Publié dans Economie

Electricité à moindre coût - Trois ouvrages hydroélectriques à développer

Publié le mardi, 27 novembre 2018

Un gap de 405 milliards d’ariary par an. La JIRAMA effectue une vente à perte d’électricité à raison de 225 ariary par kilowattheure vendue. En moyenne, le prix de production de kilowattheure auprès des centrales thermiques s’élève à 650 ariary alors que cette société d’Etat la vend à 400 ariary. Le versement de subvention constitue ainsi un moyen pour combler ce gap alors que cela sera supprimé à l’horizon de 2020. Le Plan de développement à moindre coût de l’électricité (PDMCE), défini à travers une étude, avance ainsi des alternatives. Il s’agit de la nécessité de développer les trois ouvrages hydroélectriques à savoir ceux de Volobe, d’Antetezambato et de Sahofika. Selon les projections, ces infrastructures devront être opérationnelles respectivement en 2022 pour les deux premiers et en 2024 pour la centrale hydraulique de Sahofika.

« Il est nécessaire de développer ces projets le plus rapidement possible pour réduire le coût du mix énergétique », conclut le responsable de l’étude. C’était lors de la présentation des résultats du PDMCE, hier à Ampandrianomby. L’opérationnalisation de ces ouvrages devrait permettre la réduction de la production thermique à partir de 2022, bien que la projection s’étale jusqu’en 2035.
Afin de répondre d’une manière satisfaisante à la demande grandissante, il est aussi indispensable de passer à un réseau de transport à 220 KV. De nouveaux raccordements reliant certains points de production entre eux, comme la centrale de Mahitsy au poste d’Ambodivona est de mise. La construction d’un nouveau poste à Andekaleka pour évacuer la production de la centrale d’Andekaleka figure aussi parmi les actions à prévoir. Il en sera de même dans les autres Régions de l’île. Selon les estimations, prenant en compte le développement des projets industriels et la hausse de la consommation des ménages, la demande en énergie devrait atteindre les 3 800 GWh d’ici 2035.
En cas de retard de la mise en fonction des centrales hydrauliques, l’étude recommande le déploiement de 20 à 50 MWC d’énergie solaire avec stockage de grande capacité. Le coût estimatif de la mise en œuvre de ce plan s’élève à 1 921 millions d’euros. Le coût moyen estimatif du kilowattheure s’établit par contre à 9 centimes d’euros. Selon les explications de Lantoniaina Rasoloelison, ministre de l’Energie et des Hydrocarbures (MEH), toutes les actions visant à développer le secteur de l’électricité se basera sur ce plan qui servira dorénavant de référence. « Outre les réformes réalisées dernièrement comme l’adoption du nouveau Code de l’électricité, le MEH a encore fait un grand pas avec la finalisation de ce PDMCE. Cela traduit la volonté d’universaliser l’accès à l’énergie moderne. A l’aide de ce plan, les dirigeants pourront mieux orienter leurs actions et prioriser les technologies les mieux adaptées à notre pays, optimiser la production énergétique et redresser l’ensemble du secteur, notamment la JIRAMA », indique-t-il dans son allocution. Rappelons que la nouvelle politique énergétique table sur un taux d’accès à l’énergie moderne de 70 % d’ici 2030. Le mix énergétique sera également dominé à 85 % par les énergies renouvelables, en l’occurrence l’hydroélectricité. L’atteinte de ces objectifs nécessite la mise en œuvre de diverses actions, entre autres l’amélioration de l’offre dans le domaine des énergies renouvelables.
Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Editorial

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    Trop occultée par les affres et les fantasmes de la politique, l’économie s’éclipse et meurt à petit feu! Elle peine à subsister. Des mesures d’urgence s’imposent. Le samedi 12 janvier 2019, le premier responsable de l’Autorité nationale en charge des mesures correctives commerciales (ANMCC) donna une conférence de presse en présence de certains opérateurs locaux. L’objet étant de faire état des dispositions engagées afin de « donner un nouveau souffle à l’industrie nationale ». D’après Barthélémy, directeur Général de l’ANMCC, des mesures de sauvegarde ont été arrêtées touchant les importations de certains produits comme les pâtes alimentaires, des détergents en poudre ainsi que des couvertures. Pour une durée de 4 ans, renouvelable, les importations de ces produits ciblés seront soumises au droit additionnel de 30%.  Il n’est jamais tard pour bien faire ! Les acteurs nationaux de l’industrie ont dû attendre des années des mesures pour protéger nos produits face à l’importation ...…

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