Publié dans Economie

Air Madagascar - Corsair - Le duel persiste

Publié le mardi, 13 février 2018

Deux versions différentes. Jusqu’à maintenant, l’interdiction de trafic de la compagnie Corsair est un sujet à polémique. Effectivement, il est expliqué dans le dernier communiqué de presse de la compagnie aérienne nationale Air Madagascar de lundi dernier qu’ « il y a un peu plus de six mois, l’Aviation civile de Madagascar (Acm) avait accordé à Corsair une autorisation provisoire d’exploiter cette ligne, avec comme condition, l’apport de 17 000 touristes supplémentaires. (…) Or, après une saison d’exploitation, l’apport en touristes supplémentaires de La Réunion est très en deçà de l’objectif fixé ». Après ce constat, le ministre des Transports et de la Météorologie a alors décidé de ne pas renouveler cette autorisation temporaire pour la compagnie.

Les termes de « tarifs de prédation » ont également été utilisés pour justifier cette décision étant donné que Corsair offre des tarifs moins chers par rapport à Air Madagascar ou encore Air Austral, son partenaire stratégique, engendrant une chute du coefficient de remplissage de la compagnie nationale allant de 53 % à seulement 29 %. Pourtant, Corsair se défend en affirmant qu’« elle essaie toujours de maintenir une situation de concurrence saine et loyale tout en préservant l’intérêt de ses clients ». D’après un quotidien local, grâce à sa ligne La Réunion-Antananarivo, le trafic a même augmenté de 27 %. Plus de 17 000 personnes ont voyagé sur la ligne grâce à Corsair. Avec cette divergence de points de vue entre les parties concernées, le duel persiste encore jusqu’à ce jour. 

Une confrontation qui ne risque pas de se terminer d’ici peu étant donné que, toujours d’après un quotidien local, la compagnie aérienne française maintiendra quand même ses vols et ce, malgré les interdictions. Son argument repose en effet sur l’accord bilatéral entre la France et Madagascar qui est toujours en vigueur, sans oublier les consultations bilatérales entre l’Aviation civile des deux pays. 

Avec cette situation, la politique de l’« Open sky » a été remise en cause. Toutefois, Air Madagascar affirme que « la libéralisation des airs est indispensable. Mais elle doit se faire avec des règles de jeu équitables, au bénéfice des passagers et des compagnies en présence ». Vu ses conditions, la situation risque encore d’être plus tendue.

Recueillis par Rova R.

3 Commentaires

  • Posté par dan
    mercredi, 14 février 2018

    Et oui Tana Diego 1 heure de vol 500 €, paris new York 12 de vol à partir de 483 € erreur ou escroquerie que voilà de la belle gestion ??, plus la nuit obligatoire à l’hôtel tout est fait pour ne pas avoir de touristes à Diego volontaire ou maladresse

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  • Posté par dan
    mercredi, 14 février 2018

    Et oui Tana Diego 1 heure de vol 500 €, paris New York a partir de 483 € pour 12 heures de vol erreur ou escroquerie ??, que voila de la belle gestion

    Rapporter
  • Posté par kevin
    mercredi, 14 février 2018

    Comment voulez-vous que les. Touristes puissent. Venir
    Eux. Ne. Veulent pas. Rester. Sur. Antananarivo
    Air. Madagascar ne. Proposent. Pas. La correspondance. obliges. De. Rester. une. Nuit a Tana. Et. Bien. Sur.
    Reunion. Tana. Reunion corsair. 200. E
    Antananarivo antsiranana Tana. on leur. Demande. Presque. 500 e
    TROUVEZ. LE PROBLÈME QUI NE JOUE PAS. LE JEUX. CORSAIR. OU. AIR MAD
    Comment. developper. Le. Tourisme. Dans. De. Telles. Conditions.

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Editorial

  • Mauvais augure
    Signal raté. De source bien informée, les autorités en tant que supérieurs hiérarchiques, auraient (le conditionnel est de rigueur) refusé la démission du directeur général de l’Autorité de la régulation des marchés publics (Armp), Philibert Tovoherihavana. En effet, le Dg de l’Armp, sous la pression des attaques virulentes de l’opinion à travers les réseaux sociaux et celles de la presse audio-visuelle et écrite, aurait (toujours au conditionnel) déposé auprès de madame le ministre des Finances et du Budget (Mfb) la demande qu’il soit écarté de ses fonctions. Le Mfb, Mme Vonintsalama Andriambololona, le patron, aurait apposé une fin de non-recevoir à la requête.  A notre humble niveau et si les erreurs s’avéraient exactes, nous ne pouvons que reconnaître la noblesse d’esprit du Dg incriminé. Il mettrait en avant le respect de l’éthique et de la déontologie de la responsabilité. Une charge aussi complexe que stratégique comme celle de la gestion…

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