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Sommet d’Addis - Abeba - Quand Ravalomanana délire !

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Écrit par Rolly Mercia   
Mercredi, 04 Novembre 2009 00:30

Bon nombre d’observateurs ont déjà soupçonné que Marc Ravalomanana allait encore faire des siens au Sommet d’Addis - Abeba.

ravalo-0447Et ce soupçon a été confirmé par la réalité quand, près de 20 minutes seulement après le début de la réunion à huis clos d’hier, il a quitté la salle et a immédiatement rejoint son hôtel. Sans que les médiateurs internationaux ne le sachent. En tout cas, depuis lundi dernier, il n’a pas manqué d’aligner des conditions burlesques dans le but clair de faire capoter ce Sommet de la dernière chance. Marc Ravalomanana a déjà fait valoir, depuis belle lurette, qu’il n’acceptera jamais de voir Andry Rajoelina s’asseoir sur le trône de la Présidence de la Transition. Arrivé depuis dimanche dernier à Addis - Abeba, il n’a pas manqué de mener des travaux de coulisses auprès de hauts fonctionnaires de l’Union africaine. Plus grave encore, à son arrivée à l’aéroport international de la Capitale éthiopienne, il a carrément invectivé Ablassé Ouedraogo, représentant des Nations unies, qui fut pourtant venu sur place pour le recevoir officiellement. « Je ne veux plus vous voir au sein de la médiation », a – t - il fait tonner à l’encontre de ce médiateur international. En tout cas, le lendemain (c’est – à - dire, lundi dernier) quand il a reçu Jean Ping à son hôtel, il a aligné ses premières conditions : « Ablassé Ouedraogo, out ! » ; « le Groupe international de contact doit d’abord accepter à ce que Andry Rajoelina ne soit pas le Président de la Transition à Madagascar, condition sine qua non de ma participation au Sommet » ; « ordre du jour du Sommet à soumettre au préalable sous mes yeux, avant l’ouverture des débats ».
« Manne » venue du ciel
Quoi qu’il en soit, ayant profité de la « manne » venue du ciel, eu égard au fait que les dix journalistes, indiqués être pris en charge par le Gic, ont été logés à l’hôtel Hilton d’Addis -  Abeba, là également où Marc Ravalomanana et sa suite ont préféré loger, le laitier ayant catégoriquement refusé de descendre à l’hôtel Sheraton et d’être avec les trois autres mouvances, celui - ci a décidé de tenir une conférence de presse inopinée et, comme attendu, a… « beuglé » la phrase qui suit : « ici à Addis - Abeba, que tout le monde sache que soit c’est Andry Rajoelina qui part, soit c’est la Transition à Madagascar qui est bannie » (sic). Or, hier vers 15h30, le tout Addis - Abeba diplomatique a vu Marc Ravalomanana débarquer au siège de l’Union africaine. Et il n’a point cliqué d’un cil pour prendre sa place au milieu des membres de sa délégation. Alors que, d’une part, Ablassé Ouedraogo siégeait superbement, avec les autres médiateurs internationaux, à la tribune officielle. De l’autre, aucun communiqué officiel n’a point fait état d’une quelconque décision du Gic d’écarter Andry Rajoelina de la Présidence de la Transition. De même, l’ordre du jour du Sommet n’a été distribué à tous les participants au Sommet qu’une fois que tout le monde ait été bien installé dans la salle de conférence. En d’autres termes, le laitier a déversé son lait… pourri, pour rien.
Zafy, doyen d’âge…
Néanmoins, l’homme ne s’est pas avoué vaincu en ayant essayé d’être tout sourire dehors avec les mouvances Zafy et zafy-0447Ratsiraka. Tout en ayant superbement ignoré Andry Rajoelina et les siens. Néanmoins, plus d’un l’ont vu littéralement irrité quand le Gic a invité Albert Zafy à prononcer un discours, au nom de la partie malgache et en sa qualité de doyen d’âge des quatre chefs de file des mouvances. M. Ravalomanana n’a pas cessé de tambouriner la table de ses doigts, ayant mal maîtrisé son énervement. Quoi qu’il en soit, dès l’entame de la réunion à huis clos d’hier, à l’issue de la cérémonie d’ouverture officielle du Sommet, il a harangué le report de ladite réunion, tant que Joaquim Chissano n’est pas encore dans la salle. Notons que ce dernier ne fut pas encore arrivé dans la Capitale éthiopienne, à cette heure - là. Et Jean Ping lui a ainsi rétorqué que l’absence de Joaquim Chissano ne peut en aucun cas faire ombrage aux travaux, dans la mesure où, au Carlton le 6 octobre dernier, Edem Kodjo était également absent sans que les débats n’en aient point souffert. En tout cas, invité par les médiateurs internationaux à prononcer un speech, Albert Zafy a été ferme et catégorique hier : « les acquis de Carlton ne sont plus à remettre en cause ». Tandis que Didier Ratsiraka a également été limpide dans son intervention, avec une doigtée exceptionnelle qui lui sied : « les acquis ne sont plus remis en cause, mais les débats devront être menés avec… flexibilité ». Quant à Andry Rajoelina, sa vision ne peut souffrir de la moindre discussion : « la sortie de crise devra être définitivement conclue ici à Addis - Abeba, pour l’intérêt supérieur de la Nation ».
Au goût du laitier
Autant d’interventions qui, il faut l’avouer, ne furent pas du tout au goût du laitier. Ainsi, il a quitté la salle pour directement s’engouffrer dans le véhicule à lui affecté et pour rejoindre immédiatement son hôtel. Sans que les médiateurs internationaux ne le sachent. En tout cas, Fetison Rakoto Andrianirina a déclaré à ces derniers qu’il a reçu mandat de son patron pour diriger leur mouvance et pour continuer à prendre part à la réunion. De ce fait, toutes les parties ont repris les débats, hier vers 17h, pour les clôturer, une heure après. Et, selon les médiateurs internationaux, lesdits débats auraient dû reprendre, hier vers 22h30, heure où Joaquim Chissano devrait débarquer au siège de l’Union africaine. A l’heure où nous écrivions (vers 22h), aucune information officielle n’a été donnée pour indiquer si, oui ou non, ce chef de l’Equipe conjointe de médiation pour Madagascar fut déjà arrivé dans la Capitale éthiopienne. Quoi qu’il en soit, Marc Ravalomanana a fait valoir hier, dès l’entame de ce Sommet à Addis - Abeba, qu’il entend mener tout le monde en bourrique. Ni plus ni moins. Néanmoins, les trois autres mouvances ont également déjà pris une décision claire et sans équivoque : basta les caprices et autres exigences personnelles, dans la mesure où les débats devront être poursuivis et être consacrés de succès ! D’ailleurs, le laitier semble également avoir un autre front à faire face, ici à Addis - Abeba. En effet, Didier Ratsiraka a emmené avec lui des têtes politiques qui, visiblement, ont une dent contre celui - ci (voir article par ailleurs). A cette allure, Marc Ravalomanana, à force de vouloir… forcer la main dans ses délires, finirait par réellement… sauter les plombs !
Recueillis par Rolly Mercia

