Publié dans Economie

Service de renseignements financiers - Plus de 233 milliards d’ariary suspectés

Publié le mercredi, 18 juillet 2018

Nette augmentation. Le SAMIFIN (« Sampan-draharaha malagasy iadiana amin’ny famotsiam-bola sy famatsiam-bola ny fampihorohoroana ») ou le Service de renseignements financiers a célébré hier, dans ses locaux à 67 hectares, ses dix années de service dans la lutte contre le blanchiment d’argent à Madagascar. Pour la même occasion, cette administration gouvernementale a également présenté le rapport annuel de ses activités de 2017.  Pour l’année dernière, elle a donc reçu exactement 353 déclarations d’informations confidentielles dont 59 % d’entre elles ont été rapportées par les banques. Parmi
ces chiffres, 151 sont des déclarations d’opérations suspectes. Avec une nette augmentation des déclarations faites auprès du SAMIFIN, le montant approximatif en jeu a également augmenté. Effectivement, de 2016 à 2017, il est passé de 91 329 983 000 à 233 319 000 000 d’ariary. « C’est surtout le montant en jeu dans les importations et la vente de marchandises générales qui a explosé, avec une augmentation de 65 % », a détaillé Lamina Boto Tsara Dia, directeur général du SAMIFIN, lors de la présentation de ce rapport. Toutefois, ce ne sont pas les seuls secteurs concernés par le blanchiment d’argent, vu que le trafic de produits forestiers enregistre une somme assez conséquente.


 Retard de jugement
 Après les enquêtes effectuées, le SAMIFIN doit donc, soit transmettre au Parquet, soit remettre aux différentes administrations compétentes les dossiers y afférents. Pour 2017, il a remis cent sept dossiers au Parquet. Cependant, comme l’extorsion de fonds est un crime à Madagascar, les dossiers ne sont pas traités tout de suite après la fin des enquêtes et le jugement prend plus de temps à être rendu.  « C’est notre principal souci aujourd’hui ! Nous avons déjà soumis un projet de loi auprès de l’Assemblée nationale pour changer cette situation, mais il n’a pas encore été approuvé. Pourtant, en définissant le blanchiment d’argent comme un délit, les démarches judiciaires s’accélèreront. Cela permettra également au pays de suivre les normes internationales en matière de renseignements financiers », a expliqué le directeur général du SAMIFIN. Effectivement, Madagascar se retrouve depuis cette année en suivi renforcé en raison de cette non-conformité des lois. Et ce service veut absolument y remédier.  Pour précision, les fraudes fiscales sont les infractions les plus fréquentes. Et les terminaux de paiement électronique sont les outils les plus utilisés pour détourner des fonds. 
Rova R.

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Editorial

  • Mouillée !
    Les soupçons de magouille et manipulation de voix au niveau de la CENI, du moins, au sein de ces démembrements se précisent. Comme il fallait s'y attendre, le président fondateur de l'IEM, le candidat n° 13, Andry Nirina Rajoelina (ANR), entouré de ses proches, fit une retentissante  déclaration, au siège de son état-major à ARENA (Ivandry). Des preuves irréfutables à la main et d'un ton ferme et catégorique, ANR dénonçait le tripatouillage des voix orchestré au sein de la Commission électorale nationale indépendante durant les travaux de traitements des dossiers émanant des bureaux de vote. Les résultats provisoires publiés officiellement par la CENI sont, donc, entachés de fraudes.  Il pointait du doigt la volonté délibérée de certains responsables de la CENI, à partir des Sections de recensement des matériels de vote (SRMV) au niveau des Districts, de léser le candidat n° 13.

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