette à discussion. Pour le cas du MCC, et certainement des autres ministères qui mettent fin au contrat des ECD, une évaluation de chaque agent a été effectuée avant de prendre la décision de ne plus renouveler le contrat.

Des sources d’informations avancent que les dirigeants successifs à la tête de ce département ministériel y plaçaient leurs connaissances ou proches dans des directions en leur offrant ce statut d’ECD. Il n’est pas étonnant qu’aujourd’hui, les responsables constatent un sureffectif des agents et suite aux directives du Président de la République et du Premier ministre, chaque ministère a l’obligation de dégraisser le nombre des ECD.
La rédaction

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dimanche, 12 janvier 2020

La une du 13 janvier 2020

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Editorial

  • A plein régime
    Désormais, la Haute Cour de Justice (HCJ) fonctionne à plein régime. En effet, après la prestation de serment des députés désignés, le mardi 21 janvier 2020, les onze membres de la HCJ sont au grand complet et pourront effectivement entamer leur mission. D'emblée, il s'agit là d'un coup de poker du régime IEM de Rajoelina Andry Nirina. Le pari annoncé de vouloir éradiquer jusqu'à la racine l'impunité entre dans sa phase décisive.  

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