la "Une" du jour - Vous pouvez cliquer pour agrandir

la une du 20/03/10, N°0560

S'identifier



Statistiques

Membres : 541
Contenu : 6468
Liens internet : 6
Affiche le nombre de clics des articles : 1825178
Accueil Editorial Editorial - Un train peut en cacher un autre

Editorial - Un train peut en cacher un autre

Écrit par V.R.   
Mardi, 17 Mars 2009 00:00
Le leader d’un parti politique très connu est entré en scène hier après-midi. Beaucoup d’observateurs pensent qu’il a toujours été dans les coulisses.
Avec la même verve, il a aligné les arguments pour le départ du président de la République, en insistant par ailleurs sur le caractère extraconstitutionnel des solutions de sortie de crise. Les arguments en question sont pourtant noyés dans une phraséologie « juridiste » que beaucoup ont du mal à relier avec les autres événements en cours, donnant ainsi à ce mouvement de contestation des allures, non pas de déraillement des wagons, mais de plusieurs voies dont on n’entrevoit pas les terminus.
C’est la mode des ultimatums, des avertissements et des menaces. On en connaît les effets. Du moins de ceux qui ont été lancés dans le cadre de cette crise. Ils émanent de tous les acteurs principaux de la crise, du moins de ceux qui ont eu un rôle plus ou moins important : des contestataires aux accusés en passant par la communauté internationale et les militaires.
Il y a aussi des démarches à la limite de la compréhension, comme ces dépôts de demande de destitution, d’empêchement et enfin d’arrestation. Il y a une confusion telle -mais ce n’est pas une nouveauté- qu’on ignore lequel des trains sur toutes ces voies vont parvenir le premier à la gare de destination. Si tant est que l’un d’eux y parvienne parce que pendant que tous ces trains vont dans tous les sens, il n’est pas impossible qu’un autre train -un train peut en cacher un autre n’est-ce pas ?- entre en gare le premier.
Les ralliements à la cause de l’ex-maire de la Capitale et au mouvement de contestation contre le régime en place se suivent et se ressemblent. Ils continuent d’alimenter les conversations tout en défrayant la chronique à cause surtout des antécédents politiques d’un certain nombre d’entre eux mais aussi de leurs personnalités. Ainsi certaines nouvelles « adhésions » ont-elles  l’effet d’une bombe qui secoue surtout les rangs des partisans dont les sentiments vont de la perplexité à la défiance en passant par l’indignation. On ne peut pas parler de courage pour ce qui concerne ces personnes. Il s’agirait davantage de culot pour utiliser un terme vulgaire. Quoique nous ayons évoqué dans nos colonnes cette attitude de lâcheté généralisée des deux côtés. Dans l’un, c’est le silence terrorisé depuis toujours, celui des membres du gouvernement dont une seule a eu la hardiesse de démissionner à cause de faits qui ne souffrent d’aucune contestation quant à leur ignominie (tuerie du 7 février et introduction d’éléments étrangers dans une armée souveraine). Quand les autres se terrent et évitent d’apparaître en public. Dans l’autre, ceux qui s’érigent en leaders ne font que pousser le peuple à braver les forces de répression à travers des déclarations dont la flamme n’a d’égal que leur poltronnerie. L’on se rappelle d’ailleurs ce même discours selon lequel, certains chefs de l’opposition seraient derrière le peuple pour soutenir ses revendications. Et non devant pour les mener et les diriger comme ils prétendent généralement le faire.
La volte-face et l’opportunisme sont bien les deux mamelles de la politique politicienne. A ce jeu, il y a de véritables abonnés qui sont capables de calculs qui feraient s’arracher les cheveux aux mathématiciens les plus calés. Bien entendu cette crise qui dure est en train de forcer les uns et les autres à prendre position non sans en avoir bien mesurer les impacts et les retombées. Ces soutiens valent bien entendu leur pesant de frappe sur les esprits. En effet, ils peuvent être considérés, à tort ou à raison, comme des atouts. Cependant ils peuvent avoir l’effet inverse c’est-à-dire la gêne. Et les versatiles se doivent d’argumenter leur retournement de veste. Mais au final, il est clair qu’en l’état actuel de la situation, les défections -pour l’instant, elles concernent le camp présidentiel- dans les rangs de chaque camp, quelles que soient leur qualité et leur importance s’apparentent à des gains de points. Surtout lorsqu’elles apportent de nouvelles idées autres que ces sempiternelles dénonciations ou ces discours à effet d’annonce. Il ne s’agit plus de réclamer un départ, il faut passer à l’étape suivante : celle de voir les voies et les moyens pour le rendre effectif. Car le ras-le-bol commence à gagner de nombreuses chaumières dont les nerfs sont très près de craquer. Car le voyage devient trop long…
V.R.
Mise à jour le Lundi, 16 Mars 2009 22:05
 

la "Une" Inona no Vaovao - Vous pouvez cliquer pour agrandir

la une inona no vaovao du 20/03/10, N°0226
Pub-Mada.du 17 mars 2010
 
moov

Connexion en ce moment

Nous avons 41 invités en ligne