Publié dans Editorial

Attention !!

Publié le vendredi, 16 novembre 2018

Ressaisissons-nous tous ! Le pays glisse sans crier gare vers l'imparable. Tous les indicateurs broient du noir sinon voient rouge. La publication des résultats provisoires au niveau de la CENI nous plonge dans un état d'urgence voire critique. L'Instance d'Alarobia persiste à afficher des chiffres non seulement erronés mais aussi porteurs d'anomalies flagrantes. De l'autre côté, la population vit dans des conditions inacceptables que l'on a tendance à ignorer. On dirait qu'on profite bien du cafouillage qui prévaut pour tordre le cou au bas-peuple.

En fait, les chiffres affichés sur le tableau par le soin de la CENI ne correspondaient plus aux réalités des Procès-Verbaux (P.V.). Pire, la Commission rejette catégoriquement toute tentative de révision du système de comptage réclamée par les représentants officiels des candidats lésés au sein même de l'Institution. Au stade où l'on est, il n'est plus question de confrontation des P.V. mais plutôt de « recomptage des voix » plus particulièrement pour les cas litigieux.
Sur terrain, la population vit dans le désarroi. Rien ne va plus ! Les règlements de comptes directs entre victimes et les supposés auteurs des méfaits ou des crimes s'intensifient et deviennent monnaie courante. Le phénomène échappe totalement au contrôle des autorités compétentes (Justice et Forces de l'ordre). Les vindictes populaires tuent, à même les honnêtes gens, et détruisent, sans autre forme de procès, des biens d'autrui. Ainsi, le pays est  sens dessus dessous. Au rythme actuel des choses, la Grande île serait, d'ici peu, le pire des pays sans loi ni foi, pire que le pays des Jango.
L'insécurité redouble d'intensité. En l'espace d'une semaine, on enregistre deux rapts dont les éternelles victimes sont les ressortissants Indopakistanais de nationalité française résidant à Madagascar. Ils ne savaient plus à quel saint se vouer. A cela s'ajoute la recrudescence des attaques aveugles à main armée, au quotidien, et qui n'épargnent personne. Le drame c'est qu'on constate et assiste impuissamment à l'incapacité des responsables concernés à remédier à la situation. Ils font preuve d'impuissance flagrante devant la gravité du problème. La mainmise de la corruption ne fait qu'empirer le cas.
Mais comme le malheur n'arrive jamais seul, l'inflation débarque. Pour corser davantage la situation déjà catastrophique, l'envol des prix notamment ceux des produits de première nécessité (PPN) rend la condition d'existence de la population intenable. La pauvreté étouffe littéralement le bas-peuple. Des mesures urgentes et efficaces sont les bienvenues. Les dirigeants au niveau du Gouvernement ne doivent nullement minimiser les impacts négatifs provoqués par cette cacophonie assourdissante.
Qu'on fasse attention à ce que le pays ne soit pas pris en otage à cause des errements ou des écarts de conduite de certains responsables de tous les niveaux. On a l'impression que le pays s'achemine, irrémédiablement, vers une crise. Des troubles voulus sinon programmés par un puissant et secret « état-major » qui agit dans l'intérêt du régime HVM du Président démissionnaire.
Tout porte à croire qu'on se dirige vers un deuxième tour ! Un plan machiavélique orchestré par certaines têtes bien connues de la place et dont l'objectif final serait d'écarter Andry Rajoelina. Inutile de faire une démonstration mathématique pour déterminer à qui profitent le ...crime ? Attention ! Le peuple ne tolérera jamais de tout traficotage voire du détournement de son choix !
Ndrianaivo

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Editorial

  • Et le savon !
    Trop occultée par les affres et les fantasmes de la politique, l’économie s’éclipse et meurt à petit feu! Elle peine à subsister. Des mesures d’urgence s’imposent. Le samedi 12 janvier 2019, le premier responsable de l’Autorité nationale en charge des mesures correctives commerciales (ANMCC) donna une conférence de presse en présence de certains opérateurs locaux. L’objet étant de faire état des dispositions engagées afin de « donner un nouveau souffle à l’industrie nationale ». D’après Barthélémy, directeur Général de l’ANMCC, des mesures de sauvegarde ont été arrêtées touchant les importations de certains produits comme les pâtes alimentaires, des détergents en poudre ainsi que des couvertures. Pour une durée de 4 ans, renouvelable, les importations de ces produits ciblés seront soumises au droit additionnel de 30%.  Il n’est jamais tard pour bien faire ! Les acteurs nationaux de l’industrie ont dû attendre des années des mesures pour protéger nos produits face à l’importation ...…

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