Publié dans Editorial

Farce exutoire !

Publié le lundi, 22 octobre 2018

Suite à la réunion initiée par la CENI à laquelle les 36 candidats à l'élection présidentielle ont été conviés, 25 des 36 « participants » à la course ont accouché un « Accord politique ». En effet, à l'issue de cette rencontre, très houleuse, ce vendredi 19 octobre, à Nanisana, des prétendants dont les dossiers de candidature, après s'être acquittés des 50 millions d'Ar, ont été formellement validés par la HCC manifestèrent leur rejet contre l'organisation générale de  l'élection prévue pour le 7 novembre 2018.

Leurs griefs portaient essentiellement sur deux points : la liste électorale et les financements de la campagne. Deux thématiques troublantes auxquelles la HCC et la CENI avaient déjà mis les points sur les « i » bien avant l'ouverture de la date de candidature.
Le Collectif des 22 candidats et relayé par 3 autres, plus tard, accusèrent de tous les mots et les maux la liste électorale. Certains, même, arrivèrent jusqu'à dénoncer l'absence de leurs noms. De toute façon, comme l'a souligné Zafimahova Serge, une liste électorale parfaite n'existe pas. Décidément, où en sommes-nous ? Et où allons-nous ? Voilà un comportement totalement ridicule de la part des gens qui prétendent diriger le pays. Avant toute démarche de déposer la candidature, pourquoi n'avait-on pas pris le soin ou la peine de vérifier la liste ? C'est une mesure de précaution incontournable pour des prétendants « sérieux ». D'ailleurs, la CENI avait, plus d'une fois, prié tout le monde y compris les futurs candidats à consulter la fameuse liste. Ce fut un appel dans le désert ! A moins qu'on ait pris la décision de se porter candidat au dernier moment, tout juste avant la date de clôture de la réception du dossier. Totalement absurde !
Les financements de la campagne, autre sujet de la discorde, sont pointés du doigt par ces candidats « insolites » de par leur gaminerie. Les griefs que la bande à Arlette Ramaroson fustigeait à l'endroit des trésors de guerre de chaque candidat en vue de la campagne reposent principalement sur deux objets : l'opacité de la source et l'absence de plafonnement. Ces deux aspects névralgiques avaient déjà fait l'objet de mise au point voire d'éclairages de la part des autorités responsables, la HCC et la CENI. La loi reste vague à toutes les questions relatives au financement de la campagne électorale. Même scénario pour la pré-campagne ! Peut-être, à notre humble avis, qu'il s'agit ici de deux paramètres difficiles à appréhender pratiquement. Même dans les pays où la démocratie avance de façon conséquente et la transparence progresse, il leur est encore impossible de statuer avec précision les lignes de démarcation entre pré-campagne et campagne ainsi que leur financement. D'ailleurs, le véritable problème ne se situe pas au niveau de la liste électorale ou du financement de la campagne mais plutôt sur la capacité de mobilisation de chaque candidat. Souvent, les candidats incapables de drainer une foule à leur cause cherchent, par tous les moyens, à reporter sine die la date du « rendez-vous », et cela, pour éviter la Bérézina.
Au final, on s'amuse à monter de toutes pièces un Accord politique. Lequel Accord, sans force exutoire, n'est qu'une frappe dans l'eau d'une épée ou plutôt ... une farce !
Ndrianaivo

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Editorial

  • Attention !!
    Ressaisissons-nous tous ! Le pays glisse sans crier gare vers l'imparable. Tous les indicateurs broient du noir sinon voient rouge. La publication des résultats provisoires au niveau de la CENI nous plonge dans un état d'urgence voire critique. L'Instance d'Alarobia persiste à afficher des chiffres non seulement erronés mais aussi porteurs d'anomalies flagrantes. De l'autre côté, la population vit dans des conditions inacceptables que l'on a tendance à ignorer. On dirait qu'on profite bien du cafouillage qui prévaut pour tordre le cou au bas-peuple.

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