Publié dans Economie

Période des fêtes - Les prix commencent à flamber

Publié le vendredi, 07 décembre 2018

Il fallait s’y attendre ! Les prix montent en flèche actuellement au même rythme que les eaux dans certains quartiers d’Antananarivo. Entre la période des fêtes et la saison des pluies, il ne faut pas s’étonner si les prix commencent à flamber. Et cette hausse est remarquée sur quasiment tous les produits de consommation, allant des fruits et légumes aux produits de première nécessité. « En cette saison, les routes sont plus difficiles d’accès, surtout que les pluies sont très abondantes cette année. Les frais de transport des marchandises ont ainsi augmenté. Et nous ne pouvons combler nos pertes qu’en augmentant les prix », justifie un grossiste du côté du marché d’Isotry. Les routes, que ce soient régionales ou nationales, se dégradent de plus en plus sous l’effet des fortes pluies. Il ne faut pas non plus oublier la hausse de prix des carburants.

Effectivement, en matière de légumes, les prix ont nettement évolué depuis le mois d’octobre dernier. Pour les carottes par exemple, le kilo vaut maintenant entre 1 500 et 2 000 ariary. Alors qu’auparavant, il s’est situé en-dessous des 1 500 ariary. Quant aux pommes de terres et aux haricots verts, ils s’achètent respectivement à 1 400 et 2 000 ariary.
« Depuis le début de la saison des pluies, les prix ont complètement été chamboulés. Et la pluie est utilisée comme excuse par la majorité de mes fournisseurs pour se justifier. En tant qu’opérateur, je ne peux que m’accomoder par rapport au contexte et adapter le prix de mes produits dérivés en conséquence », constate Eliane Ramaroson, traiteur particulier. Toutefois, un fait qui étonne,  c’est que le prix des tomates reste stable, alors que ces dernières sont des légumes considérées comme les plus fragiles. Le kilo se vend à l’heure actuelle aux environs de 1 600 ariary.
 Le filet à 16 000 ariary
Mauvaise nouvelle. En cette période, comme tous les ans, à l’approche des fêtes de fin d’année, la viande est chèrement payée pour les consommateurs. En effet, actuellement, le kilo de la viande de bœuf a connu une hausse de 1 000 ariary, tout comme celui du porc et du poulet de chair. Ils sont ainsi passés de 10 000 à 11 000 ariary, de 11 000 à 12 000 ariary et de 9 000 à 10 000 ariary. Et pour les parties plus appréciées, le kilo revient encore plus coûteux. Le filet s’achète désormais à 16 000 ariary tandis que la côtelette coûte 15 000 ariary. Et les PPN suivent également la même cadence. Les fêtes de fin d’année risqueront d’avoir un goût amer dans la bouche de la population malagasy. 
Rova R.

Fil infos

  • Graves diffamations contre le Chef de l'Etat - L'immobilisme du Gouvernement fait jaser
  • Région Betsiboka - L’Etat renforce la lutte contre l’insécurité
  • Projets sociaux - Le Président Andry Rajoelina exige du concret
  • Diffamation sur internet - La France, base arrière pour des cybercriminels malagasy ?
  • Alain Ramaroson - Quel avenir politique pour lui 
  • Claudine Razaimamonjy - De nouveau devant la barre hier
  • Découverte de crânes humains à Toamasina - Les affirmations de la domestique s’avèrent fausses
  • Calendrier scolaire - Dérapage incontrôlé de la Société civile
  • Naufrage du cargo Viviano - Les passagers sains et saufs, les marchandises totalement perdues
  • Restriction budgétaire - Le Premier ministre recadre les sénateurs

La Une

Editorial

  • Servir et non se faire servir !
    En tant que présidente de l'Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, magistrate et députée d'Ambatofinandrahana, pour un second mandat de son état, mit le point sur le « i » dès l'entame de la mandature des nouveaux élus à Tsimbazaza. Face aux comportements qui frisent l'indélicatesse de certains élu(e)s et qui défrayent la chronique, Mme Razanamahasoa tient à préciser qu'un député en tant que représentant(e) du peuple a été élu pour servir les intérêts du « vahoaka » qu'il est censée représenter et non se faire servir comme un prince.

A bout portant

AutoDiff