Publié dans Dossier

Métiers d’un jour - Ceux qui préparent le dernier voyage !

Publié le vendredi, 07 octobre 2016

Fossoyeurs, pompes funèbres… Ou encore thanatopracteurs, ces employés aux métiers de la mort. Des métiers qui exigent du cran, une grande attention… Mais aussi des sentiments en tant qu’être humain… Des professions à part, si l’on peut dire, puisqu’il s’agit surtout de préparer le dernier voyage de ces personnes qui nous quittent pour un monde meilleur. Focus sur les métiers de la mort.

 

Etre fossoyeur. Même le nom du métier fait peur… Les personnes qui exercent cette profession sont les derniers de la chaîne à la préparation du dernier voyage. Dans le cimetière d’Anjanahary, les fossoyeurs sont surtout recrutés pour enterrer les personnes décédées sans familles, sans papiers, dans les fosses communes. « En général, un fossoyeur, et je parle de celui qui fait vraiment ce métier pour gagner sa vie, déterre les fosses communes. C’est notre travail. En ce qui concerne les enterrements en caveau familial, la famille de la personne décédée peut faire appel aux services d’autres personnes, souvent des membres de la famille même. Pour des raisons de sécurité, les caveaux doivent être ouverts uniquement par les employés du cimetière », rapporte Jean Noël Raharison, chef de section au sein du Cimetière d’Anjanahary.

« Nous nous occupons de l’accueil d’un représentant de la famille de la personne décédée jusqu’à l’enterrement du cadavre », raconte le responsable. Il explique ainsi le quotidien de son métier. Après avoir été au Bureau municipal d’hygiène (Bmh), le représentant de la famille vient avec les papiers, dont le document attestant qu’une telle tombe lui appartient avec toutes les informations sur cette tombe : numéro et lot. Le permis d’inhumer délivré par la Commune est également exigé. Le jour de l’enterrement, la tombe peut être ouverte selon l’heure prévue. Les fossoyeurs peuvent également se charger de l’enterrement des étrangers morts dans le pays. Ces derniers sont souvent enterrés dans des caveaux individuels.

« En ce qui concerne l’enterrement en fosses communes, principale tâche des fossoyeurs, des voitures de la Commune débarquent, amenant les corps à enterrer dans ces fosses, et nous nous chargeons de l’enterrement. Cela ne prend que quelques minutes », explique Jean Noël Raharison. En cas de réclamation d’un corps par la famille, qui survient souvent des années plus tard après l’enterrement en fosses communes, ce sont les fossoyeurs même qui déterrent le corps pour l’enterrer dans sa tombe familiale.

Dans le Cimetière d’Anjanahary, des « famadihana » (retournements des morts) sont également effectués. « Nous pouvons aider les familles lors d’un "famadihana". Il est inhabituel que cette tradition ait lieu dans le Cimetière, mais cela peut arriver. Cependant, le silence total est exigé. Ou, s’ils veulent diffuser de la musique, celle-ci doit être douce. Cela, pour le respect des morts », explique encore le chef de section.

D’après les explications de ce responsable, ce métier exige une grande force mentale, mais aussi physique. « Pour être fossoyeur, déjà, il faut être un homme. Il faut savoir tenir une bêche, et il faut surtout avoir une très grande force mentale et ne pas avoir peur de rien, "ne pas avoir peur de la mort", parce que c’est ce que tu affronteras tous les jours », souligne Jean Noël Raharison avec un demi-sourire. « Il s’agit d’un travail qui fait peur au début, mais après on s’y habitue, comme dans toutes les professions », ajoute-t-il. Cependant, certaines personnes refusent absolument d’exercer ce métier, et cela, même si on les payait avec de l’or. « Il y a des gens qui ne veulent absolument rien savoir des "métiers de la mort". Mais cela dépend de la conscience de chacun », dit-il, très ouvert. « Il ne s’agit pas seulement d’un travail mais d’un devoir », conclut le fossoyeur en souriant.

