Publié dans Economie

Prix à la pompe - Une solution proposée par les défenseurs des consommateurs

Publié le mercredi, 30 mai 2018

A chaque fin de mois, l'ajustement des prix à la pompe est toujours redouté par les usagers. Les défenseurs des consommateurs ont ainsi proposé des solutions pour alléger les dépenses de chacun. Entre l'augmentation des frais de transport et celle des produits de première nécessité, cette variation de prix des carburants pourrait impacter directement sur les revenus de chaque ménage.

Et avec l'instabilité de la situation en Iran et l'appréciation du dollar, le prix du baril sur le marché international n'est pas vraiment favorable pour un « petit » pays importateur comme Madagascar. Face à cette situation, l'application des vérités de prix à la pompe est incontournable. Le pouvoir d'achat de la population malagasy est majoritairement en dessous de la moyenne. Une fixation des prix à la pompe au-delà de 4 000 ariary pourrait donc causer une hausse généralisée des prix. Les revenus actuels n'arriveraient pas à bout de cette hausse.
« Catégorisation selon les consommateurs »
« Au lieu de lisser les prix ou de donner des subventions afin de combler le manque à gagner des opérateurs concernés, l'Etat pourrait les catégoriser selon les consommateurs. Il y aurait alors un prix pour les particuliers et un autre pour les transporteurs en commun », propose l'association « Fikambanana miaro ny zon'ny mpanjifa malagasy (FIMZOMPAM) ». Selon les explications apportées par Tiana Rabarison, président de FIMZOMPAM, « avec cette mesure, les subventions octroyées à l'Agence des transports terrestres (Att) seront ainsi transformées en tickets ou cartes carburants. Ces cartes seront par la suite données aux transporteurs qui respectent les normes requises ». Par conséquent, cette proposition permettra d'effectuer un meilleur contrôle et suivi des résolutions prises par les transporteurs en commun pour vraiment améliorer leurs services et l'état de leurs véhicules.
Pour précision, cette proposition provient directement des usagers, soucieux des conséquences d'une hausse probable des prix à la pompe. L'association FIMZOMPAM l'a soumise à maintes reprises au ministère de l'Energie, de l'Eau et des Hydrocarbures. Cependant, cette idée n'est pas encore appliquée jusqu'ici. Durant la séance d'informations organisée hier à Ampandrianomby par l'Office malagasy des hydrocarbures (OMH), elle en a profité pour réitérer sa suggestion. 
Rova R.

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Editorial

  • Et le savon !
    Trop occultée par les affres et les fantasmes de la politique, l’économie s’éclipse et meurt à petit feu! Elle peine à subsister. Des mesures d’urgence s’imposent. Le samedi 12 janvier 2019, le premier responsable de l’Autorité nationale en charge des mesures correctives commerciales (ANMCC) donna une conférence de presse en présence de certains opérateurs locaux. L’objet étant de faire état des dispositions engagées afin de « donner un nouveau souffle à l’industrie nationale ». D’après Barthélémy, directeur Général de l’ANMCC, des mesures de sauvegarde ont été arrêtées touchant les importations de certains produits comme les pâtes alimentaires, des détergents en poudre ainsi que des couvertures. Pour une durée de 4 ans, renouvelable, les importations de ces produits ciblés seront soumises au droit additionnel de 30%.  Il n’est jamais tard pour bien faire ! Les acteurs nationaux de l’industrie ont dû attendre des années des mesures pour protéger nos produits face à l’importation ...…

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