Publié dans Culture

Rdj Mozika 2017 - Les jeunes artistes sous le feu des projecteurs

Publié le lundi, 08 janvier 2018

A Madagascar, artiste n’est pas souvent considéré comme un métier mais plutôt une passion même si certaines stars empochent le temps d’une soirée ou un grand concert le triple voire même quadruple du salaire d’un journaliste. Le problème, dans le contexte actuel, c’est que malgré leur expérience et leur savoir-faire, les artistes n’ont pas le statut et la reconnaissance qu’ils devraient avoir. Raison pour laquelle le matraquage prend de plus en plus de l’ampleur  dans le monde de l’industrie musicale et du spectacle car pour être reconnu du grand public, il faut diffuser au maximum ses chansons en sachant pertinemment que les organisateurs événementiels ne mettront à l’affiche que les formations « en vogue ».

Dans la Grande île, le système du matraquage détruit à petit feu le monde du showbiz puisque les artistes qui n’ont pas assez d’argent pour le faire ne seront jamais écoutés ni vus du grand public. Seuls ceux disposant de moyens financiers resteront « célèbres », raison pour laquelle les malgaches n’écoutent que la musique marginalisée. Heureusement que d’autres stations de radio se réfèrent à la qualité des œuvres plutôt qu’à l’argent. La radio des jeunes (Rdj) fait partie de ces médias qui prônent avant tout le talent des jeunes. Selon un responsable, tous les artistes sont libres de diffuser, gratuitement, leurs morceaux à la radio à condition de passer avant tout par une commission d’écoute spéciale. Mais beaucoup se demandent si c’est vraiment le cas ? Ces radios diffusent-elles vraiment comme il faut les chansons sans que les artites ne doivent quoi que ce soit ? En tout cas, cela ne dépend finalement que de la station.
Plusieurs catégories
 Concernant toujours le showbiz en général à Madagascar, la Rdj organise l’édition 2017 du concours Rdj Mozika. Créé depuis une dizaine d’années, ce challenge a permis au grand public de désigner les artistes et groupes les plus méritants. Comme à l’accoutumée, son objectif est de permettre au grand public et à ses auditeurs de récompenser les artistes malagasy ainsi que leurs œuvres préférées de l’année précédente. Selon les informations recueillies, les chansons les plus demandées par les auditeurs sont sélectionnées et sont réparties dans plusieurs catégories. Cette année, il y aura 22 catégories dont des nouveautés comme celle du « Mozika buzz », « Mozika cover » ou encore « Meilleur Dj beatmaker » et « Meilleur comeback » de l’année. La liste officielle des nominés sont déjà disponibles sur le site officiel de la Rdj et sur sa page facebook. Le public peut déjà entamer son vote jusqu’au 03 février 2018 à midi, pour l’ensemble des catégories. Les voting pourront se faire par sms ou sur le site de la radio organisatrice. « Dans chaque catégorie, le vainqueur sera le nommé ayant reçu le plus grand nombre de votes parmi les nominés de chaque catégorie. Des pointages hebdomadaires seront effectués et en cas d’égalité, le nommé ayant été en tête des votes le plus grand nombre de jours sur la période de vote sera déclaré vainqueur. A l’issue de la période de vote, pour l’ensemble des catégories, l’ensemble des votes exprimés sur chacun des supports par le public, sera intégralement communiqué au commissaire aux jeux qui fera le comptage total des voix », explique un communiqué. Scotty Raz, Prins Aimix, Antwan Dago, Cyemci et Yoann Loïc sont par exemple nominés dans la catégorie Dj  beatmaker. Et même les musiques qui ont fait le buzz sont dans la liste. On y trouve par exemple Aza malahelo de « Mem's Akademia », « Donné-donné maskita » de Shayron, « Mampijaly Jean » de Gangstabab, « Bema » de DJ Smex & Samoann et « Seranay sy valy »  d’Askin & S6-JYZ. Comme l’année dernière, la cérémonie de remise de trophée sera effectuée au Cci Ivato en présence de tous les artistes sélectionnés dans les diverses catégories. Rendez-vous est donné le 03 février 2018 à 17h. Le tapis rouge sera déroulé pour accueillir les invités.
Tahiana Andrianiaina

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Editorial

  • Horizon…2019 !
     Emergence, terme fétiche en cette fin de mandat du régime en place. Tellement, les barons aux cravates bleues terminent leur funeste parcours en coulant le pays. On dit qu’un objet émerge quand il remonte en surface et se trouve en contact avec l’air. Pour un homme, entièrement sous l’eau, le terme « émergence » indique pour lui l’idée d’une remontée en surface et lui offre la possibilité de pouvoir respirer l’air. Madagascar, en cinquante-huit ans d’indépendance, sauf la petite parenthèse des années 60, ne cessa de dégringoler. Une descente aux… enfers qu’aucun régime démocratiquement élu n’avait pas pu stopper tout au moins ralentir. En effet, à partir des années 70, le « navire Madagascar » commença à prendre de l’eau. Le comble du malheur, le drame s’aggrave d’année en année. La Deuxième République, le principal tombeur du pays, détruit tout. La dictature rouge de l’Amiral Didier Ratsiraka coula la Grande île. Le régime socialiste…

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