Publié dans Culture

Palais des sports - La mélodie des « Glita » émerveille le public

Publié le lundi, 06 août 2018

Chose promise, chose due... l'événement « Glita be » tant attendu par les amateurs de musique folk malagasy, organisé par Gasy'Events a tenu toutes ses promesses. Le temps d'un après-midi, hier au Palais des sports Mahamasina, le public a pu revivre, en compagnie des artistes les beaux moments passés au « Tamboho » que certaines personnes avaient eu l'occasion de passer. Chansons nostalgiques certes mais jouées avec un groupe d'artistes issus d'une génération différente.

L'essence même de la manifestation musicale est de réunir sur la même scène ceux qui sont considérés comme la nouvelle école de ce genre musical avec leurs aînés dont leurs morceaux immortels sont toujours interprétés par ces derniers. Les chansons ont donc été jouées de manière que les jeunes puissent les adorer sans enlever le côté folksong et la mélodie de la guitare. Evidemment, la salle du Palais des sports, semi-plein pour l'occasion était inondée d'un public confondu, et même les plus jeunes sont venus assister au concert qui a proposé plusieurs surprises à tous. Sur scène, les six cordes remplissent la scène tout en laissant une place à diverses décorations et à la sonorisation qui était, comme d'habitude, bluffante. Car même si à chaque chanson, trois ou quatre personnes se mettent à jouer de la guitare, y compris la basse de Sefo, l'arrangement était toujours au top, les vocales étaient bien distinctes tout comme la mélodie des instruments. Côté prestations, les « Glitabéens » ont enchaîné les titres sans bavardage. Tous vêtus d'un costume gasigasy brodés spécialement pour l'occasion, ils ont chanté un par un des titres gravés dans le cœur de tous. Et malgré que certaines chansons étaient oubliées pas l'assistance, cette dernière a chantonné à voix haute les refrains et les paroles. Le plaisir d'écouter un « Ikalakely » de Samoela chanté par Farah Gloum, Lilie et Inah, un « De hiaraka isika » de Levelo interprété par Ngiah Tse ou encore un
« Revirevinay taloha » d'Eric Manana repris par Benny & Bebey, Sammy, Rija Ramanantoanina et consorts, toujours accompagnés par Luc, Mahery, Nini & Jovin et Sefo aux guitares a été renouvelé. L'ambiance chaleureuse était là. Et en tout cas, ça l'était plus quand Samoela et Gothlieb ou encore Rija Ramanantoanina montent sur scène pour interpréter " Indray andro " de Rakoto ou encore Tselonina et les garçons reprendre « Lendrema » de Mahaleo. Ce qu'on peut dire c'est que le concert était bien organisé mais a sûrement manqué de communication, ce qui explique peut-être le nombre du public venu y assister. Comme  il a été prévu, 60 chansons étaient au répertoire mais avec ces grands artistes, on demande quand même des « bis ». Finalement, le concert s'est achevé assez tard. Mais tout le monde avait eu sa part du gâteau. La 9e édition est déjà attendue.
Tahiana Andrianiaina

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Editorial

  • Attention !!
    Ressaisissons-nous tous ! Le pays glisse sans crier gare vers l'imparable. Tous les indicateurs broient du noir sinon voient rouge. La publication des résultats provisoires au niveau de la CENI nous plonge dans un état d'urgence voire critique. L'Instance d'Alarobia persiste à afficher des chiffres non seulement erronés mais aussi porteurs d'anomalies flagrantes. De l'autre côté, la population vit dans des conditions inacceptables que l'on a tendance à ignorer. On dirait qu'on profite bien du cafouillage qui prévaut pour tordre le cou au bas-peuple.

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