Publié dans Editorial

Loufoquerie !

Publié le mercredi, 11 octobre 2017

Régime insensé ! Quelqu'un est dit d'insensé quand il montre une inaptitude apparente à distinguer le comportement convenable vis-à-vis des prochains ou dans la société. Le cas se complique du moment que des symptômes apparaissent chez un responsable. L'Etat-Hvm perd la raison. Les tenants du régime, au sommet de l'Etat, sont malades de leur pouvoir. Les deux têtes de l'Exécutif entourés de leurs lieutenants font état de signes d'incohérence et d'ineptie, toutes deux flagrantes. 

En dépit des rappels à l'ordre émanant de divers horizons, ils adoptent et s'accrochent à des positions ou des décisions extravagantes ou irresponsables, tout court. Dès lors que le Chef de l'Etat annonçait l'intention ou la décision, c'est selon, d'amender la Constitution, toutes les sensibilités politiques et associatives n'ont pas attendu de réagir, et ce, sur l'inopportunité de la démarche. La levée des boucliers est pratiquement générale et même la Communauté internationale n'a pas pu s'empêcher de s'immiscer en recommandant, très diplomatiquement, à concentrer les efforts, uniquement, sur la préparation des échéances électorales de 2018. Mais, les barons au pouvoir persistent et signent. Ils cherchent des voies dilatoires pour camoufler l'« objet défendu ».
Le mode de gouvernance du régime sur la gestion du personnel de l'Etat attise l'animosité des agents. Les magistrats, les greffiers et les autres Corps de l'Administration dénoncent l'absurdité des tenants du régime.
Les chefs de l'Exécutif rejettent le principe de garantir, publiquement, le respect de l'indépendance et la liberté des juges dans l'exercice de leurs fonctions. Une attitude   totalement en contradiction à la lettre et à l'esprit du texte de la Loi fondamentale. Pour leur part, les greffiers contestent l'insolence des responsables du ministère vis-à-vis de leurs conditions. Conséquence logique, les juges actionnent une grève « totale » et illimitée à laquelle se joignent les greffiers. Pour faire face à cette détermination, les titulaires du pouvoir envoyèrent les Forces de l'ordre ou du … désordre. Les éléments de l'Emmo-Reg forcèrent, brutalement, les portes du Palais. Une honte que les dirigeants auraient pu épargner à la Nation toute entière. Une folie que l'on devrait à jamais éviter. Réponse du berger à la bergère, les grévistes durcirent le ton. Aucun service minimum dans tout le territoire national.
Longtemps muré dans un mutisme compromettant face à la recrudescence de l'épidémie de la peste, le Chef de l'Etat finit par réagir et, selon ses propres termes, déclara la guerre au fléau. Une léthargie démentielle que n'importe quel citoyen n'arriverait jamais à digérer. Deux mois et demi après la déclaration officielle de la résurgence de la peste qui avait déjà fait des ravages, en vies humaines et des dégâts sur le plan économique, le premier magistrat du pays daigne bouger le petit doigt. En effet, selon les derniers chiffres (il y a 48 heures), on enregistre officiellement 48 décès dont 21 à Tanà et 450 cas suspects répertoriés. Et ce bilan évolue, à la hausse, rapidement et malheureusement. A l'état actuel de la propagation, l'épidémie atteint plusieurs régions de l'île. Une réaction trop tardive du numéro Un malagasy qui dénote une indifférence, coupable sur tous les plans.
Mieux vaut tard que jamais, dit-on ! Incontestablement vrai, mais il faut toujours se mettre d'accord qu'il s'agit de vies humaines à sauver. Aucune maladresse ni loufoquerie n'est admise !
Ndrianaivo

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Editorial

  • Bataille rangée
    Guerre déclarée. L’escalade de provocations, déclenchée initialement par les maîtres du régime, propulse inexorablement le pays vers la logique de confrontation. Une guerre déclarée dont personne ne sait quel en est la véritable raison. Des troubles inutiles et incompris sciemment fomentés un peu partout.  En face, l’opinion publique, des acteurs pertinents de la société civile, les leaders des formations politiques principalement de l’opposition et même les prélats des Eglises, à l’instar de l’Eglise catholique apostolique romaine (ECAR) ou ceux des Eglises non affiliées au FFKM ne restent pas insensibles. Ils réagissent chacun dans leur propre camp. En fait, ils ne veulent pas rester indifférents et sont déterminés à manifester leur rejet aux dérives dictatoriales, répétées, de ces détenteurs de l’autorité d’Etat. Des tirs croisés, apparemment percutants, atteignent de plein fouet le centre de gravité du pouvoir. Ainsi, le régime doit faire face à une bataille rangée sur plusieurs fronts.Les catholiques, très…

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