Publié dans Economie

Recettes fiscales - La nécessité d’augmenter le nombre de contribuables

Publié le mardi, 13 février 2018

De 16 à 23 % de pression fiscale. Pour cette année, la Direction générale des impôts (Dgi) se doit d’augmenter autant le nombre de contribuables que les recettes fiscales. Les secteurs cibles sont la pêche, l’exploitation des forêts ainsi que l’exploitation minière et les activités touchant les produits de rente comme la vanille ou encore le girofle. Ces secteurs ont été choisis pour leur grande potentialité en matière de revenus, et leur formalisation engendrera  également des meilleures recettes pour le Fisc. Pour y arriver, la Dgi va ainsi renforcer les suivis ainsi que les contrôles pour éviter toutes fraudes fiscales.

Pour rappel, dans son bilan de 2017, concernant les apports fiscaux, elle a constaté que ce sont les grandes entreprises qui y ont le plus contribué avec un taux de 82 %. A cet effet, les contribuables demeurent toujours les mêmes. Et c’est cette tendance que la Dgi souhaite changer en instaurant une meilleure campagne de sensibilisation afin de persuader chacun à payer ses impôts.
Le problème du secteur informel
« Déjà que j’ai des difficultés à gagner ma vie, je dois encore reverser un partie de mes gains au Fisc » se plaint Faly, un gargotier du centre-ville. Il continue en ajoutant qu’« en plus, la somme à verser est assez conséquente. Pourtant, je ne vois aucunement où vont mes impôts, à ne citer ce que je dois subir chaque jour avec les embouteillages engendrés par la détérioration des infrastructures routières de la Capitale ». Effectivement, mis à part les problèmes financiers, la réticence des contribuables à payer les impôts repose particulièrement sur le fait qu’ils ne savent pas où vont toutes leurs contributions. En effet, cela devrait former un cercle vertueux : les contribuables paient les impôts et en contrepartie, ils peuvent recevoir une meilleure qualité de service comme une amélioration de la sécurité, un accès à de meilleures infrastructures ou encore une obtention d’une meilleure couverture « santé ». Toutefois, ce n’est pas le cas. Par conséquent, les acteurs économiques préfèrent rester dans l’informel.
Recueillis par Rova R.

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Editorial

  • Mauvais augure
    Signal raté. De source bien informée, les autorités en tant que supérieurs hiérarchiques, auraient (le conditionnel est de rigueur) refusé la démission du directeur général de l’Autorité de la régulation des marchés publics (Armp), Philibert Tovoherihavana. En effet, le Dg de l’Armp, sous la pression des attaques virulentes de l’opinion à travers les réseaux sociaux et celles de la presse audio-visuelle et écrite, aurait (toujours au conditionnel) déposé auprès de madame le ministre des Finances et du Budget (Mfb) la demande qu’il soit écarté de ses fonctions. Le Mfb, Mme Vonintsalama Andriambololona, le patron, aurait apposé une fin de non-recevoir à la requête.  A notre humble niveau et si les erreurs s’avéraient exactes, nous ne pouvons que reconnaître la noblesse d’esprit du Dg incriminé. Il mettrait en avant le respect de l’éthique et de la déontologie de la responsabilité. Une charge aussi complexe que stratégique comme celle de la gestion…

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