Publié dans Editorial

Date mythique

Publié le jeudi, 12 octobre 2017

Eliane Bezaza, le Secrétaire National du Parti Social Démocrate (PSD), appelle à l'éveil de la conscience nationale pour un devoir de mémoire. A quelques heures de la date mythique du 14 Octobre, elle invite chacun, en particulier le pouvoir en place, à honorer le souvenir de celui qui a été l'outil pour l'autodétermination du peuple malagasy : Philibert Tsiranana. En effet, 14 Octobre fut la période charnière conduisant le pays vers l'indépendance en 1960.

Quels que soient les avis divergents des historiens autour de l'accession de la Grande île à l'indépendance, la personne de Philibert Tsiranana, Premier Président de la République Malagasy tenait un rôle d'importance nationale.
Bien sûr, la démarche bénéficiait d'un contexte international favorable. L'Organisation des Nations Unies (ONU) pesait de tout son poids pour « obliger » les métropoles coloniales à libérer les pays colonisés. En dépit de la contribution, non négligeable, des Malagasy aux côtés des Français durant la Guerre, la France avait eu le toupet de réprimer durement les tentatives des nationalistes pour l'indépendance en mars 1947.
La France, parmi les cibles de l'Organisation mondiale, n'avait finalement d'autres choix que d'emboiter le pas des autres. Elle finit par se plier, mais encore, au prix de nébuleux et sanglant subterfuge !
De Gaulle, de retour au pouvoir en mai 1958, obligé et pressé par les évènements d'Algérie, prépara une vague d'indépendance déguisée pour l'Afrique. La cellule « France Afrique » sous la houlette d'un certain Jacques Foccart à l'Elysée montait les stratégies. Une contradiction interne que les historiens ne manquaient pas de soulever chez De Gaulle. Lui qui refusait l'armistice et ne voulait aucune concession à Hitler, par
l' « appel du 18 juin » à la Résistance, militait pour une France libre, refusait d'une réelle indépendance aux peuples colonisés.
Pour le cas de Madagascar, Paris desserra l'étau et tria au volet, soigneusement, les hommes, parmi les leaders du Parti des déshérités de Madagascar (Padesm), pour leur confier les rênes du pouvoir après son simulacre départ.
Par le référendum de 1958, Madagascar avait choisi de rester dans la Communauté française, et ce, malgré que le jeune Pasteur Andriamanjato Richard Mahitsison fit voter non à Antananarivo. Ce fut dans ce cadre de néocolonialisme que De Gaulle acceptait de doter à la Grande île le statut de République. Officiellement déclarée dans la grande salle du Lycée Gallieni le 14 Octobre 1958, Madagascar devient une République. C'est ainsi que naquit « la République Malagasy » dont le premier Président fut Philibert Tsiranana.
L'accession de Madagascar en tant que République fut une étape décisive vers le retour à l'indépendance du pays. Ainsi, le fait de passer délibérément sous silence la date du 14 0ctobre relève d'une indifférence très injuste à l'égard du processus irréversible à l'avènement de la souveraineté nationale. C'est, ni plus ni moins, un déni de l'Histoire.
Durant toute la durée de la Première République, le régime vouait à la date de 14 Octobre une vénération particulière. Elle recevait l'honneur qu'elle méritait. Seulement Didier Ratsiraka, imbu de son socialisme farouche, snobait la date car, selon lui, elle symbolisait l'emprise coloniale de l'ancienne métropole.
Ne serait-ce qu'un geste symbolique, loin d'être une honte, les tenants du régime doivent à cette date mythique du 14 Octobre une mémoire et un respect.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Orpheline
    Zafy Albert, celui qui fut pris pour le « chantre » de la démocratie, disparait à l’âge de 90 ans. La démocratie perd l’un de ses plus grands défenseurs, sinon son père. Avec lui disparait, aussi, la vertu de l’humilité et de la probité. Propulsé au sommet de l’Etat des suites des contestations populaires au début des années 90 mettant fin au long règne de l’Amiral rouge Didier Ratsiraka, le Professeur Zafy Albert inaugura un nouveau style de gouvernance. Président de la Haute Autorité de l’Etat, HAE, il assuma la fonction de Chef de l’Etat, en tandem avec un certain Guy Willy Razanamasy à la Primature, et ce, grâce à la « Convention de Panorama » en 1991.  Mais, le « couple » ne devrait pas durer assez longtemps ! L’élection présidentielle de 1993, tout juste après un Référendum constitutionnel, devra le confirmer au poste de premier Président de la Troisième République. 

