Publié dans Economie

Environnement - Toujours dans l'attente de l'annulation du permis de recherche

Publié le dimanche, 10 septembre 2017

En danger. Une aire protégée située dans la péninsule d'Ampasidava, à l'extrême Nord-ouest de la Grande île est aujourd'hui menacée par une extraction de tantale. En effet, une société mauricienne, filiale de la société allemande « Tantalus », effectue actuellement des tests d'extraction de tantale sur une superficie de 300 km2 de terre sur la lisière d'une aire protégée. Face à cette situation, depuis le mois de juin dernier, la société civile, les autorités traditionnelles de la protection de l'environnement, ainsi que des opérateurs économiques de la Région de Diana ont alerté le ministère de l'Environnement sur les risques dérivant de cette exploitation. Pourtant, ils sont toujours dans l'attente de l'annulation du permis de recherche octroyé à la société.



Un minerai rare mais une exploitation dangeureuse
Il faut préciser que le tantale est un minerai rare, utilisé dans le domaine de l'électronique. Cependant, son exploitation est très polluante parce qu'il faut au moins 7 tonnes de produits chimiques pour pouvoir extraire une tonne de terre rare. Jusqu'à maintenant, plus de 7 000 puits ont été creusés par ladite société, mais ils n'ont pas encore été rebouchés. A cet effet, les environnementalistes ont peur que cette exploitation finisse par polluer les nappes phréatiques de la région et ravager toute la biodiversité terrestre mais également marine. Et ce n'est pas tout ! Comme le site se localise en face le l'île de Nosy Be, ce gisement peut aussi nuire au secteur touristique de cette région à cause des pollutions. Par conséquent, les risques de cette exploitation ne sont pas seulement environnementaux mais aussi économiques.
Les fôrets de la Grande île ne connaîtront jamais de repit à cause des feux de brousse et des coupes abusives d'arbres. Et voilà que maintenant, elles sont menacées par les extractions minières.
Propos recueillis par Rova R.

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