En marge du Sommet

Mouvance Ratsiraka
Retour de Tantely Andrianarivo et les autres…

Tantely Andrianarivo, Herivelona Ramanantsoa, Jean Emile Tsaranazy, Malala - Zo, Jean Jacques Rasolondraibe, etc. La « tantely-0447bande » à Ratsiraka semble être complète ici à Addis - Abeba et siège au Sommet en sa qualité de membres officiels de la mouvance de l’Amiral rouge. Visiblement, cette « bande » se porte bien, notamment Tantely Andrianarivo que de mauvaises langues ont pourtant donné comme en mauvaise santé. Quoi qu’il en soit, cette équipe - là semble être bien déterminée, d’une part, à imposer ses stratégies dans le but clair d’accaparer la part belle du gâteau de la clé de répartition et, de l’autre, à avoir Marc Ravalomanana sous les yeux. Ce dernier étant l’homme qui a fait vivre, en 2002 - 2003, le pire des calvaires à ces exilés de Paris. D’ailleurs, le laitier semble trembler dans ses f… en voyant, en face de lui, ces têtes politiques qu’il a voulues faire décapiter, il y a sept années de cela.

Mouvance Ravalomanana
Manandafy Rakotonirina, tout petit !

Contrairement à ses récentes déclarations tonitruantes, selon lesquelles il ramènerait (dans ses valises ?) à Madagascar Marc manandafy-0447Ravalomanana à l’issue du Sommet d’Addis - Abeba, Manandafy Rakotonirina semble, ici dans la Capitale éthiopienne, se faire… petit ! En effet, l’homme n’a cessé de se mettre derrière son mentor, sans piper le moindre mot. Caricaturalement, il se laisserait guider par son maître. D’ailleurs, tous les autres membres de cette mouvance continuent de se plier en quatre devant Marc Ravalomanana. Quoi qu’il en soit, au moment où ce dernier a décidé de quitter la salle de réunion et a descendu, presque en courant, l’escalier du siège de l’Union africaine, les autres membres de sa mouvance se sont précipités à lui emboîter le pas. Au risque, pour certains, de carrément rater certaines marches. Comique !
 

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