Publié dans Editorial

Cumul gagnant ?

Publié le lundi, 04 septembre 2017

La dernière retouche du Gouvernement confirmait Olivier Solonandrasana Mahafaly en tant que Premier ministre (Pm) et en même temps ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation. Observateurs et analystes de divers horizons s'insurgèrent du maintien, éternellement, de Solonandrasana Mahafaly au Gouvernement. Il a vu défiler deux sur les trois Pm dont le troisième n'est autre que lui-même. Une longévité faisant tiquer certains citoyens avertis qui les ont poussés à se demander si Madagascar ne disposerait-il plus d'autres personnalités dignes et compétentes ? A-t-on épuisé la réserve nationale comportant nos élites ? (« Lany olo-manga ve ny firenena ? »).

Le Président Rajaonarimampianina persiste et signe sur la présence d'Olivier Solonandrasana, administrateur civil de son état, au sein du Gouvernement en le faisant cumuler de surcroît deux postes clés, notamment la Primature ainsi que l'Intérieur et la Décentralisation. Ainsi, tout en étant chef de l'administration générale, il supervise simultanément l'administration territoriale. Un département-pilote qui contrôle la gestion du territoire national et, surtout, qui téléguide toutes les élections du pays nonobstant l'existence d'une Commission électorale nationale dite « indépendante ». Tout compte fait, Olivier Solonandrasana tient entre les mains la clé du régime Rajaonarimampianina. A l'approche des échéances électorales de 2018, le Chef de l'Etat ne se hasarderait pas à confier des postes aussi importants que stratégiques tels la Primature et l'Intérieur à des « novices ». Il ne peut pas, en aucun cas, se passer des services et de l'efficacité prouvée lors des élections générales (Municipales et Sénatoriales) de 2015-2016 d'Olivier, pour les intimes.
Depuis la première République, et ce, jusqu'à ce jour, le portefeuille de l'Intérieur n'a jamais été laissé au hasard entre les mains de n'importe qui. Les André Resampa, Ampy Augustin Portos, Charles Rabotoarison, Charles Rabemananjara, pour ne citer qu'eux, furent des… « Hommes de main » de premier plan de leurs chefs respectifs.
Pour le cas de monsieur Solonandrasana Mahafaly, précisément, plus d'un s'offusque de son inamovibilité au sein du Gouvernement. Son parcours professionnel et moral en tant que membre de l'Exécutif ne le justifie point. Pour certains, dont entre autres l'ancien patron de Mahazoarivo durant la Transition, Omer Beriziky, il s'agit d'une insulte. Impliqué dans des allégations de détournement de deniers publics, en complicité avec des personnalités douteuses du genre Claudine Razaimamonjy, Olivier Solonandrasana ne mérite guère de siéger au sommet de l'administration du pays. Les Partenaires techniques et financiers (Ptf), eux non plus, ne comprennent, en rien, la persistance du choix de l'homme fort d'Iavoloha à travers cette arrogante confirmation et de ce néfaste cumul qui défie toute logique.
Le Chef de l'Etat semble subir l'influence du cumul gagnant perpétré par le régime précédent, celui d'avant la Transition. En effet, l'ancien locataire du Palais d'Atsimondrano, nommait le Général Charles Rabemananjara au poste de ministre de l'Intérieur cumulant, après, celui de la Primature, et cela, tout juste avant l'élection présidentielle de 2006. Comme on le savait, le cumul avait permis au candidat-président sortant de remporter, aisément, une victoire sans appel.
Le futur candidat-président sortant est, visiblement, tenté par la réussite du scénario d'un cumul gagnant. Reste à savoir si les résultats confirmeraient l'entreprise. De toutes les façons, comme on le constate, maintenant à un an du scrutin, où des manèges sont insidieusement mis en avant, on présage déjà une large victoire.
Ndrianaivo

1 Commentaire

  • Posté par Richardmah
    dimanche, 10 septembre 2017

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    Trop occultée par les affres et les fantasmes de la politique, l’économie s’éclipse et meurt à petit feu! Elle peine à subsister. Des mesures d’urgence s’imposent. Le samedi 12 janvier 2019, le premier responsable de l’Autorité nationale en charge des mesures correctives commerciales (ANMCC) donna une conférence de presse en présence de certains opérateurs locaux. L’objet étant de faire état des dispositions engagées afin de « donner un nouveau souffle à l’industrie nationale ». D’après Barthélémy, directeur Général de l’ANMCC, des mesures de sauvegarde ont été arrêtées touchant les importations de certains produits comme les pâtes alimentaires, des détergents en poudre ainsi que des couvertures. Pour une durée de 4 ans, renouvelable, les importations de ces produits ciblés seront soumises au droit additionnel de 30%.  Il n’est jamais tard pour bien faire ! Les acteurs nationaux de l’industrie ont dû attendre des années des mesures pour protéger nos produits face à l’importation ...…

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