Publié dans Economie

TIC &télécommunications - Un environnement peu propice au développement numérique

Publié le jeudi, 06 décembre 2018

Dans l'air de la technologie. Selon les derniers statistiques, l'usage du numérique commence aujourd'hui à surpasser l'infrastructure de la communication à Madagascar. Malheureusement, l'environnement, en général, reste peu propice à son développement. En effet, les différents opérateurs dans le domaine du numérique se plaignent constamment qu'il leur est difficile de créer une entreprise. Entre les démarches administratives et le manque de compétences qualifiées, le monde du numérique peine à évoluer. 

« Une des raisons les plus invoquées est l'absence d'une politique claire et adaptée pour le développement de l'usage du numérique dans le pays. Ce qui amène à un cadre peu favorable pour les affaires dans ce secteur » constate Gil Razafintsalama, président de l'ESTI, l'école d'informatique en alternance à Madagascar.

Il ne faut pas non plus oublier la compétitivité internationale. Elle touche surtout le domaine du recrutement. Les entreprises internationales proposent des salaires attrayants aux diplômés malagasy. De ce fait, les entreprises locales ne disposent plus de compétences qualifiées pour favoriser l'extension et l'évolution du monde du numérique local. Les opérateurs ont déjà dénoncé ce « turn-over » exécuté par les opérateurs étrangers, deux à trois mois de cela. Toutefois, leurs demandes restent encore sans réponse concrète.  

Un symposium

Pour solutionner tous ces problèmes, un symposium a été organisé  par l'ESTI en collaboration avec le CS2PC, le comité sectoriel partenarial de pilotage et de coordination, hier, à la Chambre de commerce et d'industrie (CCIA) sise à Antaninarenina. « Avec l'avènement des réseaux sociaux, du big data mais aussi de la mobilité et de l'e-commerce, il est nécessaire de se poser des questions sur l'avenir de nos compétences face aux enjeux du numérique. Tous les pays sont désormais concernés par ce grand changement, y compris Madagascar », souligne l'organisateur de l'évènement. Dans cet esprit, outre la mise en relation de tous les acteurs, cette rencontre veut donc cristalliser les démarches pour que le développement des compétences soit en harmonie avec celui de l'économie du pays.

Rova R.

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Editorial

  • Et le savon !
    Trop occultée par les affres et les fantasmes de la politique, l’économie s’éclipse et meurt à petit feu! Elle peine à subsister. Des mesures d’urgence s’imposent. Le samedi 12 janvier 2019, le premier responsable de l’Autorité nationale en charge des mesures correctives commerciales (ANMCC) donna une conférence de presse en présence de certains opérateurs locaux. L’objet étant de faire état des dispositions engagées afin de « donner un nouveau souffle à l’industrie nationale ». D’après Barthélémy, directeur Général de l’ANMCC, des mesures de sauvegarde ont été arrêtées touchant les importations de certains produits comme les pâtes alimentaires, des détergents en poudre ainsi que des couvertures. Pour une durée de 4 ans, renouvelable, les importations de ces produits ciblés seront soumises au droit additionnel de 30%.  Il n’est jamais tard pour bien faire ! Les acteurs nationaux de l’industrie ont dû attendre des années des mesures pour protéger nos produits face à l’importation ...…

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