Publié dans Culture

Cemdlac - Tsanta convie les férus de poésie dans « Redy nofy »

Publié le mardi, 05 décembre 2017

Les écrivains malagasy ont depuis longtemps utilisé la littérature comme une arme de combat, et pour dénoncer les injures existantes dans le pays. Beaucoup ont mis leur plume au service de la libération de l’homme dans des luttes concrètes  politiques ou sociales. Cependant, parmi les genres littéraires, la poésie est plus souvent associée à l’épanchement des sentiments, aux jeux sur les mots, à l’évasion dans l’imaginaire qu’à l’expression des « idées ».

On se pose souvent la question si la poésie est-elle vraiment une «arme» efficace pour défendre des idées et préparer un avenir meilleur que le présent qu’elle critique? Apparemment, ce n’est pas vraiment le cas car malgré la présence de  ces défendeurs de cause, les hauts « responsables » ont souvent tendance à leur tourner le dos.
Pourtant la fonction sociale du poète semble être claire. Sensible et inspiré, pour « crier, accuser, espérer » homme parmi les hommes avant d’être poète, il ne peut se désintéresser du sort de ses semblables. Son talent lui donne d’autres responsabilités, que rappelle le philosophe Jean-Paul Sartre : « L’écrivain est en situation dans son époque : chaque parole a des retentissements. Nous écrivons pour nos contemporains, nous ne voulons pas regarder notre monde avec des yeux futurs, mais avec nos yeux de chair, avec nos vrais yeux périssables ».
Rêverie
Le poète agit ainsi sur le monde, au moins le faire réagir car  c’est assez pour le poète d’être la mauvaise conscience de son temps. Les poètes malagasy sont doués, et même les jeunes ont déjà cette qualité et sont déjà considérés comme maîtres des mots, savant «dire» mieux que le commun des mortels qui n’a du langage qu’une utilisation quotidienne utilitaire. C’est justement le cas des membres de l’association Tiako sy andrianiko ny teniko sy taniko  ou Tsanta, qui vont justement, essayer encore une fois de conscientiser à travers un récital poétique qui se tiendra ce jour au Cemdlac Analakely.
Intitulé « Redy nofy », tout  simplement un jeu de mot de « Rediredy » et « Nofinofy » littéralement « Rêverie », l’événement qui se veut fédérateur et inédit verra la participation d’une dizaine de membres de l’association qui déclameront  chacun leurs propres poésies qui seront diversifiées en thème. Se mettant en scène à travers leurs lectures poétiques, ces jeunes promeuvent généralement à  travers leurs écrits, l’amour, le patriotisme et surtout la fraternité. La politique, la vie quotidienne, l’amour dans toutes ses facettes, bref plusieurs sujets de conscientisation ou de rêves qu’ils voudront réaliser pour la nation ou pour eux-mêmes seront exprimés. Effectivement, rêver n’est pas suffisant, il faut surtout penser à réaliser. Mettant en avant les valeurs de la société malagasy dans toute sa splendeur, ces jeunes poètes entendent rendre fiers leurs ainés. Un événement que les amoureux de belles paroles ne devraient pas louper !
Tahiana Andrianiaina

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  • Ridiculement stupide !
    Le ridicule ne tue pas, affirment certains. Effet, s'il en est ainsi, il abêtit. Seuls les cancres et les idiots y trouvent un compte …crédible. Nos élus parlementaires ne cessent de nous étonner jusqu'à ce point où leurs faits d'armes aiguisent les agacements du peuple qui les a élus.Les députés ont adopté le vendredi 7 décembre 2017, en séance plénière, une loi sur la « caisse de retraite parlementaire ».

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