Publié dans Culture

Tanà in Love - Un retour timide malgré tout

Publié le lundi, 31 juillet 2017

10 ans après, l’événement Tanà in Love revient en force. Dimanche dernier était le grand jour pour les artistes participants au show de prouver aux amateurs de bonne musique. Tout le monde attendait sûrement un grand show, avec des jeux de lumières et sonorisations au top comme dans un concert au The Apollo Theatre. Et on ne peut pas dire que ce n’était pas le cas, une décoration comme il faut, grand écran géant placé derrière les artistes, et des deux côtés de la scène. Un grand salon, une sorte de plateau Tv ornant également la scène, mais beaucoup sentaient que le spectacle n’était pas vraiment à la hauteur malgré la participation des grosses pointures de la musique malgache.

Beaucoup se sont plaints de la prestation scénique des participants. « Je suis ravi et le show m’a plu. Beaucoup de surprises et d’émotion mais j’ai senti que certains artistes n’étaient pas vraiment bien préparés pour le show. On sentait du trac, il leur arrivait même de se tromper de texte à plusieurs reprises mais en gros, c’était un bon spectacle. L’affiche était d’ailleurs très alléchante », confie un spectateur voulant rester dans l’anonymat. Mais ce n’est pas tout, certains étaient aussi déçus du choix des chansons. « Personnellement, j’avais espéré qu’ils reprendront  plus les nouvelles chansons que les anciennes. Je trouvais que le show n’était pas vraiment pimenté et à force de revenir dans le passé, les retrouvailles étaient trop nostalgiques alors que la plupart des spectateurs étaient composés des jeunes. Mais le point fort, c’est qu’on avait une nouvelle fois l’opportunité de réécouter les anciens tubes. En tout cas, je trouvais génial de voir Noely Kely, avec un problème oculaire participer au spectacle et interpréter une chanson de Rak Roots. C’est tout simplement émotif », continue un autre spectateur. Par ailleurs, Tana in love est le seul moment de retrouver des artistes évoluant dans différents genres musicaux de se retrouver sur la même scène. Inah et Iary étaient les idoles des inconditionnels, dimanche dernier. Elles ont fait mouche notamment avec le morceau «  7andro » du groupe Ambondrona.
Mais ce n’est pas tout, Luk, Princio et Poon sur « Rava tanteraka » de Samoela ont ému plus d’un. Plusieurs fois en vestiaire pour changer de tenues, c’était aussi, particulièrement pour les filles de mettre en avant leur beauté. Bodo, Caylah, Stéphanie, Melky, Nanie, Elsie et bien d’autres encore se sont fait belle pour l’occasion. Cependant, si on notait le spectacle en général, bon nombre de spectateurs noteront « peut mieux faire ». Ils ne pourront qu’avoir raison car les derniers « Tana in love » pour ceux qui s’en souviennent ont toujours fait carton au Palais des sports. Pourtant, cette fois-ci, beaucoup de places étaient restées vides et peu de personnes ont été observées devant la scène alors que d’habitude, le lieu est plein à craquer jusqu’à ne pouvoir plus accueillir d’autres spectateurs. En tout cas, les organisateurs ont affirmé que Tana in Love revient et sera un rendez-vous annuel. On attend donc une amélioration pour la prochaine édition.
T.A.

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Editorial

  • Horizon…2019 !
     Emergence, terme fétiche en cette fin de mandat du régime en place. Tellement, les barons aux cravates bleues terminent leur funeste parcours en coulant le pays. On dit qu’un objet émerge quand il remonte en surface et se trouve en contact avec l’air. Pour un homme, entièrement sous l’eau, le terme « émergence » indique pour lui l’idée d’une remontée en surface et lui offre la possibilité de pouvoir respirer l’air. Madagascar, en cinquante-huit ans d’indépendance, sauf la petite parenthèse des années 60, ne cessa de dégringoler. Une descente aux… enfers qu’aucun régime démocratiquement élu n’avait pas pu stopper tout au moins ralentir. En effet, à partir des années 70, le « navire Madagascar » commença à prendre de l’eau. Le comble du malheur, le drame s’aggrave d’année en année. La Deuxième République, le principal tombeur du pays, détruit tout. La dictature rouge de l’Amiral Didier Ratsiraka coula la Grande île. Le régime socialiste…

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