Publié dans Editorial

Horizon…2019 !

Publié le mercredi, 18 juillet 2018

 Emergence, terme fétiche en cette fin de mandat du régime en place. Tellement, les barons aux cravates bleues terminent leur funeste parcours en coulant le pays. On dit qu’un objet émerge quand il remonte en surface et se trouve en contact avec l’air. Pour un homme, entièrement sous l’eau, le terme « émergence » indique pour lui l’idée d’une remontée en surface et lui offre la possibilité de pouvoir respirer l’air. Madagascar, en cinquante-huit ans d’indépendance, sauf la petite parenthèse des années 60, ne cessa de dégringoler. Une descente aux… enfers qu’aucun régime démocratiquement élu n’avait pas pu stopper tout au moins ralentir. En effet, à partir des années 70, le « navire Madagascar » commença à prendre de l’eau. Le comble du malheur, le drame s’aggrave d’année en année. La Deuxième République, le principal tombeur du pays, détruit tout. La dictature rouge de l’Amiral Didier Ratsiraka coula la Grande île. Le régime socialiste tant espéré pour faire sortir le pays du tunnel ne fit qu’empirer le cas. Les régimes qui ont succédé ne parvenaient point à remédier la situation. Encore moins, le premier régime de la Quatrième République, issu des élections de 2013, n’a pu rien faire que « tirer » vers le fond.
Par voie de conséquence, le principe d’approche basé sur l’« émergence » répond fondamentalement au besoin vital de la Nation. A Madagascar, une société civile particulièrement combative dirigée par un certain Holijaona Rabonarijaona véhiculait ce concept. Elle interpelle les responsables publics dans la protection de patrimoine national. Entre autres, les « Zones économiques spéciales » (ZES), qualifiées de contre-productives et anti-économiques, ont été principalement visées. Madagascar, sous l’eau, risquant d’asphyxie incessante, doit impérativement émerger. Andry Nirina Rajoelina, en quatre ans de retrait de l’échauffourée, élabore une série de stratégies nationales en vue de l’émergence de la Grande île. A l’entame de la ligne droite pour les échéances électorales, l’année 2018, l’ancien homme fort de la Transition fit part du programme prévu le 26 janvier 2018 à Paris aux fins d’annoncer publiquement de sa vision des solutions à apporter pour « sauver » le pays à savoir l’Initiative pour l’émergence de Madagascar (IEM). Un programme établi depuis belle lurette mais, sur place, déclenchait la panique au palais d’Atsimondrano, à Iavoloha. Le locataire des lieux tenait, ainsi, à devancer Zandry Kely, l’auteur de l’IEM, en présentant à la sauvette sinon en catastrophe la veille du rendez-vous de Paris (le 26 janvier) son « émergence ». Seulement, malheur à lui, l’imprudent et le maladroit maître des céans du palais, les tenants et aboutissants du programme axé sur l’émergence de Madagascar, en question, fut de bout en bout qualifié de plagiat. Un constat avéré sur plusieurs points. Une autre ombre sur le tableau, l’horizon prévu pour la réalisation effective des programmes dits de structurants est fixée pour 2030. De quoi faire rougir de rage et de déception le pauvre peuple ! Une population affamée et meurtrie par une misère extrême n’a plus la force d’attendre et survivre encore 12 ans de plus !
L’IEM soumise au pays par Andry Rajoelina, entouré d’une équipe d’experts, est conçue pour répondre dans l’immédiat et pour le long terme aux soucis majeurs des concitoyens. En termes clairs et concis, valable pour l’horizon…2019 !
 Ndrianaivo

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Editorial

  • Mouillée !
    Les soupçons de magouille et manipulation de voix au niveau de la CENI, du moins, au sein de ces démembrements se précisent. Comme il fallait s'y attendre, le président fondateur de l'IEM, le candidat n° 13, Andry Nirina Rajoelina (ANR), entouré de ses proches, fit une retentissante  déclaration, au siège de son état-major à ARENA (Ivandry). Des preuves irréfutables à la main et d'un ton ferme et catégorique, ANR dénonçait le tripatouillage des voix orchestré au sein de la Commission électorale nationale indépendante durant les travaux de traitements des dossiers émanant des bureaux de vote. Les résultats provisoires publiés officiellement par la CENI sont, donc, entachés de fraudes.  Il pointait du doigt la volonté délibérée de certains responsables de la CENI, à partir des Sections de recensement des matériels de vote (SRMV) au niveau des Districts, de léser le candidat n° 13.

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