Informations recueillis par Tiasoa Samantha

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Editorial

  • Dans la dignité !
    Nous avions déjà eu l’occasion d’évoquer, ici, le minimum de conduite à tenir autour de la commémoration de la date du 29 mars 1947 afin de réveiller les consciences. A la veille de ce jour historique, on ne peut pas rester indifférent sans émettre, en toute humilité, un rappel qui nous parait indispensable. Les avis divergent, encore, concernant les tenants et aboutissants des « Evènements de 47 ». Les deux camps à l’époque, le pouvoir colonial et les leaders du Mouvement démocratique pour la rénovation de Madagascar (Mdrm) campaient sur leurs positions. Des « historiens » à la solde de la Métropole véhiculèrent des « informations » montées de toutes pièces et minimisèrent l’ampleur des dégâts humains.

A bout portant

BONS PLANS WEEK-END

  •  Vendredi 25 novmebre 2016:

    - Fara kely, Fara Gloum et Mahandry au Piment café

    - Joëlle Claude  : au Cercle-germano malagasy à Analakely

    - "Who's next" au Dome Rta à 17h

    - Journée dédiée à la jeunesse suivi d'un spectacle oratoire le "Cinbé village" et le "zumba coloré" au Village de la Francophonie à Andohatapenaka

    - Grand concert intégrationnel au Village de la Francophonie à 15h suivi d'un défilé de mode et un "Zoma magnifique" avec Mika et Davis à 21h

    Samedi 26 novembre 2016:

    - "Ndao hifety isika jiaby": thème du jour au Village de la Francophonie

    Dimanche 27 novembre 2016:

    - "Ce n'est qu'un au revoir" thème du jour au Village de la Francophonie

    - "Ciné village", finale du tournoi de slam, carnaval de clôture, grand concert de musique classique, récit du mythe d'Ibonia, un chant d'au revoir du village, un jeu de drapeau: "Ce n'est qu'un au revoir mes frères" à 19h au Village de la Francophonie

  • Se surpasser, encore et toujours. Avant de s’envoler pour d’autres cieux, Bodo rendra hommage à ses fans à l’« Akany Nambinitsoa », Talatamaty. Ce sera son dernier cabaret-concert de cette année. Une occasion à ne pas rater pour les amateurs de cette grande dame de la musique malagasy. Le show commencera à partir de 20h.
     
  • Après l’avant-gout de la célébration du 20ème anniversaire du groupe « ‘Zay » qui a eu lieu à l’hôtel Carlton, Anosy, ce dernier revient sur le devant de la scène. Ainsi, le groupe réalisera un autre concert au Palais des sports de Mahamasina ce dimanche après-midi. Durant quelques heures, « ‘Zay » résumera les 20 ans de sa carrière à travers ses titres. Nary et compagnie ressusciteront leurs tubes les plus connus. Outre les musiciens, l’instrument à vent « Anjaniony » bercera le public. Le concert débutera à partir de 15h.
     
  • Une belle ambiance et de la bonne musique attendront les abonnés de l’Amitié Fandian à Ankadindramamy à partir de 21h. Mahery, Nini (Kiaka), Poun ou encore Green Banane animeront la soirée « after work » de cet endroit qui est devenu, à chaque fin de week-end, le lieu de rendez-vous incontournable pour certaines familles et des amis. Le répertoire sera composé des succès de ces artistes, en plus des duos et trios exceptionnels. 

  •  Des artistes véhiculant des styles de musique différents se réuniront au Pk 0 Soarano. La musique traditionnelle, celle urbaine et la musique des hauts-plateaux berceront les cœurs des  abonnés de cet endroit dans une soirée dénommée « Cabaret in Tanà ». Ry kala vazo, Jimmy Harison, Tana Group et Tovo J’hay partageront la scène pour assurer une ambiance parfaite.
  • Dans le cadre du festival « Madajazzcar », un cabaret avec Mampionona quintet, Hakon Storm, Mathisen feat Lova Bil, @ Tonny Mahefa Razafiarison & Volahasiniaina Linda aura lieu à l’hotel du Louvre, Antaninarenina à partir de 19h 30.
     
     
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