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Expropriation à Ambohibary Moramanga - La pire épreuve existentielle jamais connue des concernés

Publié le lundi, 11 septembre 2017

Autorités, élus, activités et défenseurs des droits humains se mobilisent au sujet de l'expropriation à Ambatomasina et à Afaroratra, respectivement dans les Fokontany d'Ampitambe et de Befotsy, Ambohibary Moramanga. Depuis le 1er septembre, 16 maisons y sont scellées au profit de deux acquéreurs suivant les titres fonciers numéros 4199-I et 4195-I au nom d'Irène Tojo Nirina Andrianambony et d'Y. Rasamoely. Pour les expropriés, ce ne sont que des prête-noms à la solde d'un ressortissant étranger appelé Claude Jules. Les victimes endurent tant de souffrances physiques et psychiques en raison de la pire épreuve existentielle qu'ils n'aient jamais connue de leur vie.

Pris au dépourvu
La plupart des habitants étaient absents des villages lorsqu'un groupe d'individus dont 5 gendarmes de Moramanga a débarqué. A sa tête le maître Fidiniaina Herinandrasana Andrianarisoa, « titulaire de charge près le Tribunal de Moramanga ». « J'étais au champ quand ils sont arrivés. Ils ont forcé le cadenas de la porte de ma maison. C'est injuste. Un cadenas coûte une fortune pour les gens comme nous. Ils ont sorti les meubles et oies en cours de couvaison. Mais beaucoup de choses sont encore retenues à l'intérieur, y compris nos habits. Ceux sur moi ne sont pas les miens. Ce sont des donations des gens de bonne volonté », relate Jean-Richard Rakotoarivony. Son nom figure bel et bien dans la lettre d'expulsion dressée par l'huissier de justice.
Tous ses voisins subissent le même sort. A la rescousse des victimes, la Croix-Rouge malagasy et autres organismes ont fait le nécessaire pour prendre soin d'elles comme à l'accoutumée. De toutes les façons, les expropriés mènent une vie dure. Ne sachant pas où aller, ils préfèrent ne pas quitter leurs villages en dépit de l'injonction de justice qui les a ordonnés de s'en aller définitivement après plusieurs décennies d'existence partagée entre les vivants et les morts. « J'ai jamais vu rien de tel depuis que je suis né », regrette Randrianambony, le plus âgé d'Ambatomasina. Ce qui arrive aux résidents des deux villages cités plus haut n'est que la partie émergée de l'iceberg. Le cas touche un total de près de 500 habitants, d'après le maire d'Ambohibary Noelison Randriamahadera.
Une femme enceinte hospitalisée
« J'avais peur à la vue des gendarmes. Je me cachais chez moi. Mais ils ont scellé la porte. En conséquence, j'ai pris la fuite en sortant par la fenêtre. C'est là que je me suis renversée moi-même », raconte Rosephine Ravaonandrasana, 27 ans. Enceinte de 3 mois de son troisième enfant, elle est tombée dans un état grave qui a nécessité une hospitalisation de 5 jours à Moramanga. « Pour stabiliser son état, elle a eu besoin de deux bouteilles de sérum alors que nous n'avions ni argent ni vêtement », souligne son mari Arsène Ramanantsoa.
« J'ai l'argent pour pouvoir tout acheter même vous »
Tout a commencé en 2008. Un jour de septembre, l'étranger du nom de Claude Jules accompagné de sa maîtresse, selon le mot des résidents d'Ambatomasina et d'Afaroratra, a débarqué. « Il a parqué sa voiture ici. Il nous enjoignait alors de cesser toutes nos activités champêtres prétextant qu'il achetait toutes nos terres. Il promettait de nous embaucher chez lui. Nous rejetions en bloc ses propos et la réunion échouait ainsi », raconte Jean-Richard Rakotoarivony. Mécontent, l'étranger a accusé les occupants traditionnels des terres qu'il désirait d'attenter à ses jours. De ce fait, ses vis-à-vis étaient convoqués à la Brigade de la gendarmerie à Moramanga pour enquête. Mais comme il s'agissait d'une histoire montée de toutes pièces, les ruraux étaient tous relâchés. C'était le moment pour eux de recourir au service d'une avocate qui a accepté de servir la cause du ressortissant étranger une fois l'affaire soi-disant criminelle est devenue civile : le litige foncier. L'opération de bornage a eu lieu en novembre 2016 sans la moindre présence des responsables même les chefs Fokontany. « Il n'y a jamais eu  de consultations à la base. Ce sont eux-mêmes qui s'en occupaient. A l'époque, l'étranger menaçait qu'il avait l'argent pour pouvoir tout acheter même nous comme s'il s'agissait d'acheter des vêtements au marché », témoignent les victimes.
Entre 90 et 230 hectares
Les résidents d'Ambatomasina et d'Afaroratra ignorent la superficie exacte des terres qui leur sont arrachées de droit et de force. « C'était 90 ha au départ. Puis, c'était réduit à 60 hectares. Par suite à l'entremêlement d'un cousin de la dame appelée Irène Tojo Nirina Andrianambony, la superficie qu'ils voulaient accaparer aurait été portée à 230 hectares. Personne ne savait ce qu'il en est précisément. Ce qui est sûr, c'est que ça doit se situer entre 90 et 230 hectares », rapporte Jean-Richard Rakotoarivony.
« Tous mes proches sont enterrés ici »
« C'est la plus douloureuse circonstance que j'ai jamais connue de mon vivant ». Telle est l'affirmation de Séraphine Razafinoro, veuve et âgée aujourd'hui de 61 ans. « Mes beaux-parents étaient ici avant moi. Je me suis mariée en 1971, l'année de mon installation définitive sur cette terre. Mes beaux-parents, mon mari, décédé en 2006, et deux de mes filles sont tous enterrés ici », raconte-t-elle. « Y penser m'afflige beaucoup. Mais nous ne pouvons rien faire », avoue-t-elle en guise de récapitulation. En effet, la tombe ancestrale était réparée en 2009, presque parallèlement au début du litige avec les futurs propriétaires
terriens légaux.

