Publié dans Dossier

Population et développement - Les dix engagements de Madagascar

Publié le jeudi, 05 décembre 2019

Une délégation malagasy à Nairobi. Un parlementaire, des responsables ministériels, des représentants de la Société civile, des jeunes et des leaders traditionnels ainsi qu'une journaliste ont représenté Madagascar lors de la 25è Conférence internationale sur la Population et le Développement (CIPD25), du 12 au 14 novembre dernier dans la Capitale du Kenya. Chacun d'entre eux a pu participer ou assister à des sessions thématiques, pour partager leurs expériences et tirer des leçons. Aussi, Madagascar a pu élaborer et présenter ses engagements lors de ce sommet de haut niveau, organisé par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et ses partenaires. L'application des acquis à Nairobi reste désormais un défi dans les secteurs des délégués.

 

Plus de 9500 participants issus de 170 pays. La CIPD 25 a été une occasion de célébrer les progrès réalisés depuis la première Conférence internationale au Caire Egypte en 1994. Les participants ont également pu confirmer ou renouveler leurs engagements en faveur de la Population et du développement. Pour Madagascar, les progrès sont significatifs dans la mise en œuvre du plan d'action de la CIPD en 25 ans. La baisse du ratio de mortalité maternelle, allant de 596 à 426 décès pour 1000 naissances vivantes entre 1992 et 2018, fait partie des résultats tangibles. A cela s'ajoute la baisse de la mortalité néonatale, passant de 39 pour 1000 naissances vivantes en 1992 à 21 pour 1000 naissances vivantes en 2018. D'un autre côté, l'on note l'augmentation du taux de prévalence contraceptive moderne de 5% à 41% en 25 ans. Pour cette année 2019, 700 000 nouvelles utilisatrices de méthodes contraceptives sont enregistrées. Les chiffres sont encourageants, à en croire Constant Serge Bounda, représentant résident de l'UNFPA dans la Grande île. Toutefois, les défis restent de taille pour atteindre les objectifs fixés d'ici 2030.

Ensemble pour l'accomplissement des promesses

Les membres du Gouvernement malagasy, les parlementaires, les membres de la Société civile, les mouvements et associations féminines, les organisations des jeunes et le monde académique de Madagascar s'associent à la vision du Chef de l'Etat en vue d'accomplir les promesses de la CIPD. Il s'agit des 10 engagements que le pays vient d'adopter, avant sa présentation lors de ladite Conférence internationale à Nairobi. Les multiples interventions à mener dans divers domaines visent à transformer la vie de la population d'ici 11 ans. D'ailleurs, les engagements ont un lien direct avec la réalisation de l'Agenda 2030. Aussi, les engagements tiennent compte de l'initiative pour l'émergence de Madagascar, visant à bâtir une Nation forte, prospère et solidaire pour la fierté et le bien-être des Malagasy. Pour ce faire, l'égalité des sexes est une réalité, le plein potentiel des jeunes est libéré, les femmes qui meurent pendant l'accouchement est une chose du passé. De plus, tous les besoins en matière de planification familiale et de contraception moderne sont satisfaits tandis que la violence sexiste et les pratiques néfastes traditionnelles ne sont plus. La vision avance, par ailleurs, que les personnes âgées et celles vivant avec un handicap se sentent inclues et valorisées dans leurs communautés et que la stigmatisation ou discrimination n'ont pas leur place dans notre société. Finalement, la santé sexuelle et reproductive ainsi que les droits en matière de procréation sont promus, respectés et protégés pour tous, quel que soit l'âge ou le sexe.

Notons que Madagascar s'engage à accroître les efforts pour financer la mise en œuvre effective et accélérée du Programme d'action de la CIPD et du Programme de développement durable à l'horizon 2030.

Dossier réalisé par Patricia Ramavonirina

Fil infos

  • Période de pré-remaniement - Ambiance malsaine dans l’air
  • Saisine de la HCC par le Sénat - Des sénateurs fustigent Rivo Rakotovao
  • Mairie d’Antananarivo - Les dix ennemis de Naina Andriantsitohaina
  • Fonction publique - 23 437 agents de l’Etat dans une situation délicate
  • Rencontres multiples avec le président de la CENI - Démenti du Chef de l’Etat
  • Gestion de la Commune urbaine d'Antananarivo - La Fermeté du maire souhaitée par les Tananariviens
  • Ny Rado Rafalimanana - Le cynique mystificateur est de retour
  • Postes de haut responsable - L’Etat veut créer sa base de données
  • Rivo Rakotovao - L’hypocrisie à son summum !
  • Loi sur les violences basées sur le genre - Feu vert de la Haute Cour constitutionnelle

La Une

Editorial

  • Défi titanesque
    Le Chef de l’Etat Rajoelina Andry Nirina donnera demain 19 janvier le coup d’envoi du reboisement national d’une envergure pharaonique jamais atteinte depuis 1960. Un travail de titan dont l’objectif vise à mettre en terre 19 millions de plants à travers tout le pays. Madagasikara doit, à la fin du premier mandat de l’actuel Président, retrouver son espace national recouvert d’arbres comme ce fut le cas auparavant. Il s’agit d’une priorité vitale pour le pays. Jadis une Ile verte avant d’être surnommée ironiquement  « l’Ile rouge » suite à la disparition inquiétante de la forêt, Madagasikara doit impérieusement retrouver son identité naturelle. Selon « Global Forest Watch », en 2017, Madagasikara est classé 4ème pays en termes de déforestation, et ce, avec 510.000 ha détruits en une année. Dans le même ordre d’idée, un rapport datant de septembre 2019 fait état d’une remarque sans appel selon quoi la déforestation à Madagasikara se trouve parmi les…

A bout portant

AutoDiff