Publié dans Dossier

Royaume du Maroc - De changements radicaux en 20 ans de règne du Roi Mohammed VI

Publié le dimanche, 28 juillet 2019

Depuis sa prise de pouvoir en 1999, le Roi Mohammed VI a déployé tous les efforts possibles pour développer le Royaume du Maroc autant sur le plan social que sur le plan économique. Ces 20 dernières années, ces efforts se sont alors focalisés sur la mise en place de nouvelles infrastructures, si l’on ne cite que le port de Tanger-Med, aujourd’hui devenu le plus grand port du continent africain ainsi que la région méditerranéenne. Le bilan est alors plus que positif.
Recueillis par Rova Randria
Le développement commence par le changement. Le Roi Mohammed VI l’a bien compris. Pour développer le royaume, des changements considérables ont été mis en œuvre, et ce, à tous les niveaux. Ces changements ont notamment été adaptés à chaque besoin national mais aussi régional. Effectivement, le Royaume du Maroc ne vise pas seulement son développement mais aussi celui de tout le continent africain. Dans ce contexte, le Maroc redresse son économie pour ensuite investir sur toute la région africaine et développer son économie à son tour.
Initiative nationale de développement humain
Sur le plan social, le Roi Mohammed VI a donc lancé le 18 mai 2005, l’Initiative nationale de développement humain (INDH). Un programme ayant pour objectif de s'attaquer au déficit social dans les quartiers urbains pauvres et les communes rurales les plus démunies du Royaume. Il œuvre alors dans l'élargissement de l'accès aux équipements et services sociaux de base, à la promotion des activités génératrices de revenus stables et d'emplois, de venir en aide aux personnes en grande vulnérabilité ou à besoins spécifiques. Aujourd’hui, entre 2006 et 2017, plus de 3,4 milliards d’euros ont été injectés dans des projets de proximité à travers tout le Maroc, avec à la clé, 10,5 millions de bénéficiaires directs et indirects.


