Publié dans Editorial

Logique et normal ?

Publié le lundi, 13 novembre 2017

LLes ténors du Hvm sentirent la nécessité absolue de rendre public la raison politique qui les avait poussés à écarter le président, ou plutôt l'ex-président du Sénat Honoré Rakotomanana. Il leur a fallu, à la date du 8 novembre 2017, d'un encart sur une page entière de publication dans certains quotidiens proches du pouvoir ou d'autres qui ne sont pas trop « méchants » vis-à-vis d'Iavoloha.

En fait, la démarche s'inscrit dans l'optique de rétablir la logique politique et remettre les pendules à l'heure, c'est-à-dire, un utile recadrage pour la normalisation des institutions selon, même, les termes choisis. Une gesticulation qui ne convainc personne, du moins, les observateurs avertis.
Logique et normal, dites-vous ! Pour peu que l'on creuse, on se rendra très vite à l'évidence que le choix des termes frise, tant soit peu, une tricherie, voire un décalage flagrant entre les situations réelles et les prétentieuses déclarations.
Logique. Larousse définit le mot « logique », entre autres, par une « manière de raisonner juste, méthodique : suite cohérente d'idées… ». Quand on suit de près le fil des idées évoqué par les barons du Hvm avec en tête Rivo Rakotovao et son mentor Hery Rajaonarimampianina, on ne décèle point une suite de raisonnements cohérents et justes. Tout juste, on note l'enchevêtrement de forcings et de diktat et le tout dans un cadre infesté de corruption. Le processus est faussé dès le départ même, dans la mesure où l'élection et la nomination des membres de la deuxième Institution, le Sénat, ne suivaient pas la logique de la vérité et de la justice. Les résultats des élections, lors des Municipales (maires et conseillers municipaux), ne reflétaient pas exactement les choix du peuple. Trucages et traficotages ont été constatés. Les observateurs suspectaient des manipulations, à grande échelle, des résultats dans les bureaux de vote. Et au moment du montage des listes des grands électeurs, des débauchages et revirements de certains élus au profit du parti au pouvoir s'opéraient au su et vu de tous. Il s'agit, en réalité, d'un scrutin où le pouvoir de l'argent frappe insidieusement.
Ainsi, si les barons du Hvm parlent de « logique politique », il serait plutôt judicieux de dire d'un « logique du vol » ou d'un « logique de l'escroquerie » ! 
La normalisation ! La normalisation des institutions. Tel est le second motif justifiant le limogeage sec de l'ancien président du Sénat Honoré Rakotomanana pour mettre à sa place Rivo Rakotovao, le président du Hvm. Tout le monde connait le déséquilibre des Institutions de la 4ème République. Dans les faits, c'est un équilibre « bancal ». Les titulaires des deux principales Institutions ne reflètent pas, non plus, l'expression du choix du peuple.
A l'Assemblée nationale, le régime n'avait AUCUN député élu au début de la législature. C'est par à coup de mallettes que le groupe parlementaire Hvm s'étoffait. Donc, s'ils osent parler de normalisation, il faudrait remettre à leurs partis d'origine les élus débauchés. Les députés « indépendants » rejoignent la case départ. C'est ainsi que la situation revienne à la normale. La normalisation des institutions que l'on claironne, actuellement, ne relève que d'une mascarade ignoble.
Dans toute chose publique, il y a un minimum de déontologie, voire d'étique à respecter. Autrement, on se retrouve dans une République bananière !
Ndrianaivo

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Editorial

  • Horizon…2019 !
     Emergence, terme fétiche en cette fin de mandat du régime en place. Tellement, les barons aux cravates bleues terminent leur funeste parcours en coulant le pays. On dit qu’un objet émerge quand il remonte en surface et se trouve en contact avec l’air. Pour un homme, entièrement sous l’eau, le terme « émergence » indique pour lui l’idée d’une remontée en surface et lui offre la possibilité de pouvoir respirer l’air. Madagascar, en cinquante-huit ans d’indépendance, sauf la petite parenthèse des années 60, ne cessa de dégringoler. Une descente aux… enfers qu’aucun régime démocratiquement élu n’avait pas pu stopper tout au moins ralentir. En effet, à partir des années 70, le « navire Madagascar » commença à prendre de l’eau. Le comble du malheur, le drame s’aggrave d’année en année. La Deuxième République, le principal tombeur du pays, détruit tout. La dictature rouge de l’Amiral Didier Ratsiraka coula la Grande île. Le régime socialiste…

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