Publié dans Editorial

Ceci explique… !

Publié le jeudi, 05 avril 2018

Et les incontournables députés et  sénateurs  roulent, allègrement, pour la quatrième session.  Vas-y donc nos braves élus pour 12 jours supplémentaires, des indemnités et avantages de plus et encore pour des « cadeaux », etc. ! Quelle aubaine mesdames et messieurs les  élus ! Continuez ainsi et laissez le peuple vivre sa misère. Il est clair comme l’eau de roche que les tenants du régime aient nettement fixé leur priorité. Les efforts soutenus et continus pour gagner la bataille contre la pauvreté, le combat sans merci, au quotidien, pour maitriser l’insécurité et la lutte acharnée pour  endiguer la corruption se trouvent, tous, relégués au second, au troisième sinon même au dernier rang. Le choix est fait : la réélection ! Les dirigeants  ne disposent ni le temps nécessaire ni les moyens suffisants pour s’occuper des problèmes du bas peuple. Aucune honte ni le moindre souci des conditions misérables des concitoyens.

 

Madagascar, une grande île très riche en ressources naturelles et disposant d’énormes potentialités humaines, subit les effets contre-productifs des erreurs des dirigeants. Les fonctionnaires lambda et les petits salariés peinent à joindre les deux bouts. Sans parler des paysans et la masse populaire vivant des activités informelles qui végètent tout au long de l’année. On ne peut pas concevoir qu’un pays comme le nôtre se trouvant parmi les plus performants, en termes de référence économique en Afrique des années 60, dégringole 50 ans après surtout les cinq dernières années au rang des tout derniers de la classe.

L’insécurité, la bête noire de la grande majorité de la population riche ou pauvre, s’intensifie et multiplie les forces de frappe. Plongés dans une galère indescriptible, les habitants de la Grande île ne savent plus à quel saint se vouer ! Les attaques à main armée, les rapts et l’escroquerie de tout genre font leur pain quotidien y compris les résidents vivant ou opérant dans le pays. Si des pays, du même Continent, comme le Botswana, le Rwanda, l’Afrique du Sud, l’île Maurice et bien d’autres réalisent des progrès notables et continus dans la rude bataille contre la corruption, Madagascar régresse lamentablement et se trouve sur le point de perdre, à jamais, sa bataille. La Grande île rejoint le rang des pays irrécupérables. Aucun scrupule pour les tenants du pouvoir d’exhiber, urbi et orbi, leur capacité de nuisance à l’endroit de l’intégrité et de la dignité morale du pays. Face à ce grand chantier inachevé, sinon, délaissé pourtant très urgent, la priorité de tenants du régime est à chercher ailleurs. Un pan de la voile commence à se lever et montre en filigrane les véritables raisons du refus par le pouvoir HVM à améliorer, tant soit peu, des conditions de traitements des fonctionnaires au début de l’année, comme ce fut le cas depuis des lustres.

En cette dernière année de son mandat, ce qui compte, avant tout, pour le Président consiste à sa réélection. Tous les efforts, financiers surtout, se convergerons à cet objectif. En effet, il lui faut avoir entre les mains les moyens plus que suffisants, pour financer la pré-campagne en cours et la campagne électorale proprement dite. En outre, il faut de  l’argent pour les « achats divers ».  Et les besoins vitaux du peuple peuvent attendre. Ceci explique cela !

 Ndrianaivo

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Editorial

  • Et le savon !
    Trop occultée par les affres et les fantasmes de la politique, l’économie s’éclipse et meurt à petit feu! Elle peine à subsister. Des mesures d’urgence s’imposent. Le samedi 12 janvier 2019, le premier responsable de l’Autorité nationale en charge des mesures correctives commerciales (ANMCC) donna une conférence de presse en présence de certains opérateurs locaux. L’objet étant de faire état des dispositions engagées afin de « donner un nouveau souffle à l’industrie nationale ». D’après Barthélémy, directeur Général de l’ANMCC, des mesures de sauvegarde ont été arrêtées touchant les importations de certains produits comme les pâtes alimentaires, des détergents en poudre ainsi que des couvertures. Pour une durée de 4 ans, renouvelable, les importations de ces produits ciblés seront soumises au droit additionnel de 30%.  Il n’est jamais tard pour bien faire ! Les acteurs nationaux de l’industrie ont dû attendre des années des mesures pour protéger nos produits face à l’importation ...…

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