Publié dans Editorial

Alternative crédible

Publié le vendredi, 23 février 2018

Andry Nirina Rajoelina, l'ancien président de la Transition, après quatre années d'absence et de silence, revient sur le devant de la scène. « Zandry kely » débarque au « tanindrazana » avec un « voan-dàlana » dans la valise : l'Iem. Après avoir été présentée, pour la première fois, le vendredi 26 janvier 2018 à Paris au Petit Palais, Musée des beaux-arts, l'Initiative pour l'émergence de Madagascar (Iem) fut à l'honneur à Antananarivo (Ivandry) par le soin de son « père fondateur », en la personne de monsieur Andry Nirina Rajoelina.

En effet, le dimanche 18 février, Andry Rajoelina, le tombeur de Marc Ravalomanana, devant un parterre de personnalités différentes, présenta officiellement au public malagasy l'Iem à Ivandry, au studio Arena, sous les feux des projecteurs de trois grandes chaînes de télévision privées : Viva, Tv-Plus et Kolo Tv. L'ex-chef de la Transition, très à l'aise, en véritable professeur de cours ex-cathedra, exposa l'ensemble de stratégies qu'il compterait appliquer pour remettre le pays sur les rails. Un « remède de cheval » qui nécessite une application urgente. Sans complexe, il avait répondu aux questions de l'assistance composée essentiellement d'hommes et de femmes politiques, d'intellectuels, de journalistes, d'artistes, d'étudiants et de simples citoyens.
L'émission qui avait fait exploser l'audimat retenait l'attention des concitoyens dans toute l'île. En dépit des sabotages orchestrés, de connivence avec la Jirama, notamment des coupures intempestives d'électricité, l'initiative a rempli quand même le contrat. Tenue en haleine, l'assistance suivit avec intérêt l'exposé de l'ancien leader de la Révolution Orange. Cette mère de famille, fonctionnaire de son état, n'a pas caché son enthousiasme. Son mari, lui, un chauffeur-guide de son état, a avoué être conquis par le sérieux de l'intervention. Une autre dame, autour d'un petit débat près d'un taxiphone, souhaiterait une rediffusion. Sans conteste, le citoyen lambda accorda un vif intérêt à ce show qui ressemble fort, pour beaucoup, à un plan de sauvetage. Ces quatre longues années d'irresponsabilité suffisent pour faire plonger le pays dans l'abîme de la misère et de la désolation.
Madagascar, dans le quintet des pays les plus pauvres du monde, aspire à un monde meilleur, et ce, le plus rapidement possible. Les belles paroles, stériles en tout point de vue, des tenants du pouvoir déçoivent à plus d'un titre.
Madagascar, en chute libre dans le classement de l'indice de la perception de la corruption (Ipc), donc parmi les pays les plus corrompus de la planète, cherche à redorer le blason, dans les plus brefs délais.
On imagine aisément la panique qui envahit les barons aux cravates bleues. Les « mercenaires » du régime, mis sur orbite, s'activent à la réplique. A priori, les traitres et les « retourneurs de veste », sinon les « travestis » de la politique se précipitent au premier rang de la riposte. Seulement, on le sait, leur implication dans le jeu plombe les ailes du Hvm. L'équipe à Rivo Rakotovao gagnerait en point, peut-être, en alignant de l'avant, des éléments « purs » du parti au lieu recourir au service des « faux jetons », des indésirables.
A la recherche d'un point d'ancrage sérieux, le peuple déboussolé et dépité, voit à travers l'Iem d'Andry Rajoelina une référence digne de foi, voire une alternative crédible.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Sale jeu !
    A quel jeu se livre-t-on exactement ? Sur terrain, une équipe hétéroclite dirigée par un « technocrate et n'appartenant à aucune formation politique » du nom de Ntsay Christian joue un match capital. En réalité, il s'agit d'un match où « tout le monde », coach, capitaine, joueurs, supporters et même les spectateurs sur le gradin, n'a pas le droit ni l'intérêt de perdre. A tout prix, l'équipe doit gagner !

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