Publié dans Culture

« Showcase » - Carton plein, Shyn met le feu au Kudeta Urban Club

Publié le dimanche, 29 octobre 2017

 Sûrement le chanteur de R’n’b le plus célèbre dans tout Madagascar, Shyn est actuellement au summum de son art. Partout où il passe, c’est vraiment le show et apparemment, l’artiste est très sollicité par les organisateurs d’événementiels. Mais Shyn reste discret comme il l’a toujours été, c’est d’ailleurs le secret de sa réussite : la qualité au lieu de la quantité. Seulement quelques chansons ont suffi de prouver à tous qu’il a sa place dans le showbiz national et qu’il fait toujours partie des grosses pointures ayant déjà écrit leurs noms dans le livre d’or de la musique malgache. « Resim-pitia » puis « Fitiavana mafoaka » et maintenant « Overdose », les singles s’enchaînent et les qualités sont vraiment exceptionnelles que ce soit au niveau du son ou encore de l’image.

Shyn ne travaille qu’avec des professionnels du domaine. Ceci est dû sûrement par le fait que l’artiste commence également à percer au niveau international. Ainsi, il se doit de suivre les normes internationales dans sa musique. Raison pour laquelle il ne sort que très rarement des nouveaux morceaux. Il est tout le temps en studio ou en quête de collaboration avec des spécialistes de renommée. C’est pour cela qu’il ne se produit que rarement sur scène. Justement, samedi dernier était une des rares occasions pour les inconditionnels de voir l’artiste sur scène. C’était au Kudeta Urban Club, Anosy où Shyn s’est affiché en solo. Pas de surprise : la salle était trop petite pour accueillir le public qui la remplissait même jusqu’à l’entrée. Et même les lieux étant déjà noirs de monde, plusieurs fans n’ont pas encore pu entrer pour admirer le spectacle. En tout cas, le show a créé une bonne ambiance et a renforcé les liens entre l’artiste et les groupies. Ces derniers se bousculaient même pour être au-devant la scène afin de se rapprocher autant que possible de l’artiste.
Mémorable
Téléphone en main pour mémoriser toute la soirée, selfies à gogo, avec la star ou avec ses amis, bref tout était permis durant le spectacle. Shyn, de son côté, était habillé dans un premier temps d’un costard et d’une camisole pour être plus classe. Mais étant donné que sa musique est plus « street », il n’a pas oublié les divers « bling-bling » et bien sûr ses lunettes qui vont bien avec la couleur de sa peau.  Fier d’être malagasy, il s’est habillé en « Gasigasy » dans la deuxième partie, dont le haut en « lamba soga » sublimé par des bordures cousues avec soin. Côté prestation, rien de plus extraordinaire quand l’artiste entame la soirée avec des chansons bien rythmées et décorées d’une cadence malagasy. Des morceaux expressifs pour dire que le « showcase » sera grandiose. Au début jusqu’à la fin du spectacle, l’ambiance était toujours chaud, le public est toujours resté debout tout comme l’artiste. Sauf que la plupart du temps, le micro était tourné vers l’assistance, elle qui connaissait tous les titres qui passaient, du couplet au refrain. Comme à l’accoutumée, les chansons qui ont fait le renommée de Shyn étaient au répertoire. Des plus vieux jusqu’au nouveaux  tubes, l’ambiance était toujours de la partie. « Hasarotam-piaro », « Ho avy », « Tontolo hisainana » ou encore l’incontournable « Mahatsara zaho » ont transporté le public dans un monde mélodieux et sensuel. Il est même arrivé que le Dj change un peu la structure et le rythme de la chanson, mais étant toujours au top, il fait toujours preuve de professionnalisme durant ses prestations.  Des fois seul sur scène, des fois accompagné par des danseurs, on peut dire qu’il a su gérer le temps et surtout sa voix. Aucune fausse note n’a été enregistrée. A la fin de la soirée, Shyn a pris le temps de saluer tout le monde et de prendre des photos avec les groupies pour finir en beauté ces retrouvailles mémorables. Après ce « showcase », il a donné un autre spectacle hier à Diego- Suarez, toujours accompagné par son équipe.
T.A.

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Editorial

  • Horizon…2019 !
     Emergence, terme fétiche en cette fin de mandat du régime en place. Tellement, les barons aux cravates bleues terminent leur funeste parcours en coulant le pays. On dit qu’un objet émerge quand il remonte en surface et se trouve en contact avec l’air. Pour un homme, entièrement sous l’eau, le terme « émergence » indique pour lui l’idée d’une remontée en surface et lui offre la possibilité de pouvoir respirer l’air. Madagascar, en cinquante-huit ans d’indépendance, sauf la petite parenthèse des années 60, ne cessa de dégringoler. Une descente aux… enfers qu’aucun régime démocratiquement élu n’avait pas pu stopper tout au moins ralentir. En effet, à partir des années 70, le « navire Madagascar » commença à prendre de l’eau. Le comble du malheur, le drame s’aggrave d’année en année. La Deuxième République, le principal tombeur du pays, détruit tout. La dictature rouge de l’Amiral Didier Ratsiraka coula la Grande île. Le régime socialiste…

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