Dossier realisé par Manou Razafy

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    - Joëlle Claude  : au Cercle-germano malagasy à Analakely

    - "Who's next" au Dome Rta à 17h

    - Journée dédiée à la jeunesse suivi d'un spectacle oratoire le "Cinbé village" et le "zumba coloré" au Village de la Francophonie à Andohatapenaka

    - Grand concert intégrationnel au Village de la Francophonie à 15h suivi d'un défilé de mode et un "Zoma magnifique" avec Mika et Davis à 21h

    Samedi 26 novembre 2016:

    - "Ndao hifety isika jiaby": thème du jour au Village de la Francophonie

    Dimanche 27 novembre 2016:

    - "Ce n'est qu'un au revoir" thème du jour au Village de la Francophonie

    - "Ciné village", finale du tournoi de slam, carnaval de clôture, grand concert de musique classique, récit du mythe d'Ibonia, un chant d'au revoir du village, un jeu de drapeau: "Ce n'est qu'un au revoir mes frères" à 19h au Village de la Francophonie

  • Se surpasser, encore et toujours. Avant de s’envoler pour d’autres cieux, Bodo rendra hommage à ses fans à l’« Akany Nambinitsoa », Talatamaty. Ce sera son dernier cabaret-concert de cette année. Une occasion à ne pas rater pour les amateurs de cette grande dame de la musique malagasy. Le show commencera à partir de 20h.
     
  • Après l’avant-gout de la célébration du 20ème anniversaire du groupe « ‘Zay » qui a eu lieu à l’hôtel Carlton, Anosy, ce dernier revient sur le devant de la scène. Ainsi, le groupe réalisera un autre concert au Palais des sports de Mahamasina ce dimanche après-midi. Durant quelques heures, « ‘Zay » résumera les 20 ans de sa carrière à travers ses titres. Nary et compagnie ressusciteront leurs tubes les plus connus. Outre les musiciens, l’instrument à vent « Anjaniony » bercera le public. Le concert débutera à partir de 15h.
     
  • Une belle ambiance et de la bonne musique attendront les abonnés de l’Amitié Fandian à Ankadindramamy à partir de 21h. Mahery, Nini (Kiaka), Poun ou encore Green Banane animeront la soirée « after work » de cet endroit qui est devenu, à chaque fin de week-end, le lieu de rendez-vous incontournable pour certaines familles et des amis. Le répertoire sera composé des succès de ces artistes, en plus des duos et trios exceptionnels. 

  •  Des artistes véhiculant des styles de musique différents se réuniront au Pk 0 Soarano. La musique traditionnelle, celle urbaine et la musique des hauts-plateaux berceront les cœurs des  abonnés de cet endroit dans une soirée dénommée « Cabaret in Tanà ». Ry kala vazo, Jimmy Harison, Tana Group et Tovo J’hay partageront la scène pour assurer une ambiance parfaite.
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