Publié dans Economie

Consommation - Le prix des légumes monte en flèche !

Publié le vendredi, 12 janvier 2018

Il fallait s’y attendre. Le passage du cyclone Ava a engendré la destruction de nombreuses infrastructures, particulièrement plusieurs réseaux routiers de la Grande île. De ce fait, la ville d’Antananarivo se retrouve un tant soit peu enclavée étant donné que toutes les routes, comme la Rn7 ou encore la Rn2 reliant les différentes régions ont subi des dégâts colossaux. Cet enclavement a ainsi généré la montée en flèche du prix de certains produits comme les légumes.

Effectivement, bon nombre de consommateurs se plaignent de la cherté des légumes qui se trouvent sur le marché actuellement. « Je fais habituellement mes courses tous les deux jours. Et ces derniers temps, les légumes sont non seulement chers mais également de mauvaise qualité. Le prix d’un kilo de carottes revient actuellement entre 1 000 et 1 700 ariary alors que le calibrage n’y est pas du tout », confie Gabrielle Ratovoson, une femme au foyer. Effectivement, avec les averses qui se sont abattues durant le passage du cyclone, les potagers et les champs ainsi que les différentes cultures ont été dévastés.
Toutefois, les carottes ne sont pas les seuls produits touchés par cette hausse des prix, mais également les pommes de terres qui s’achètent actuellement dans le marché d’Isotry à plus de 1 600 ariary le kilo alors que durant la période de fêtes, ils n’ont coûté que 1 000 ariary et à la limite 1 500 ariary. Et pour les haricots verts, le kilo tourne autour de 1 400 ariary de même que les oignons. Sur le marché, ce sont les tomates qui coûtent le plus cher avec un prix dépassant les 2 000 ariary pour un kilo. Les concombres et les cristophines sont les moins chers aujourd’hui.
Les clients ne sont pas les seuls à se plaindre. Les vendeurs rencontrent également de nombreuses difficultés. Certains commerçants déplorent le fait qu’ils doivent jongler entre le prix d’achat et le prix de vente pour éviter de faire fuir les clients. « Nous avons du mal à acheter nos produits auprès de fournisseurs, tellement c’est cher. Et quand nous les revendons à nos clients, ils marchandent encore. De ce fait, nos bénéfices deviennent de plus en plus maigres », témoigne Rasoa, une vendeuse de pommes de terre et d’oignons. Du côté de la viande, les prix ont enregistré une légère baisse sauf pour la viande de bœuf qui commence à se faire rare.
Rova R.

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Editorial

  • Où sont-ils ?
    Mesdames et Messieurs les Hauts Conseillers de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) siégeant sur le haut de la colline d’Ambohidahy sont-ils encore là ? Que font-ils ? Seraient-ils en train de somnoler ?  Ici-bas, c’est la cacophonie. Des bruits confus et incongrus se font entendre de partout. Des dirigeants politiques du pouvoir comme l’opposition, des membres de la société civile élèvent tous la voix, parfois, discordante. Vivement l’ « arbitrage » de quelqu’un ou d’une Institution de la République ayant autorité morale ou voix au chapitre et habilitée officiellement à trancher voire taper sur la table. La HCC, car il s’agit d’elle, doit sortir de sa léthargie. Etant la seule autorité censée juger le cas de l’espèce qui tourmente le pays, en ces temps difficiles, elle doit réagir, sans tarder.

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