la "Une" du jour - Vous pouvez cliquer pour agrandir

la une du 20/03/10, N°0560

S'identifier



Statistiques

Membres : 541
Contenu : 6468
Liens internet : 6
Affiche le nombre de clics des articles : 1819550
Accueil Editorial Editorial - Epreuve de vérité

Editorial - Epreuve de vérité

Écrit par V.R.   
Lundi, 08 Février 2010 00:30
Il s’avère difficile pour la Communauté internationale de changer sa position sur le cas de Madagascar en ce qui concerne notamment la reconnaissance. Et ce, quand bien même, elle se trouve en possession de toutes les données qui barrent la route à la mise en place d’une Transition consensuelle et inclusive, ou plus exactement la participation des trois mouvances qu’elle a, elle - même, définie au sein des Institutions de cette Transition.
Il est vrai que cette Communauté internationale a, à travers ou non du Groupe international de contact, de manière plus ou moins explicite, reconnu certaines erreurs dont les conséquences sont encore ressenties jusqu’à ce jour. Mais de là à modifier certaines de ses décisions, il y a un pas qu’elle n’est pas en mesure de franchir au risque de perdre sa crédibilité aussi bien auprès de l’opinion internationale que de celle nationale. Une frange de cette dernière, ces derniers temps, a d’ailleurs durci sa position vis – à - vis d’elle. Elle ne l’a déjà pas porté dans son cœur dès le début des négociations. Il y a eu, en effet, beaucoup de méfiance car toutes les démarches se sont apparentées à des obligations. Qui plus est, bon nombre d’observateurs lui ont reproché non seulement de méconnaître la situation malgache, mais ont également noté quelques partis pris qui n’ont pas penché en faveur de l’actuel régime de Transition. Seulement, il est apparu que les trois mouvances n’ont pas toujours joué un jeu clair, jusqu’à compromettre leur cas. Dans la même foulée, leurs attitudes et comportements ont conforté, dans une certaine mesure, la mouvance de la Transition qui s’est retrouvé, à maintes reprises, en position de force. Malheureusement, cet avantage a été insuffisamment exploité. La cause viendrait peut - être autant des pressions en son sein que des maladresses dans la gestion de la Transition. Autrement dit, les Forces du changement n’ont cessé de porter flanc aux critiques dont certaines sont largement justifiées. Ce doit être aussi une des raisons pour lesquelles, il faille, au régime actuel, de déployer des efforts plus auprès de la Communauté internationale que de la population malgache.
On ne le redirait jamais assez : les sanctions internationales n’auront pas les impacts annoncés sur la population. C’est la classe dirigeante qui en fera surtout les frais. Mais les « punitions » ne se prennent pas à la légère et elles peuvent se faire dans la discrétion la plus totale.  Parmi elles, quelques - unes ne cessent d’être évoquées par une certaine presse. La fermeture des espaces aériens des pays membres de la Sadc, voire de l’Union africaine, est sans doute un moindre mal. D’autres routes aériennes existent. Il y a, en outre, mille autres façons de contourner ce problème aussi bien pour la compagnie nationale aérienne que pour les grands voyageurs.
Il est aussi question du gel des avoirs extérieurs de Madagascar. Pour l’homme de la rue, cela ne signifie pas grand - chose. Par contre, pour les missionnaires officiels, ce peut être un coup relativement dur. Dans le même ordre d’idées, on parle de refus de visa pour les mêmes personnes qui seraient donc des « persona non grata » dans quelques pays parmi lesquels des puissances importantes.
De ce qui précède, il y a lieu de remarquer qu’en fin de compte, les sanctions brandies pour l’instant comme des menaces ne vont changer en rien le quotidien de la grande majorité de la population. Elle ne peut même pas être considérée comme une victime collatérale. En revanche, les tenants du pouvoir risquent d’en souffrir considérablement. Surtout les adeptes des déplacements à l’extérieur.  Ainsi les véritables  cibles de ces sanctions, si tant est qu’elles tombent sur le pays, sont faciles à identifier. Il reste à savoir jusqu’où elles peuvent y résister. En fait, deux aspects seront mis à l’épreuve : ce patriotisme et cette défense de l’intérêt supérieur de la Nation, dont la population ne cesse d’être abreuvée. Une épreuve de vérité en somme.  
V.R.

Mise à jour le Dimanche, 07 Février 2010 21:01
 

la "Une" Inona no Vaovao - Vous pouvez cliquer pour agrandir

la une inona no vaovao du 20/03/10, N°0226
Pub-Mada.du 17 mars 2010
 
moov

Connexion en ce moment

Nous avons 137 invités en ligne