Couverture médicale
En effet, l’amélioration et l’extension de la couverture médicale constituent un des piliers du développement humain et social prôné par Sa Majesté. C’est pourquoi, deux régimes de la couverture médicale de base ont été créés en 2002. Il s'agit de l'Assurance Maladie Obligatoire de base (AMO) et le Régime d'Assistance Médicale (RAMED). Le premier est fondé sur les principes et les techniques de l’assurance sociale au profit des personnes exerçant une activité lucrative, des titulaires de pension, des anciens résistants et membres de l’armée de libération et des étudiants. Le deuxième (RAMED) est fondé sur les principes de l'assistance sociale et de la solidarité nationale au profit des démunis. Le taux de couverture de la population par une assurance maladie, y compris le RAMED, a atteint 53,8% en 2017, selon l’Observatoire national du développement humain (ONDH), bien qu’il subsiste des disparités entre les milieux urbain et rural, ainsi qu’entre les différentes régions du Royaume
Engagement environnemental
Principal levier de l’économie nationale, l’agriculture marocaine s’est développée grâce à une mobilisation autour du programme « Maroc vert », inauguré par le Roi Mohammed VI en avril 2008. Le projet, vise à faire de l’agriculture l’un des premiers secteurs du développement productif, à la moderniser, à promouvoir les investissements agricoles, à assurer la sécurité alimentaire, à stimuler les exportations de produits agricoles et à valoriser les produits locaux. Le plan « Maroc vert » vise également à soutenir l'agriculture sous deux axes. Le premier concerne l'agriculture moderne à valeur ajoutée et à haute productivité répondant aux exigences du marché, et ce en encourageant les investissements privés et en adoptant de nouveaux moyens d'assemblage de produits agricoles, en développant les exportations agricoles marocaines et les activités industrielles liées à l'agriculture.
Quant au deuxième axe, il a pour but d'améliorer les conditions de vie du petit agriculteur et de lutter contre la pauvreté dans les zones rurales en augmentant les revenus agricoles dans les zones les plus vulnérables, et aussi de promouvoir une agriculture solidaire à travers le lancement de plusieurs coopératives d'agriculteurs à travers le Maroc.
Plan d’accélération industrielle
Le développement social doit s’accompagner de changements économiques considérables. Si le Maroc est aujourd’hui là où il en est c’est que les réformes ont porté leurs fruits. En effet, les choix stratégiques de développement adoptés par le Maroc l’ont placé sur la voie de l’ouverture et du progrès. Ce processus s’est intensifié par la mise en place de stratégies sectorielles ciblées. Ainsi orienté, le secteur industriel marocain s’est engagé dans une dynamique de croissance qui s’est fortement consolidée depuis la mise en œuvre du Plan Emergence et la conclusion, en 2009, du Pacte National pour l’Emergence Industrielle. Désormais, le royaume a réussi à escalader les échelons. Et il abrite aujourd’hui, dans son complexe industriel basé à Tanger, les plus grands noms de l’industrie mondiale comme Addidas, Huawei ou encore Renault.
Des infrastructures de taille
Aujourd’hui, ce qui fait la réputation du Royaume du Maroc est sa grande capacité à dresser des infrastructures d’envergure en un court délai. Le port de Tanger-Med en est l’exemple même. Lancé au mois de février 2003, ce projet est maintenant devenu un modèle sur toute la région. En effet, en moins de 15 ans, le port a triplé de volume de traitement avec une capacité actuelle de 9 millions de conteneurs et un volume d’exportation de 8 milliards d’euros. Toujours dans le domaine du transport, le Maroc est également le premier à avoir un TGV (train à grande vitesse) dans toute l’Afrique. En tout, plus d’une dizaine de projet ont vu le jour à travers tout le pays pour accompagner chaque mesure de développement mise en place par le dirigeant.
Intensification de l’offre en logements
L’intérêt de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour la lutte contre l’habitat insalubre et l’éradication du bidonville s’est également manifesté très tôt, le Souverain ayant déclaré dans le Discours Royal du 11 octobre 2002 « Nous ne saurions préserver au citoyen sa dignité qu’en lui assurant un logement décent ». Depuis, les politiques publiques se sont concentrées sur l’accélération du rythme d’éradication des bidonvilles, de réalisation du programme « villes sans bidonvilles » et d’intensification de l’offre en logements, particulièrement pour les catégories à faibles revenus grâce des programmes de logement à faible coût. Le programme d’éradication de l’ensemble des bidonvilles concerne 421 699 ménages dans 85 villes et centres urbains, avec un coût de 3,2 milliards d’euros.
Quant au programme de restructuration et de mise à niveau urbaine des quartiers non réglementaires, entre 2002 et 2017, il a ainsi permis la mise à niveau urbaine au profit de 1.600.000 ménages.
Union Africaine
Dans sa manœuvre, le Roi du Maroc s’est aussi donné pour objectif de contribuer au développement de l’Afrique. Effectivement, le Maroc avait quitté l'ancienne Organisation de l'unité africaine (OUA, prédécesseur de l'UA) en 1984 pour protester contre l’attribution de sièges au Front Polisario, admis comme représentant de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). En expliquant la décision du Maroc de rejoindre l'UA, le Roi Mohammed VI avait déclaré : « Quand un corps est malade, il est plus facile de le soigner de l'intérieur que de l'extérieur ». Mais en son absence de l’organisation panafricaine, le royaume a déjà développé des liens économiques avec de nombreux pays du continent, principalement par le biais du commerce et des investissements. Et sa réadmission dans l’Union Africaine ne fait que réaffirmer sa volonté de contribuer au développement de tout le continent.
Régularisation des migrants
Faisant face depuis plusieurs années à des flux incessants de migrants, particulièrement en provenance de pays subsahariens qui s’installent définitivement au Maroc, à défaut de pouvoir accéder à la citadelle Europe, le Royaume, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a choisi la réponse mue par le sentiment humanitaire et de solidarité africaine.  Suivant les directives royales, le Maroc a mis en place une stratégie nationale de l'immigration et de l'asile qui a permis à des dizaines de milliers de personnes en situation irrégulière d'obtenir un titre de séjour pour rester légalement sur le sol marocain. La première opération exceptionnelle de régularisation des étrangers menée en 2014 avait permis de régulariser 23.096 personnes. La deuxième opération, lancée en décembre 2017 avait connu un engouement tout aussi fort. Vue tout ce progrès en 20 ans, le Royaume du Maroc compte bien continuer sur cette lancée. En tout cas, il est aujourd’hui un bel exemple de développement sur tous les plans. Les réformes engagées peuvent s’appliquer à chaque pays désireux de changer de direction.

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Editorial

  • Rapprochement inédit
    Des fois, par le hasard de circonstance, le calendrier arrange bien les choses. Les antipodes se rapprochent. Les idées se conjuguent. Bref, les forces s’unissent. Les assises de consultation  nationale relative aux Iles malagasy (Iles Eparses) du lundi 9 et du mardi 10 se sont terminées hier avec la remise en mains propres au Chef de l’Etat Rajoelina des résolutions. Tous les observateurs y compris l’ensemble des participants ont d’un commun accord affirmé que l’objectif mis en avant est atteint. Le Gouvernement a gagné son pari et le Président de la République  a réussi à fédérer les Malagasy, du moins les patriotes, autour d’un sujet très sensible à savoir la défense de la souveraineté nationale. Tout le monde s’accorde à dire que les Iles Malagasy appartiennent aux Malagasy. Elles font partie du territoire sacré légué par nos ancêtres « Tanindrazantsika ». Désormais, Rajoelina Andry ne sera plus seul dans cette bataille qui…

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