Publié dans Economie

Produits d’exportation - L’« or brun » se dévalorise sur le marché

Publié le lundi, 21 août 2017

Le cours du cacao est en baisse. Pour cette année, le cacao se dévalorise encore plus que l’année dernière, que ce soit sur le marché local qu’international. En effet, même si le cacao de Madagascar est classé parmi les meilleurs du monde, sa valeur n’atteint pas vraiment ce niveau actuellement. Cette valeur est surtout définie par son cours sur le marché international. Et à l’heure actuelle, la demande mondiale en cacao a diminué. Par conséquent, son prix a également baissé. Une réduction de moitié. Cette chute de prix se fait également sentir dans le pays.

Elle est considérée comme une perte pour les paysans malgaches, étant donné que les collecteurs se refusent à acheter les fèves de cacao au prix adéquat. Ils doivent ainsi vendre leurs produits à moindre prix s’ils veulent les écouler. Une grande partie de la production de cacao produit est exportée, d’où l’influence du cours du cacao sur le marché local. Et le prix local devient alors instable.
Le cacao est un produit d’exportation de grande valeur. Mais si le cours de ce produit tarde à évoluer, il pourrait perdre son statut d’« or brun ».
Une production de qualité mais réduite
La production de Madagascar est encore limitée jusqu’à aujourd’hui. La production annuelle de cacao varie de 5 000 à 10 000 tonnes par an, contre 15 millions de tonnes pour la Côte d’Ivoire. La majorité de la production provient de la région de Diana, plus particulièment d’Ambanja. On peut retrouver les trois principales variétés de cacao au pays, à savoir le « Trinitario » avec un pourcentage de 35 %, le « Forastero » (60 %) et le  « Criollo » (5 %).  Des variétés brassées pour faire la particularité et la bonne qualité de la production malgache. Comme la vanille, si Madagascar améliore sa production en termes de quantité et de qualité, il pourrait accaparer tout le marché et assurer la rentrée de devises.
Pour assurer la stabilité du prix du cacao à Madagascar et promouvoir le produit, des conférences-débats seront organisés lors des rencontres qui auront lieu du 30 août jusqu’au 03 septembre à Ambanja, la Capitale du cacao. Il s’agira d’entrevues durant lesquelles le marché d’équilibre du cacao mais aussi les répercussions du changement climatique sur la production seront discutés.
Propos recueillis par Rova R.

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  • Enfin, du changement !
    Le verdict est tombé ! Le pouvoir sous la direction de Rajoelina Andry Nirina abrogea, ce mercredi 14 août 2019, en Conseil des ministres le décret n°2017-096 du 26 avril 2017 portant nomination du directeur général de la Compagnie nationale Jiro sy Rano Malagasy (JIRAMA) Olivier Jaomiary. Nommé il y a deux ans et quatre mois de cela, le 26 avril 2017, sous le régime HVM, Jaomiary Olivier n’a pas réussi à convaincre ni le pouvoir en place, issu de la dernière élection, ni l’opinion publique notamment les usagers. Un moment, se croyant être indéboulonnable de son poste, au-dessus de toute tentative de limogeage, le désormais ex-DG de la JIRAMA finit par se faire rattraper en raison de son incompétence à redresser la Compagnie, mission principale qu’on lui avait confiée.

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