Publié dans Editorial

L'ultime chance ?

Publié le mercredi, 30 mai 2018

Bien qu'ayant constaté, dans l'article 2 de sa Décision n°18-HCC/D3 du 25 mai 2018, confirmant la violation de l'Art. 167 de la Constitution par l'actuel Chef de l'Etat, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) n'avait pas jugé nécessaire de déchoir le Président de la République.  En effet, selon l'Art. 167 stipulant ainsi « Afin de respecter le prescrit constitutionnel, le Président de la République, dans un délai de 12 mois à compter de son investiture, invite les Instances compétentes à désigner les membres qui composeront la Haute Cour de Justice  afin de procéder dès l'expiration de ce délai à l'installation de la Haute Cour de Justice. Toute partie justifiant d'un intérêt peut saisir les Instances compétentes de demande de sanction en cas de carence ».

Selon, toujours cet article (167) dans l'alinéa 2 « En ce qui concerne le Président de la République, exceptionnellement, l'Instance compétente est la Haute Cour Constitutionnelle qui serait autorisée à prendre les sanctions qu'aurait pu prendre la Haute Cour de Justice si elle était installée ». Ainsi, dès lors que la HCC a bien voulu constater la carence de la mise en place de la HCJ dans l'article 2 de sa décision du 25 mai 2018, il n'y a pas le moindre doute que Rajaonarimampianina Hery, en tant que Président de la République, a bel et bien failli à sa responsabilité. De ce fait, il méritait incontestablement  la « sanction ». Il s'agit d'un juste retour normal des choses. D'un  vulgaire « retour de manivelle » ! D'une simple application de la loi. Et d'un respect, sans détour, de la Constitution ! Cependant, la HCC en a décidé autrement !
Pour un pays comme Madagascar qui se vante d'être un Etat de droit, le minimum des choses à faire valoir consiste au respect strict des lois en vigueur dont en premier lieu la Constitution. Car le ou les manquements, surtout répétés, aux dispositifs de la Loi fondamentale conduirait le pays vers la gabegie. Cette dernière étant la porte ouverte à l'anarchie. Le pays serait à sens « dessus dessous ». Malheureusement, la Grande île vit cette triste réalité. Madagascar se trouve en plein dans l'œil du chaos. Rien ne va plus !
Alors, les observateurs clairvoyants s'étonnent de la Décision de la HCC en date du 25 mai 2018 qui, en quelque sorte, rabaisse son honorabilité et son crédit. Une auguste Institution présidée par un illustre constitutionaliste et professeur titulaire de Droit à l'université d'Antananarivo, Jean Eric Rakotoarisoa.
D'après la déclaration de Mr Idéalison, juriste de formation, au micro de l'émission jumelée « miara-manonja » animée par l'équipe à Lalatiana Rakotondrazafy, la HCC aurait voulu offrir une ultime chance à Hery Rajaonarimampianina de pouvoir sortir par la …grande porte. D'emblée, on s'interroge, le locataire d'Iavoloha saurait-il saisir la balle au bond ? On hésite, sérieusement, à y croire. Encore plus, est-ce que le Chef de l'Etat, en place, mériterait-il cette faveur ? Un récidiviste invétéré, de sa trempe, pourrait-il espérer à une telle clémence ? De ces violations répétées, c'est un non-sens de lui faire bénéficier une grâce. En tout cas, selon toujours ce technicien du Droit, Rajaonarimampianina a perdu à 100% la bataille.
L'ultime chance ne lui servira à rien pour se refaire une virginité politique !
Ndrianaivo

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Editorial

  • Mouillée !
    Les soupçons de magouille et manipulation de voix au niveau de la CENI, du moins, au sein de ces démembrements se précisent. Comme il fallait s'y attendre, le président fondateur de l'IEM, le candidat n° 13, Andry Nirina Rajoelina (ANR), entouré de ses proches, fit une retentissante  déclaration, au siège de son état-major à ARENA (Ivandry). Des preuves irréfutables à la main et d'un ton ferme et catégorique, ANR dénonçait le tripatouillage des voix orchestré au sein de la Commission électorale nationale indépendante durant les travaux de traitements des dossiers émanant des bureaux de vote. Les résultats provisoires publiés officiellement par la CENI sont, donc, entachés de fraudes.  Il pointait du doigt la volonté délibérée de certains responsables de la CENI, à partir des Sections de recensement des matériels de vote (SRMV) au niveau des Districts, de léser le candidat n° 13.

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