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Una - Civiles Madagascar - « Le ministère de la Population nous revient de droit »

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Écrit par Corinne R.   
Samedi, 22 Août 2009 00:30
L’Union nationale des associations civiles de Madagascar (Una - Civiles) a organisé une conférence - débat, hier à l’hôtel Panorama, autour de l’évolution de l’événement politique dans le pays.
En effet, devant l’inévitable vent de changement, le moment est venu pour tous les citoyens de témoigner du sens de patriotisme. Chacun est responsable de l’avenir de la Nation.
André Ramaroson, membre actif de l’Una - Civiles Madagascar a défini la société civile comme une association indépendante, neutre, apolitique et laïque. Constituant un contre pouvoir, la société civile devrait recouvrer son rôle non seulement de groupe de pression mais aussi de force de proposition pour les postes à responsabilité dans la haute sphère politique du pays.
Pour remonter la pente devant le fait que l’économie nationale a été entièrement ravagée par 4 crises successives de 1972, 1991, 2002 et 2009, l’Una - Civiles propose que les réformes tant dans le domaine politique, social qu’économique devraient figurer parmi les priorités des régimes qui, dorénavant, se succèdent. Pour ceux qui ne sont pas près de se lancer dans ce défi, il est préférable de démissionner, un geste digne d’un responsable attisé par la flamme nationaliste afin d’éviter l’éventualité d’une 5è crise. Autrement, l’alternance démocratique restera de vains mots sinon la descente dans la rue devient une tradition qui fait autorité à chaque fois que le peuple voudrait quelques changements.
Contrairement à ce qu’on a l’habitude de constater dans nombreux pays du monde, la Société civile à Madagascar existe et œuvre dans une condition très altérable. D’après l’étude menée par le Pnud en 1995, la précarité de la position de la société civile dans le pays est due aux mauvais comportements de certains acteurs politiques et à l’absence de considération venant du régime en place.
Désormais, la conquête de pouvoir doit être fonction de la capacité du prétendant dans l’amélioration du niveau de vie de tous les Malgaches.
La société civile, selon toujours André Ramaroson, s’affiche en principal responsable de la vie sociale de la Nation, en effet le ministère de la Population lui revient de droit. Ce problème de « chasse gardée » de la société civile mérite d’être discuté dans la « clé de répartition » de Maputo II. La société civile n’a pas l’intention de lâcher prise et continuera de réclamer « son ministère » à tous les régimes qui se succèderont.
Pour l’Una - Civiles Madagascar, l’actuel régime de transition acquiert déjà la légalité par la décision de la Hcc dont la ratification du Sommet de Maputo reste superflue. Les Malgaches sont les seuls maîtres de leur destin, et cette nouvelle forme de colonisation constitue un déshonneur quant à la souveraineté de la Nation malgache. Coiffé de la casquette de médiateur, selon encore l’Una – Civiles, le Groupe de contact international dépasse un peu trop les bornes sans se limiter dans son rôle de facilitateur. Le président de la Hat, Andry Rajoelina ainsi que le Premier ministre Monja Roindefo constituent les seuls responsables du pouvoir exécutif du régime transitoire, il est donc inadmissible d’instituer, à travers les Accords de Maputo, d’autres sièges comme le Vice - président de la Transition ou le portefeuille de Vice - premier ministre.
Corinne R.
 

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