Publié dans Dossier

Echanges commerciaux - Tanger Med, une référence en Afrique

Publié le mercredi, 10 juillet 2019

7 milliards d’euros. Tel est le volume de produits exportés via le port de Tanger Med, aux horizons de l’année 2018. Et le 28 juin dernier, cette infrastructure d’envergure a encore repoussé ses limites avec l’inauguration de la nouvelle extension, Tanger Med 2. Ce qui le place aujourd’hui au rang du plus grand port de la Méditerranée mais aussi du continent africain. Un réel modèle à dupliquer pour booster toute l’économie africaine.
En 2003, à l’extrême nord de l’Afrique, sur les côtes marocaines et aux portes de Gibraltar ainsi que de l’Espagne, l’actuel port de Tanger Med n’était qu’un simple port de petits pêcheurs. Une plage toute simple ornée de sable blanc, au bout des grandes lignées de montagnes de la région où l’on pouvait retrouver les bateaux de pêcheurs accoster sur la rive. Toutefois, le Roi Mohammed VI a perçu le grand potentiel stratégique de cette zone, plus particulièrement en termes d’échanges commerciales. C’est pourquoi, la même année, avec une équipe de professionnels, il a initié la construction d’un port de grande envergure répondant aux normes internationales et aux besoins du marché. « Et ce n’était pas seulement un port, une zone industrielle de 16 000 hectares est venue se rattacher au projet pour encourager la venue des investisseurs dans la région », précise le directeur du port de Tanger Med, lors de la journée portes ouvertes du port à tous les membres de la presse en provenance du monde entier.


Tout un avantage

Au bout de quatre années, Tanger Med est vite sur pied. Et les investisseurs ont vite afflué comme le grand constructeur automobile Renault, les leaders de la logistique mais aussi du secteur textile à l’exemple d’Adidas. « En tout, le port a généré plus de 7 milliards de recettes en termes d’exportations industrielles, issues de différents secteurs répartis sur 900 entreprises. Avec le guichet unique, le port de Tanger Med forme un tout. Et nous essayons d’offrir les meilleures des conditions en améliorant les autres facteurs de compétitivité en dehors du coût de la main d’œuvre pour favoriser les investissements dans la région », soutient Hassan Akbari, directeur adjoint du port de Tanger Med. Et Julianne M. Furman, directeur général d’Exco en Europe, une entreprise spécialisée dans le design intérieur de l’automobile, est venue confirmer cette version : « Effectivement, les avantages classiques, fiscaux mais aussi fonciers, font partie des raisons de notre implantation à Madagascar. Mais en dehors de cela, nous prenons également en compte la stabilité de la monnaie et la facilitation des échanges commerciaux, sans oublier l’investissement de la population locale dans le travail. Tout cela nous a permis à ce jour d’augmenter nos ressources humaines de 50 à 2 100 collaborateurs en même temps que nos recettes ».
Grandes perspectives

Le Maroc a aujourd’hui su exploiter sa localisation stratégique et le mettre en avant dans le but de faire évoluer son économie. Constituant un réel succès pour l’économie du pays, l’extension du port a donc été décidée. Tanger Med 2 est alors la troisième phase de développement du complexe portuaire de Tanger Med, aux côtés de Tanger Med 1 et le port Passagers et Rouliers. En tout cas, les investisseurs restent fidèles à l’exemple du leader mondial Maersk PAM qui développera au port Tanger Med 2 le terminal à conteneurs TC4. Avec ce nouveau port, la capacité du port a triplé, en passant ainsi de 3 millions à 9 millions de conteneurs. Et les installations sont toutes automatisées. « Désormais, étant en contact avec plus de 186 ports dans 77 pays sur les cinq continents, nous voulons renforcer notre position en tant que hub de référence dans la région pour les flux logistiques et le commerce international. Un pas vers l’intégration dans les 20 premières plateformes à l’échelle mondiale », s’enthousiasme le directeur adjoint. Afin de poursuivre sa dynamique, Tanger Med entend même mettre en place un nouveau programme d’investissements de 900 millions d’euros, à l’horizon 2025. Outre cela, l’installation d’un nouveau port aux alentours de la région est également en cours d’étude.
Partage d’expériences

Après l’inauguration de cette nouvelle extension, l’administrateur du port, le Tanger Med Special Agency, a ouvert ses portes aux membres de la presse de tout horizon, d’Est en Ouest, et du Nord au Sud. Effectivement, avec une infrastructure de cette envergure, la communication doit être de taille. Toutefois, c’est aussi une occasion pour les Marocains de partager ses expériences et son expertise en matière d’infrastructures portuaires. Après l’inauguration des infrastructures, les visites ont commencé à s’enchaîner. Pour la délégation malagasy, la visite s’est faite la semaine dernière. La visite a commencé par des rencontres avec les membres de la Direction du port, ainsi que des opérateurs au sein du parc industriel. Pour ensuite enchaîner par la visite des lieux, la presse malagasy a notamment pu découvrir le port dans son ensemble, mais surtout le parc de Renault avec des milliers d’automobiles prêts à l’exportation.
Pour Madagascar, le Maroc entend bien l’accompagner dans le développement de ses infrastructures. « Toutefois, nous sommes encore en cours de négociation, donc nous ne pouvons pas dévoiler les détails pour le moment. Mais nous sommes sur la bonne voie », maintient le directeur du port. En tout cas, le modèle de Tanger Med peut être dupliqué dans tout le pays.  

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Editorial

  • Un challenger favori
    Maintenant c’est connu. L’IRD a choisi de placer en orbite un brillant opérateur économique de la place, Naina Andriantsitohaina, pour l’élection communale du 27 novembre à Antananarivo. En poste au ministère des Affaires étrangères en tant que ministre du Gouvernement Ntsay Christian II et III, Naina, pour les intimes, fait partie de la race des « entrepreneurs modernes » qui tentent de conjuguer la politique avec l’économie mais attention avec prudence. C’est un homme nouveau du microcosme politique local que la plateforme présidentielle mise pour rafler la cagnotte. Capitaine d’industrie, à la tête du Groupe Andriantsitohaina qu’il a hérité de son  grand-père, le patriarche Josoa Andriantsitohaina, et de son illustre père Jean-Charles Andraintsitohaina, Naina a pris la suite de l’empire en 2009 du vivant de son père. L’opérateur Naina Andriantsitohaina gère, à la fois quatre unités industrielles : l’imprimerie NIAG, l’usine de produits chimiques Prochimad, l’organe de presse Ultima-Média et la Banque BMOI…

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