A bout portant

BONS PLANS WEEK-END

  •  Vendredi 25 novmebre 2016:

    - Fara kely, Fara Gloum et Mahandry au Piment café

    - Joëlle Claude  : au Cercle-germano malagasy à Analakely

    - "Who's next" au Dome Rta à 17h

    - Journée dédiée à la jeunesse suivi d'un spectacle oratoire le "Cinbé village" et le "zumba coloré" au Village de la Francophonie à Andohatapenaka

    - Grand concert intégrationnel au Village de la Francophonie à 15h suivi d'un défilé de mode et un "Zoma magnifique" avec Mika et Davis à 21h

    Samedi 26 novembre 2016:

    - "Ndao hifety isika jiaby": thème du jour au Village de la Francophonie

    Dimanche 27 novembre 2016:

    - "Ce n'est qu'un au revoir" thème du jour au Village de la Francophonie

    - "Ciné village", finale du tournoi de slam, carnaval de clôture, grand concert de musique classique, récit du mythe d'Ibonia, un chant d'au revoir du village, un jeu de drapeau: "Ce n'est qu'un au revoir mes frères" à 19h au Village de la Francophonie

  • Se surpasser, encore et toujours. Avant de s’envoler pour d’autres cieux, Bodo rendra hommage à ses fans à l’« Akany Nambinitsoa », Talatamaty. Ce sera son dernier cabaret-concert de cette année. Une occasion à ne pas rater pour les amateurs de cette grande dame de la musique malagasy. Le show commencera à partir de 20h.
     
  • Après l’avant-gout de la célébration du 20ème anniversaire du groupe « ‘Zay » qui a eu lieu à l’hôtel Carlton, Anosy, ce dernier revient sur le devant de la scène. Ainsi, le groupe réalisera un autre concert au Palais des sports de Mahamasina ce dimanche après-midi. Durant quelques heures, « ‘Zay » résumera les 20 ans de sa carrière à travers ses titres. Nary et compagnie ressusciteront leurs tubes les plus connus. Outre les musiciens, l’instrument à vent « Anjaniony » bercera le public. Le concert débutera à partir de 15h.
     
  • Une belle ambiance et de la bonne musique attendront les abonnés de l’Amitié Fandian à Ankadindramamy à partir de 21h. Mahery, Nini (Kiaka), Poun ou encore Green Banane animeront la soirée « after work » de cet endroit qui est devenu, à chaque fin de week-end, le lieu de rendez-vous incontournable pour certaines familles et des amis. Le répertoire sera composé des succès de ces artistes, en plus des duos et trios exceptionnels. 

  •  Des artistes véhiculant des styles de musique différents se réuniront au Pk 0 Soarano. La musique traditionnelle, celle urbaine et la musique des hauts-plateaux berceront les cœurs des  abonnés de cet endroit dans une soirée dénommée « Cabaret in Tanà ». Ry kala vazo, Jimmy Harison, Tana Group et Tovo J’hay partageront la scène pour assurer une ambiance parfaite.
  • Dans le cadre du festival « Madajazzcar », un cabaret avec Mampionona quintet, Hakon Storm, Mathisen feat Lova Bil, @ Tonny Mahefa Razafiarison & Volahasiniaina Linda aura lieu à l’hotel du Louvre, Antaninarenina à partir de 19h 30.
     
     
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