Publié dans Dossier

Retour en histoire sur la première célébration de la fête nationale

Publié le vendredi, 23 juin 2017

Ils sont parmi ceux à avoir vécu la proclamation de l’indépendance par Philibert Tsiranana à Mahamasina. Ces octogénaires ont gravé dans leurs mémoires les images inoubliables de la première fête nationale. Samuel Ralaiaritiana, Rasoanaivo et Guy Adrien Rajoelina, tous des Tananariviens, sont les trois témoins de ces évènements historiques. Chaque année, à l’approche de la Fête nationale, des souvenirs leur reviennent en tête. Dans ces quelques lignes et à travers leurs témoignages, nous vous plongeons dans l’histoire en vue d’un bref aperçu de l’ambiance à cette époque. Un retour dans le passé qui fera également le point sur les symboles de la souveraineté nationale que sont le drapeau et l’hymne national de Madagascar, ainsi que l’origine même de cette célébration hautement symbolique pour les communs des Malagasy !

Samuel Ralaiaritiana
« Il y avait eu un mois de réjouissances … »

« J’avais 28 ans quand le Général de Gaulle était venu à Madagascar pour la proclamation de la souveraineté, lors d’une cérémonie à Mahamasina en octobre 1958. Deux ans après, l’indépendance de Madagascar avait été officialisée et accueillie avec allégresse, avec celle de l’Armée », se souvient Samuel Ralaiaritiana. « Il y avait eu un mois de réjouissances, dont le podium et le bal populaire en fin d’après-midi jusqu’au petit matin chaque jour à Analakely. "Ny Railovy" et "Ny Sakelidalana" faisaient partie des groupes phares. D’un autre coté, la ville brillait de mille feux avec les nombreuses décorations et les drapeaux pavoisés dans chaque coin des rues et chaque maison. Bref, les Malgaches ont célébré comme il se doit la Fête nationale puisqu’ils se sentaient concernés. De plus, les gouvernants de l’époque ont su combler le vide, en assurant la sécurité et en octroyant du soutien aux vulnérables. Outre les cadeaux de la part des employeurs, chaque ménage a été doté de produits de première nécessité tout au long du mois de juin 1960 », témoigne cet ancien capitonneur qui travaillait dans un concessionnaire automobile de renom à l’époque. Agé de 87 ans en ce moment, cet homme regrette l’absence de ferveur et de motivation de la génération actuelle, due notamment à l’extrême pauvreté.
Patricia Ramavonirina

Drapeau et hymne national  Deux symboles forts de souveraineté et de patriotisme

Ry tanindrazanay malala ô, ry Madagasikara soa (O, notre chère catrie, ô cher Madagascar) ! Cela fait maintenant plus d’un demi-siècle que les Malagasy entonnent ce hymne national de Madagascar qui a vu le jour depuis 1958. Ecrit par Norbert Raharisoa et composé par le Pasteur Rahajason, elle continue d’être un symbole incontestable de souveraineté et de patriotisme pour les nationaux. Mais parler de fête nationale revient également à parler du drapeau vert, blanc et rouge. Le drapeau malagasy est formé de deux bandes horizontales dont celle rouge (en haut) qui symbolise la souveraineté et la lutte pour l’indépendance, celle verte représentant le signe de l’espoir (« Fanantenana », en malgache), ainsi qu’une bande verticale de couleur blanche, synonyme de pureté. D’après les références historiques, le drapeau national a été présenté officiellement à la population malgache le 21 octobre 1958, une semaine après la proclamation de la République malgache (14 octobre 1958) au sein de la Communauté française. Au cours de cette cérémonie, l’hymne national « Ry tanindrazanay malala o ! » a  été entonné pour la première fois par des élèves. En cette célébration de la fête de l’indépendance, les foyers malagasy sont tenus de hisser un drapeau devant leur domicile. Un geste qui est, avant tout, symbole de fierté et de patriotisme, mais qui a été galvanisé depuis un certain temps à cause du contexte politique morose.
Sandra R.

 

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Affaire Houcine Arfa - Le mystère demeure entier
  • Laïcité de l’Etat - Hery Rajaonarimampianina perpétue l’infraction
  • Marc Ravalomanana - La persécution continue
  • Changement de gouvernement - Bruit de bottes à la primature
  • Loi sur la Zone économique spéciale - Benjamina Ramanantsoa humilié
  • Taux de pauvreté en baisse - Un ministre paie 9 000 euros pour ses gardes du corps
  • Appel aux services d’Houcine Arfa - Le Président humilie les galonnés malgaches
  • Corruption de haut niveau - Un ex-maire roumain en fuite demande l’asile politique à Madagascar
  • Affaire Houcine Arfa - Trois tentatives de corruption de la Procureure de la République
  • Visas aux frontières - Levée de boucliers contre Ametis

La Une

Editorial

  • L’effondrement !
    L’anéantissement du régime, en place, serait-il proche ? Des signes précurseurs semblent l’annoncer. Essoufflement, fatigues ou sueurs froides, des symptômes réels d’une maladie grave  et qui apparaissent au moindre effort physique. On dirait qu’il ne reste plus au « malade » que quelque temps ! Sous une autre forme, l’édifice du parti au pouvoir, le HVM (Hery vaovaon’ny Madagasikara) dont la « construction » ne datait que de 2013, semble déjà menacé par l’apparition, ici et là, sur la façade principale, des « fissures  béantes ». Pour les spécialistes en bâtiment, l’effondrement de la bâtisse ne serait plus qu’une question de temps à moins que de sérieuses réparations ne soient pas effectuées, surtout en cette période de fortes pluies.

A bout portant

AutoDiff