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Les marchandises ont été brûlées samedi dernier et un ressortissant karana est impliqué dans cette affaire. Mais, curieusement, des interventions pleuvent déjà… pour « blanchir » cet importateur. Un beau coup de filet des éléments de la Brigade de recherches de la Gendarmerie de Fiadanana. Après avoir eu des renseignements fiables sur l’existence de marchandises périmées dans un magasin de la Capitale, le patron de cette unité de la Gendarmerie a demandé un mandat de perquisition auprès du Procureur de la République. Sans tarder, ce dernier a délivré ledit mandat pour pouvoir fouiller le magasin en question. Du coup, des éléments de cette Brigade ont effectué une visite inopinée au magasin (grossiste) appartenant à un Karana, et sis à Isotry. Les Gendarmes ont pris en flagrant délit des employés de ce Karana en train d’effacer, par des diluants, la date de péremption sur les emballages des marchandises et d’y inscrire une nouvelle. Le but est de tromper les consommateurs. Tout de suite après, les mêmes bérets noirs ont débarqué à Ambohimanarina où est installé un dépôt, qui, notons - le, n’est pas déclaré au département du Commerce. C’est dans ce dépôt illicite de deux étages que la majorité des marchandises périmées a été stockée. A Isotry, les Forces de l’ordre ont découvert des biscuits, des bonbons, des jus… périmés dans un camion. Tandis qu’à Ambohimanarina, 4 776 cartons, soit 6 camions de marchandises périmées, ont été saisis. D’après les premières estimations des enquêteurs, 95% des marchandises vendues par ce Karana sont périmées et auraient dû être consommées avant l’année 2008. Atteinte à la vie humaine Suite à l’autorisation de la Justice, les marchandises saisies ont été brulées samedi dernier dans l’enceinte du local du Bianco à Talatamaty, en présence du représentant du Maire d’Ambohibao, des journalistes et de diverses personnalités. Outre la destruction des marchandises saisies, une action en Justice a été également engagée. Car, en dehors des fraudes commerciales, ce ressortissant karana est aussi accusé de faux et usage de faux. Il s’agit également d’une affaire de crime dans la mesure où il y a atteinte à la vie humaine. A vrai dire, les consommateurs, notamment les enfants, sont exposés à diverses maladies. Une enquête est actuellement ouverte. Mais, on vient d’apprendre que de hautes personnalités (des membres de la Hat et des ministres) interviennent pour « calmer » l’affaire et « blanchir » ce Karana. A ce rythme, cette affaire risque d’être classée dans le tiroir au détriment des consommateurs. Le Bureau indépendant anti - corruption est vivement sollicité. En fait, ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Des enquêtes plus approfondies s’imposent !
Alphonse Maka
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