Publié dans Dossier

Violences basées sur le genre - Mialy Rajoelina choisie comme ambassadrice de lutte

Publié le lundi, 30 décembre 2019

Nouvelle mission, engagement confirmé. Le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) a choisi Mialy Rajoelina, Première dame et présidente de l’association Fitia, comme ambassadrice dans la lutte contre la violence basée sur le genre (VBG) et le mariage précoce. « Vous êtes une source d'inspiration, un modèle pour des millions de Malagasy. Votre parcours, votre sens du devoir et du partage ainsi que votre détermination de servir votre prochain est une source de motivation et un leitmotiv d'action pour beaucoup d'entre nous.

Votre message, votre cri, votre engagement en faveur de la promotion de la femme et de zéro tolérance pour les violences basées sur genre nous ont conquis et inspirés. Lutter pour la promotion de la femme et contre la violence faite aux femmes ne saurait être qu'une option. Il s'agit d'une obligation, un devoir, une priorité dans un contexte ou plus de 41 % de femmes sont victimes de violence basée sur le genre », a affirmé Constant-Serge Bounda, représentant résident du FNUAP. C’était lors de la cérémonie y afférente, le 12 avril dernier à l’hôtel Carlton, Anosy.

Cette nomination étant une suite logique de l'engagement de Mialy Rajoelina dans ces domaines. La Première dame a déjà démontré sa détermination à faire de la lutte contre la VBG parmi ses priorités, lors de la célébration de la Journée internationale de la femme à Mahajanga, le 8 mars. D'ailleurs, son engagement ne se limite pas à ce domaine mais touche également toutes les formes de violation des droits fondamentaux, y compris le mariage des enfants. « Je suis prête. Je suis prête à combattre les violences perpétrées envers les femmes (…) Les femmes malagasy demeurent des victimes de violences diverses qu'elles ne méritent absolument pas. (…) Nous avons le devoir de prendre la responsabilité de stopper et bannir toute forme de violence à l'encontre des personnes vulnérables, fragiles, essentiellement les femmes et les enfants », a déclaré la Première dame. « Je me tiens face à vous aujourd'hui, pour formuler mon engagement solennel, à défendre les femmes et les enfants, leurs droits, leur liberté, leur bonheur », ajoute la nouvelle ambassadrice.

Plusieurs actions menées

Quelques jours après sa nomination, l’ambassadrice du FNUAP dans la lutte contre les VBG et le mariage précoce a lancé la campagne de sensibilisation y afférente, le 24 avril dernier au CCI, Ivato. La mise en place d’un Tribunal spécial dans le traitement des cas de VBG font partie de ses priorités. Un pool de 34 magistrats assurera l’opérationnalisation de la chaîne spéciale de lutte contre les VBG auprès du Tribunal de première instance (TPI), de la Cour d’appel et de la Cour de cassation. Après celui d’Antananarivo, la mise en place de ce Tribunal spécial se fera progressivement auprès des autres Régions, a fait savoir Salohy Randrianarisoa, directeur général des affaires judiciaires, des études et des réformes auprès du ministère de la Justice.

Par ailleurs, la formation et la dotation d’équipements pour la Brigade féminine de proximité (BFP) d’Antananarivo et de Toliara ont pu se faire. Ces équipements faciliteront les interventions des femmes policières, axées notamment sur les sensibilisations et les préventions. « Nous allons continuer à mettre en place des structures telles que la Brigade féminine de proximité pour renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre. Osons briser le silence et dénoncer les violences », a déclaré en début juillet l’ambassadrice de lutte.

Mialy Rajoelina a, en outre, participé à la conférence organisée dans le cadre de la TICAD 7 (septième conférence internationale pour le développement de l’Afrique), en fin août dernier à  Yokohama (Japon). Elle a été l’initiatrice de cet évènement de haut niveau sous le thème « Zéro violence basée sur le genre pour l’avenir de l’Afrique : ensemble, nous pouvons », en collaboration avec le FNUAP, l’Organisation des Premières dames d’Afrique pour le développement (OPDAD) et l’Union africaine.  « La violence peut être explicable mais pas justifiable et jamais excusable. Déclarons la violence illégale et condamnable », a déclaré l’ambassadrice de lutte. Elle n’a pas manqué d’exposer les avancées considérables pour Madagascar dans cette lutte de longue haleine.

Du 6 au 8 novembre dernier, l’association Fitia a mené la campagne de sensibilisation sur les droits des enfants, la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et le mariage précoce, ayant pu toucher un millier de lycéens. Les 3 jours de campagne auprès des 6 lycées publics de la Capitale ont été une occasion de renforcer leurs activités dans cette lutte de longue haleine. D’ailleurs, cette action se fait chaque début d’année scolaire. Cette fois-ci, ladite association, fondée par la Première dame, a collaboré avec le FNUAP, le ministère de l’Intérieur à travers la Brigade féminine de proximité ainsi que la Police des mœurs et de la protection des mineurs, le ministère de la Population et celui de la Justice. Le but étant d’éradiquer la VBG, touchant une personne sur 3 à Madagascar, et ce avec la participation de tous. La campagne se poursuivra incessamment dans d’autres Régions de l’île…

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Editorial

  • Défi titanesque
    Le Chef de l’Etat Rajoelina Andry Nirina donnera demain 19 janvier le coup d’envoi du reboisement national d’une envergure pharaonique jamais atteinte depuis 1960. Un travail de titan dont l’objectif vise à mettre en terre 19 millions de plants à travers tout le pays. Madagasikara doit, à la fin du premier mandat de l’actuel Président, retrouver son espace national recouvert d’arbres comme ce fut le cas auparavant. Il s’agit d’une priorité vitale pour le pays. Jadis une Ile verte avant d’être surnommée ironiquement  « l’Ile rouge » suite à la disparition inquiétante de la forêt, Madagasikara doit impérieusement retrouver son identité naturelle. Selon « Global Forest Watch », en 2017, Madagasikara est classé 4ème pays en termes de déforestation, et ce, avec 510.000 ha détruits en une année. Dans le même ordre d’idée, un rapport datant de septembre 2019 fait état d’une remarque sans appel selon quoi la déforestation à Madagasikara se trouve parmi les…

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