Publié dans Economie

Consommation - Hausse de 3 000 ariary du prix du charbon de bois

Publié le vendredi, 16 novembre 2018

Inévitable. Avec le début de la saison des pluies, il n’est pas étonnant que les prix des marchandises augmentent. Effectivement, cette saison rime toujours avec destruction des réseaux routiers de la Grande île. Pour cette période-ci, ce seront les utilisateurs du charbon de bois qui seront pénalisés. Le prix du sac du charbon de bois a notamment connu une hausse moyenne de 3 000 ariary. Désormais, un sac de charbon s’achète entre 23 000 et 26 000 ariary. « Entre la destruction des routes et la hausse du prix du carburant, les transporteurs ont également opéré une hausse. Nous sommes donc obligés de suivre la tendance et d’augmenter nos prix pour éviter les pertes », explique Rajean, vendeur de charbon de bois du côté du quartier d’Isotry.

Il ne faut pas non plus oublier que durant cette période, il est plus difficile de faire du charbon de bois en raison de l’humidité. De ce fait, soit la production devra se réduire, soit elle est de mauvaise qualité. Face à cette situation, bon nombre des consommateurs se plaignent. « Même justifiée, cette augmentation me reste encore en travers de la gorge. Le prix a encore augmenté alors que la qualité s’est nettement dégradée. C’est toujours comme cela ! Mais j’en achète toujours parce que je n’ai pas d’autres solutions vu que toutes les autres alternatives sont bien au-dessus de mes moyens », précise Lila Ramorasata, fonctionnaire et mère de deux enfants. Malheureusement, jusqu’à aujourd’hui, le charbon de bois et le bois de chauffe sont les seules sources énergétiques se rapportant au pouvoir d’achat des ménages malagasy.
Destruction constante des fôrets
Toutefois, il est plus que nécessaire que cette tendance change. A noter qu’en 2012 par exemple, d’après la WWF, il a fallu détruire 15 000 ha de fôrets pour pouvoir subvenir aux 28 500 tonnes de demande en charbon  de bois de la ville de Toliara. Pour le cas de la Capitale, ces chiffres sont alors largement dépassés. Alors, si l’usage du charbon de bois continue à ce rythme, Madagascar n’aura plus de fôrets. Il ne faut pas non plus oublier que seuls 10% des zones forestières de la Grande île existent encore jusqu’à maintenant. Ainsi, cette disparition risquera de troubler tout l’écosystème de la Grande île.
Rova R.

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Editorial

  • Et le savon !
    Trop occultée par les affres et les fantasmes de la politique, l’économie s’éclipse et meurt à petit feu! Elle peine à subsister. Des mesures d’urgence s’imposent. Le samedi 12 janvier 2019, le premier responsable de l’Autorité nationale en charge des mesures correctives commerciales (ANMCC) donna une conférence de presse en présence de certains opérateurs locaux. L’objet étant de faire état des dispositions engagées afin de « donner un nouveau souffle à l’industrie nationale ». D’après Barthélémy, directeur Général de l’ANMCC, des mesures de sauvegarde ont été arrêtées touchant les importations de certains produits comme les pâtes alimentaires, des détergents en poudre ainsi que des couvertures. Pour une durée de 4 ans, renouvelable, les importations de ces produits ciblés seront soumises au droit additionnel de 30%.  Il n’est jamais tard pour bien faire ! Les acteurs nationaux de l’industrie ont dû attendre des années des mesures pour protéger nos produits face à l’importation ...…

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