Publié dans Dossier

Villa de Zafy Albert - Les preuves et les acteurs de la vente

Publié le dimanche, 29 octobre 2017

Si la réalité ou non de la vente de la villa Elisabeth, la propriété mise à la disposition de Feu Professeur Zafy Albert en sa qualité d’ancien Chef d’Etat, suscitait encore quelques suspicions au sein de l’opinion publique, les preuves  et les identités des acteurs de cette transaction que nous révélons aujourd’hui viennent lever les derniers doutes. Mais les conditions dans lesquelles cette vente a été réalisée sont encore plus scandaleuses.

La vente de la villa Elisabeth, résidence du président Zafy Albert, en tant qu’ancien chef d’Etat, a fait hier la une des journaux. Tabera Randriamanantsoa, président du comité national de réconciliation (Crn) est allé même jusqu’à avancer que cette vente de sa résidence à son insu aurait profondément affecté le père de la démocratie à Madagascar et  aurait été l’une des causes de l’accident vasculaire cérébral ayant conduit à sa mort, il y a tout juste une semaine. Les questions autour de cette vente d’un patrimoine de l’Etat octroyé à un ancien chef d’Etat ont désormais des réponses faisant suite à des investigations.
Scandaleuse ! il n’y a d’autres mots pour qualifier la transaction qui  a fait échouer cette villa construite sur un terrain d’une superficie de plus 1 ha entre les mains d’une société privée de promotion immobilière, dénommée Prim. Avant que celle –ci soit devenue propriétaire
du lieu, c’est une société privée « Mada terrain » appartenant à Gérald Ramangasoavina, un nom bien connu et qui a plus d’une centaine de dossiers pendante auprès de la police économique et du tribunal suite à des ventes pas très « clean » opérées par ses sociétés dont la fameuse « Tany gasy ».
C’est le 24 janvier 2014, soit la veille de la prestation de serment de Hery Rajaonarimampianina, que Gérald Ramangasoavina a conclu le contrat de vente de la propriété dite « Saint Antoine IV » d’une contenance de 1 ha 18 A 35 ca avec le vice-premier ministre en charge du développement et de l’aménagement du territoire, Reboza Julien.
 Le prix convenu entre les deux parties est de onze million huit cent trente cinq mille ariary ( on dit bien 11 millions Ar) soit, 1.000 Ar le mètre carré. Même Harilala Ramanantsoa avec sa grande braderie ne peut pas faire mieux… Un prix ridiculement bas pour un terrain sis en pleine ville et dans un quartier huppé de la capitale. A ce prix et vu la situation géographique de la propriété, plus d’un aurait accouru pour s’en acquérir.
L’enregistrement de l’acte vente n’a pas été réalisé pourtant que le 15 novembre 2016 sur instruction du Dg service foncier, Hasimpirenena Rasolomampionona, qui notons- le a été limogé quelques jours plus tard par Narson Rafidimanana avant d’être de nouveau nommé à son ancien poste par l’actuel ministre du M2pate.
L’affaire du siècle réalisée, « Mada terrain » cède par acte notarié  le 30 novembre 2016 la propriété « Saint Antoine IV »   à la société Prim Immobilier. La résidence de Zafy Albert devient par la suite propriété  « Prim 1 ». A voir de très près ces transactions douteuses, les observateurs estiment qu’elles n’auraient pas été conclues sans une intervention d’une personnalité en haut lieu ou d’un (très) proche de cette dernière. Et même conclue, la vente pourrait être annulée à tout moment. Cela prouve que cette « main géante » qui tire la ficelle veille au grain pour que la machine ne puisse plus faire marche arrière.
A preuve, le ridicule atteint maintenant son summum quand l’Etat, ancien propriétaire  qui a bradé son bien, quémande au nouveau propriétaire de lui octroyer 700 m2 du terrain pour y construire une maison  à deux étages pour le compte du ministère des finances et du budget(Mfb). Une demande accordée par le propriétaire le 13 septembre 2017 qui lui cède gratuitement  la surface voulue qui retrouve son ancienne appellation  de « Sainte Antoine ».
La rédaction

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Editorial

  • Attention !!
    Ressaisissons-nous tous ! Le pays glisse sans crier gare vers l'imparable. Tous les indicateurs broient du noir sinon voient rouge. La publication des résultats provisoires au niveau de la CENI nous plonge dans un état d'urgence voire critique. L'Instance d'Alarobia persiste à afficher des chiffres non seulement erronés mais aussi porteurs d'anomalies flagrantes. De l'autre côté, la population vit dans des conditions inacceptables que l'on a tendance à ignorer. On dirait qu'on profite bien du cafouillage qui prévaut pour tordre le cou au bas-peuple.

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